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Des scientifiques de l’Université d’Ottawa et de l’IRHO réalisent une percée historique dans le cadre d’un essai clinique de traitement du cancer

OTTAWA, le 31 août 2011 — Une équipe de chercheurs dirigée par le Dr John Bell, professeur à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa et scientifique principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO), a participé à la réalisation d’un essai clinique de traitement du cancer inédit dans le monde, dont les résultats s’annoncent très prometteurs.

L’étude, publiée dans la prestigieuse revue Nature ,a révélé qu’une thérapie virale par voie intraveineuse peut systématiquement s’attaquer aux tumeurs, sans pour autant affecter les tissus normaux du corps humain. Cette étude est également la première à démontrer qu’un gène étranger peut s’attaquer de façon sélective aux tumeurs une fois administré par voie intraveineuse. [Lien externe, en anglais seulement]

L’essai a porté sur un total de 23 patients, dont sept d’Ottawa, tous atteints de cancers avancés qui s’étaient propagés à plusieurs organes et qui étaient réfractaires aux traitements habituels. Chaque patient s’est vu administrer une dose précise (parmi cinq doses de forces différentes) d’un virus appelé JX-594, dérivé d’une souche du virus de la vaccine largement utilisé comme vaccin vivant contre la variole. Outre sa propension naturelle à se reproduire dans les cellules cancéreuses, ce virus a été génétiquement conçu pour offrir des propriétés anticancéreuses améliorées.

Les biopsies effectuées chez les patients ont révélé que, chez 87 % de ceux ayant reçu l’une des deux doses les plus élevées, le virus s’était reproduit dans les tumeurs sans toucher les tissus normaux. De plus, chez six des huit patients (75 %) ayant reçu l’une des deux plus fortes doses, une régression ou une stabilisation de la tumeur a été observée, ce qui laisse entrevoir d’intéressantes possibilités quant à l’efficacité du traitement. Des effets moindres ont toutefois été observés chez les patients ayant reçu les doses moins fortes.

Le traitement, par ailleurs, s’est révélé extrêmement sûr. La plupart des effets secondaires variaient de faibles à modérés, s’apparentaient aux symptômes de la grippe et duraient moins d’une journée.
Cet essai clinique était commandité par Jennerex Inc., la Fondation Terry Fox, les Instituts de recherche en santé du Canada, l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa, la Fondation canadienne pour l’innovation, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et la République de Corée.

Au sujet de l’IRHO
L'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa (IRHO) est un organisme affilié à l'Université d'Ottawa, qui entretient des liens étroits avec ses facultés de Médecine et des Sciences de la santé. Il regroupe plus de 1500 scientifiques, chercheurs cliniciens, étudiants diplômés, boursiers postdoctoraux et employés administratifs qui se consacrent à la recherche pour améliorer la compréhension, la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies. www.ohri.ca

Au sujet de l’Université d’Ottawa
L’Université d’Ottawa, l’un des leaders de la recherche universitaire au Canada, participe activement à la lutte contre le cancer. Notre réputation comme chef de file en recherche et en développement de connaissances interdisciplinaires fait de nous un choix de premier ordre auprès des chercheurs les plus prometteurs du Canada et du monde entier.
 

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