Médias

Communiqués de presse et annonces

L’Université d’Ottawa reçoit 1,5 million de dollars pour d’importantes recherches sur les gaz à effet de serre

OTTAWA, le 14 juin 2011 — L’Université d’Ottawa a reçu plus de 1,5 million de dollars de Carbon Management Canada pour deux grands projets qui pourraient aider à réduire considérablement la contribution des émissions de combustibles fossiles au réchauffement de la planète.

Le professeur Daniel Krewski, directeur du Centre R. Samuel McLaughlin d’évaluation du risque pour la santé des populations, mènera un projet de collaboration de 930 000 $ dans lequel des experts d’Ottawa, de Waterloo et de Calgary élaboreront un cadre proprement canadien d’évaluation et de gestion des risques associés au captage et au stockage du CO2 (CSC). Par ailleurs, un projet de recherche visant à intégrer le captage du CO2 à l’utilisation des piles à combustible, mené par le professeur Abdelhamid Sayari, du Département de chimie, recevra 635 000 $.

« Ces projets témoignent de la détermination de l’Université d’Ottawa à trouver les meilleures solutions possibles aux menaces environnementales pressantes auxquelles les Canadiens, et le reste du monde, font face », a dit Mona Nemer, vice-rectrice à la recherche de l’Université d’Ottawa.

Le premier but des chercheurs sera de comprendre les aspects scientifiques et techniques de l’enfouissement du CO2 dans la croûte terrestre. Ils étudieront les effets potentiels de ce stockage sur les formations géologiques souterraines et examineront le bien-fondé des craintes relatives à d’éventuelles fuites et aux effets possibles sur la santé humaine.

Le projet de quatre ans comprend aussi l’application au CSC d’observations récentes et de stratégies et modèles conçus pour d’autres technologies. L’information sur les utilisations potentielles du CSC sera ensuite transmise au public, aux organismes gouvernementaux et de réglementation, au secteur privé et aux ONG.

L’autre grand projet, mené par le professeur Sayari, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en catalyse employant des matériaux nanostructurés, visera à mettre au point ce qui pourrait devenir la première pile à combustible à oxyde non polluante au monde.

La plupart des foyers canadiens dépendent de l’électricité produite par de vastes centrales et transportée sur de longues distances par des lignes à haute tension. Par comparaison, on pourrait utiliser les piles à combustible à oxyde solide (SOFC, de l’anglais solid oxide fuel cells), unités de petite taille, pour fournir jusqu’à un mégawatt d’électricité à une résidence ou un quartier.

Le professeur Sayari propose de capter le CO2 grâce à un matériau breveté conçu dans son laboratoire de l’Université d’Ottawa, puis de l’extraire sous forme pure pour le stocker ailleurs. À l’extérieur des heures de pointe, on pourrait utiliser l’électricité superflue pour convertir le CO2 pur en gaz de synthèse — contenant des quantités variables de monoxyde de carbone et d’hydrogène — qui pourrait alimenter la pile à un autre moment.

À propos de l’Université d’Ottawa
L'Université d'Ottawa, l’un des chefs de file de la recherche universitaire au Canada, contribue de manière significative au développement des technologies propres. Notre engagement envers l’excellence en recherche ainsi que notre approche interdisciplinaire en matière d’acquisition du savoir nous permettent d’attirer des personnes talentueuses de partout au Canada et des quatre coins du monde.

À propos de Carbon Management Canada (www.cmc-nce.ca)
Carbon Management Canada (CMC) est un Réseau de centres d’excellence appuyé par l’industrie et les gouvernements fédéral et provincial. La communauté du CMC possède la vision, la motivation et l’enthousiasme nécessaires pour éliminer les émissions de CO2 dans le secteur en amont de l’industrie des combustibles fossiles. Le CMC comprend plus de 140 chercheurs et chercheuses de calibre mondial dans 25 universités canadiennes.

Recherche

line divider

Abonnez-vous

line divider