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Sport et chaleur – La NFL demande à un professeur de l’Université d’Ottawa d’étudier les niveaux dangereux de stress thermique

OTTAWA, le 9 août 2011 — Ollie Jay, professeur adjoint à la Faculté des sciences de la santé et directeur du Laboratoire d’ergonomie thermique à l'Université d'Ottawa, a reçu, de pair avec des collègues de l’Université de Floride du Sud et de l’Institut Korey Stringer de l’Université du Connecticut, une subvention de recherche de 124 000 $ de la Ligue nationale de football (NFL) pour étudier les facteurs de risque personnels (masse corporelle, position sur le terrain) qui prédisposent certains joueurs à de dangereux niveaux de stress thermique.

Chaque année au début d’août, des équipes de la NFL ainsi que d’écoles secondaires et de collèges de partout aux États-Unis commencent leurs camps d’entraînement en préparation de la saison à venir.

À tous les niveaux de compétition, le risque d’épuisement dû à la chaleur ou de coup de chaleur est élevé sous l’effet combiné de l’activité physique intense, de l’effet isolant de l’équipement et de la chaleur et de l’humidité ambiantes. Chaque année, y compris en 2011, des décès dus à la chaleur surviennent durant les camps d’entraînement.

Dans le cadre de cette recherche, on a mesuré simultanément pour la première fois la température interne, la température de la peau et les mouvements des joueurs sur le terrain pendant leur camp (à l’aide de la technologie GPS). On a également pris des mesures uniques de la dépense énergétique des athlètes lors d’exercices propres à une position donnée sur le terrain pour évaluer les niveaux correspondants de production de chaleur dans le corps.

Les données ont été recueillies auprès des joueurs du programme de football de la division 1 de la NCAA à l’Université de Floride du Sud pendant leur camp d’entraînement en août 2010.

Avant le début du camp, le professeur Jay et son équipe ont également réalisé une étude en milieu climatisé avec les mêmes athlètes pour comparer la production de sueur de joueurs de ligne costauds (environ 335 livres) avec celle de receveurs éloignés et d’arrières défensifs moins massifs (environ 180 livres). Cette étude, récemment publiée dans Medicine and Science in Sports and Exercise, montre que l’évaporation de la sueur — qui a un effet rafraîchissant — semble beaucoup moins efficace chez les joueurs de ligne costauds. Pour se rafraîchir, ces derniers doivent donc produire davantage de sueur que leurs homologues plus légers, courant ainsi un plus grand risque d’épuisement dû à la chaleur et de déshydratation.

En définitive, les résultats de ce projet et d’autres travaux encore mèneront à des interventions plus efficaces sur le terrain pour réduire le risque de problèmes de santé dus à la chaleur chez les joueurs de football de niveau secondaire, collégial ou professionnel.

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