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Manque de femmes ingénieures au Canada : comment rectifier la situation?

OTTAWA, le 26 juillet 2011 — L’INWES Education and Research Institute (ERI) a rendu public un ensemble de recommandations pour augmenter la présence des femmes en génie au Canada. Le rapport est le fruit d’un atelier national, le Comité canadien des femmes en ingénierie (CCFI+20) qui s’est tenu à l’Université d’Ottawa ce printemps.

Le CCFI+20 a réuni des acteurs clés d’associations et d’organismes nationaux et internationaux de même que des décideurs de l’industrie, du milieu universitaire et des conseils subventionnaires pour orienter le rôle futur des femmes en ingénierie. L’objectif d’ensemble est de faire passer la proportion de jeunes femmes du secondaire qui s’intéressent à l’ingénierie de 2,6 % à 25 % d’ici 2016, et à 30 % d’ici 2020. On veut également mettre en place des incitatifs de vaste portée pour augmenter la présence des femmes dans le domaine au moyen de collaborations spéciales et de partenariats, et ainsi permettre la réalisation de projets nouveaux ou en cours.

Les participantes et participants à l’atelier ont examiné le rapport Les femmes en ingénierie : Elles font une différence, publié il y a 20 ans. La discussion s’est engagée sur les changements et les réussites observés depuis, et sur les mesures à prendre pour résoudre un problème persistant : le Canada manque toujours de femmes ingénieures. Même en 2011, les principales raisons qui détournent les jeunes femmes des études en ingénierie remontent souvent aux premières étapes de leur éducation. Plusieurs facteurs déterminent les choix des jeunes femmes en matière d’instruction postsecondaire, dont la culture populaire de leur génération, les conseils reçus à l’école secondaire et la façon dont les parents, professeurs et conseillers voient une carrière en génie pour une femme.

Les deux jours de discussion en groupe ont permis de formuler plusieurs nouvelles recommandations ciblant les jeunes, les universités, les associations et les employeurs. Plus de 70 participantes et participants ont atteint un consensus sur les trois principales recommandations : 

  • Présenter une image claire et excitante de l’ingénierie qui attirera l’attention des élèves (du préscolaire au secondaire) et de leurs parents au moyen de concours, des médias sociaux, de films, de la télévision et de livres;
  • Aider les professeurs, conseillers et parents à mieux connaître l’ingénierie en leur donnant de l’information précise sur les carrières en ingénierie, en expliquant ce qu’il faut faire pour obtenir l’admission en ingénierie et en offrant des activités et conseils aux parents pour qu’ils encouragent leurs filles à envisager une carrière en ingénierie; 
  • Améliorer l’image et la structure des programmes d’ingénierie pour attirer un groupe diversifié d’étudiantes et passer de 17 % à 25 % d’étudiantes de premier cycle en génie d’ici 2016 et à 30 % d’ici 2020.

Ces recommandations s’accompagnaient d’un guide détaillé de mise en oeuvre et d’une liste d’organismes et de personnes qui pourraient participer aux efforts. Pour plus d’information, voir le rapport sur le site de l’ERI (en anglais seulement).

Selon Axel Meisen, de la Commission canadienne pour l’UNESCO et d’Alberta Innovates—Technology Futures, l’atelier CCWE+20 « a permis de dégager d’importantes nouvelles questions et de jeter un nouvel éclairage sur d’autres. Au lieu de simplement entamer les problèmes, nous avançons maintenant vers leur résolution ».

Malgré tout le progrès accompli pour encourager les jeunes filles à poursuivre des études en ingénierie, il y a encore du chemin à faire. En 2002, le pourcentage d’étudiantes en ingénierie au Canada a atteint 22 %, mais est en déclin continuel depuis 2003. Le CCWE+20 vise à renforcer les initiatives pour éliminer les stéréotypes dès l’entrée à l’école ainsi que dans les universités, milieux de travail et associations professionnelles.

L’atelier CCWE+20 a été organisé par l’INWES ERI en collaboration avec un comité directeur présidé par Monique Frize, une professeure de l’Université d’Ottawa profondément engagée envers cette initiative. En 1963, Mme Frize est devenue la première femme à étudier en ingénierie à l’Université d’Ottawa. Elle est connue pour ses recherches novatrices en génie biomédical et pour son travail dévoué sur les questions liées à la présence des femmes en ingénierie. 

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