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Espérance de vie quasi normale en Afrique grâce au traitement du VIH

OTTAWA, le 18 juillet 2011 — Une étude marquante de l’Université d’Ottawa et du BC Centre for Excellence in HIV/AIDS (BC-CfE) démontre que les patients atteints du VIH en Afrique qui reçoivent des combinaisons antirétrovirales (cART) peuvent avoir une espérance de vie presque normale.

L’étude, publiée aujourd’hui dans la revue Annals of Internal Medicine et financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), est la première analyse à grande échelle de l’espérance de vie des patients atteints du VIH en Afrique qui sont traités aux cART. Elle fait état toutefois des écarts significatifs parmi certains sous-groupes de patients. L’espérance de vie est donc meilleure pour les femmes que pour les hommes, et pour tous les participants ayant bénéficié d’un traitement administré au stade précoce de la maladie.

« L’amélioration significative de l’espérance de vie comme conséquence d’un accès amélioré aux cART souligne le fait qu’un diagnostic de VIH au sein de populations défavorisées n’est pas nécessairement un arrêt de mort », a affirmé le chercheur principal Edward Mills, Ph.D., professeur à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé à la Faculté des sciences de la santé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mondiale à l’Université d’Ottawa.

Selon les auteurs, l’étude menée en Ouganda reflète la situation existante dans de nombreuses régions rurales, semi-rurales et urbaines d’Afrique qui disposent de traitements simplifiés pour le VIH/SIDA. Elle renforce le besoin de financer et d’améliorer les programmes de traitement simplifié du VIH qui sauvent des vies dans des milieux où les ressources sont limitées.

« Les résultats démontrent une fois de plus que l’investissement mondial dans les programmes contre le VIH/SIDA a clairement du succès », ajoute le Dr Mark Dybul, un des auteurs de l’étude qui a mené la mise en œuvre du plan d’urgence contre le SIDA du président des États-Unis (PEPFAR), de 2006 à 2009, et qui travaille aujourd’hui à l’Université de Georgetown et à l’Institut George W. Bush.

L’étude a analysé une cohorte de 22 315 personnes ayant bénéficié de cART aux cliniques The AIDS Support Organization (TASO) de 2000 à 2009. En Ouganda, l’espérance de vie, qui à la naissance est d’environ 55 ans, augmente à mesure que les individus dépassent certains jalons importants. Pour l’ensemble de la cohorte, l’espérance de vie à 20 ans avait augmenté de 26,7 années et à 35 ans, de 27,9 années.

« Ces avantages ne pourront être soutenus que si la communauté internationale et les gouvernements continuent d’appuyer les cART », a déclaré le Dr Jean Nachega, professeur de médecine et directeur du Centre for Infectious Diseases à l’Université de Stellenbosch, en Afrique du Sud. « Il nous faut des investissements durables et des options simplifiées pour fournir des soins à long terme à un plus grand nombre de personnes en Afrique touchées par le SIDA. » Bien que plus de 200 000 patients reçoivent des cART en Ouganda, 200 000 autres personnes attendent encore d’être soignées.

Les résultats de l’étude appuient également la stratégie du « traitement comme méthode de prévention », mise au point au BC-CfE et adoptée par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), comme pilier principal de l’initiative « Traitement 2.0 », base de la « révolution par la prévention ». Le traitement comme mode de prévention, qui exige l’intensification des tests de dépistage du VIH ainsi que l’accès amélioré au traitement pour les personnes admissibles vivant avec le VIH, pourrait être une composante efficace des stratégies de prévention en association.

L’Université d’Ottawa soutient activement la recherche de pointe et favorise le développement des connaissances basé sur une approche interdisciplinaire. Son engagement envers l’excellence attire les chercheurs les plus prometteurs du Canada et du monde entier.

Au sujet des Instituts de recherche en santé du Canada
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) sont le principal organisme fédéral responsable du financement de la recherche en santé au Canada. Ils ont pour mission de créer de nouvelles connaissances scientifiques sur la santé et de les appliquer dans le monde réel pour améliorer la santé au Canada, offrir de meilleurs produits et services liés à la santé et renforcer le système de santé canadien. Formés de 13 instituts, les IRSC fournissent leadership et soutien à plus de 13 600 chercheurs et stagiaires partout au Canada. www.cihr-irsc.gc.ca.

Au sujet du British Columbia Centre for Excellence in HIV/AIDS
Le Centre (BC-CfE), l’installation de recherche, de traitement et de formation sur le VIH/SIDA la plus importante au Canada, est reconnu à l’échelle mondiale comme chef de file innovateur dans le combat contre le VIH/SIDA et autres maladies connexes. Il fait partie de l’Hôpital St. Paul’s, Providence Health Care, un centre hospitalier affilié à l’Université de la Colombie-Britannique. Le BC-CfE collabore étroitement avec diverses parties prenantes, dont la régie de la santé, les fournisseurs de soins de santé, divers chercheurs universitaires et l’ensemble de la collectivité, afin d’améliorer la santé des Britanno-Colombiens atteints du VIH grâce à l’élaboration, l’évaluation et la diffusion de programmes de recherche et de traitement.

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