Médias

Communiqués de presse et annonces

Analyser les cheveux pour découvrir l’origine géographique d’une personne

OTTAWA, le 30 août 2011 — Une étude de l’Université d’Ottawa montre que les données contenues dans nos cheveux peuvent révéler nos allées et venues

Gilles St-Jean et Michelle Chartrand, chercheurs à l’Université d’Ottawa, n’ont pas besoin de chercher très loin pour savoir d’où vous venez, où vous êtes allé et ce que vous avez mangé : ils n’ont qu’à vous voler un cheveu!

En analysant les isotopes stables d’hydrogène et d’oxygène retenus par les cheveux, les deux chercheurs peuvent obtenir des détails sur la provenance et les déplacements d’une personne, information liée à l’eau locale que cette personne boit ou utilise pour cuisiner. Les isotopes stables d’azote, de carbone et de soufre le long d’un cheveu peuvent quant à eux brosser un portrait de l’alimentation d’une personne, voire révéler la présence d’une maladie. Cette méthode d’analyse gagne en popularité, surtout en criminalistique, dans les cas où l’ADN ou les autres méthodes traditionnelles ne donnent aucun résultat.

Ces découvertes ont incité Gilles St-Jean et Michelle Chartrand à réaliser des analyses de cheveux pancanadiennes pour alimenter une base de données qui pourrait favoriser la résolution d’affaires criminelles non élucidées grâce à des critères chimiques à référence géographique. L’exercice d’échantillonnage canadien permet aussi d’ajouter à la base les éléments traces contenus dans l’eau et les cheveux. Les laboratoires de criminalistique de la GRC, pour leur part, y ajoutent des éléments traces contenus dans le sol et des grains de quartz recueillis pendant le travail d’échantillonnage; qui soutient aussi la mise sur pied de la première base de données moderne sur le pollen en collaboration avec un groupe de l’Université de Montréal.

Recherche

line divider

Archives

line divider

Abonnez-vous

line divider