Médias

Communiqués de presse et annonces

Biodiversité et changements climatiques : comment le déclin des populations de grenouilles et de chauves-souris affecte les humains

OTTAWA, le 19 mai 2011 — L’Université d’Ottawa est fière d’accueillir un colloque du Fonds pour l’éducation en zoologie, sous le thème La biodiversité face aux changements climatiques. Cet événement se déroule dans le cadre de la 50e conférence annuelle de la Société canadienne des zoologistes. Deux conférenciers de renom parleront de l’impact des changements climatiques mondiaux et d’autres facteurs connexes sur la faune locale et inviteront l’auditoire à prendre part à une discussion à ce sujet.

Selon Vance Trudeau, professeur au Département de biologie de l’Université d’Ottawa et organisateur de l’événement, « les changements climatiques et leurs répercussions possibles sur la biodiversité, la faune et la flore – et donc sur la santé humaine – sont l’un des plus grands défis auxquels la société doit faire face aujourd’hui. Cette rencontre a pour but de sensibiliser le public à ces questions et de permettre aux participants d’échanger avec des experts. Ce sera aussi l’occasion de discuter des moyens que peut prendre le nouveau gouvernement fédéral pour s’attaquer à ces problèmes. »

Le professeur Andrew Blaustein, de l’Université d’État de l’Oregon
, traitera des facteurs, tels les changements climatiques, qui contribuent au déclin des populations d’amphibiens. Les effets directs comme indirects des changements climatiques menacent la survie, la croissance, la reproduction et la dispersion de ces amphibiens. Ils peuvent aussi détruire leurs habitats et influencer des facteurs tels que la disponibilité de nourriture, la relation proie-prédateur, les interactions compétitives et la dynamique hôte-pathogène.

Les grenouilles sont des indicateurs sensibles de la dégradation de la qualité de l’environnement. Environ 60 % des espèces d’amphibiens au Canada sont considérées comme étant menacées à divers degrés. Les grenouilles sont une espèce clé dans la chaîne alimentaire. Elles mangent en effet d’énormes quantités d’insectes et contribuent ainsi à limiter la population d’insectes, y compris d’insectes nuisibles. À leur tour, têtards et grenouilles adultes servent à nourrir d’autres types de grenouilles en plus de nombreux poissons, oiseaux, ratons et autres animaux, si bien qu’un déclin de la population de grenouilles fait chuter celle de leurs prédateurs.

Le professeur Brock Fenton, de l’Université Western Ontario
, expliquera comment la menace posée à la biodiversité par des espèces envahissantes comme les champignons pathogènes finit par s’étendre aux chauves-souris. Depuis mars 2006, des millions de petites chauves-souris brunes sont mortes du syndrome du museau blanc dans le nord-est des États-Unis. Cette maladie a aussi été détectée en Ontario et au Québec en 2011, laissant entrevoir un dépérissement massif des populations de chauves-souris pour l’année suivante. Ces dernières sont aussi victimes d’installations énergétiques telles que les éoliennes, quoique les pertes ne sont pas jugées suffisamment importantes pour ralentir la prolifération de ces structures industrielles.

Si les chauves-souris sont souvent désignées comme porteuses de maladies telles que la rage, le SRAS, la fièvre Ebola ou l’histoplasmose, elles contribuent aussi à contrôler les maladies transmises par les insectes. Elles contribuent aussi à répandre les graines et à polliniser les plantes, jouant ainsi un rôle des plus utiles pour l’écosystème et l’espèce humaine.

La perte d’habitats, souvent consécutive à l’étalement urbain, ainsi que la conversion des paysages agricoles posent une menace à la biodiversité des écosystèmes propres aux chauves-souris, amphibiens et autres animaux. Conjuguée à d’autres facteurs – changements climatiques, diminution de l’ozone, pollution, implantation d’espèces exotiques et de pathogènes, commerce d’animaux exotiques, récoltes excessives –, la perte d’habitats fait bien plus que nuire aux chauves-souris et aux amphibiens; elle mène au déclin, voire à l’extinction de certaines espèces.

Regardez la vidéo de l’entrevue entre le professeur Trudeau et M. Allan Rock

Visitez le site Flickr uOttawa pour voir des photos de l’événement
 

Recherche

line divider

Archives

line divider

Abonnez-vous

line divider