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Une nouvelle génération d’étudiants mise sur l’apprentissage de la langue française
OTTAWA, le 14 octobre 2011 — L’Université d'Ottawa célébre le cinquième anniversaire de son Régime d’immersion en français. À cette occasion, des étudiants et professeurs du Régime d’immersion en français ont participé le 13 octobre à une table ronde pour discuter du thème Une nouvelle génération d’étudiants mise sur l’apprentissage de la langue française.
Aux yeux des Canadiennes et Canadiens, le bilinguisme semble important : de fait, 77 % d’entre eux reconnaîtraient l’importance de conserver les deux langues officielles, et 90 % seraient d’avis qu’apprendre plus d’une langue mène au succès dans une économie mondiale (Centre de recherche et d'information sur le Canada). Cependant, il n’en demeure pas moins que près de la moitié des Canadiens francophones sont bilingues, contre seulement 9 % des anglophones.
Ce portrait du bilinguisme pourrait bien changer sous peu. En effet, selon le recensement 2001 de Statistique Canada, 17 % des jeunes anglophones de 15 à 19 ans étaient bilingues, et ce chiffre est appelé à croître. Quarante ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles, l’enseignement en français langue seconde est implanté profondément au primaire partout au Canada; et maintenant, de plus en plus d’élèves prolongent l’acquisition de compétences en langue française au-delà de l’école secondaire jusque dans le milieu postsecondaire.
Le Régime d’immersion en français de l’Université d'Ottawa est l’un des nombreux à voir le jour dans les collèges et universités aux quatre coins du pays pour desservir les étudiants tournés vers le bilinguisme. Jusqu’à présent, le succès est retentissant : en seulement cinq ans, ces régimes ont reçu près de 9000 demandes provenant de partout au Canada et dans le monde.
L’Université d’Ottawa est particulièrement bien placée pour offrir une véritable expérience de bilinguisme à sa population étudiante. Forte d’une solide tradition en langue française, l’Université est située en face du Québec, tout juste de l’autre côté de la rivière, et en plein cœur de la capitale fédérale, là où le bilinguisme est la norme chez les fonctionnaires fédéraux. Cet état d’esprit est répandu également chez les étudiants :
Lindsay Little, étudiante de troisième année en philosophie dans le Régime d’immersion en français, s’exprime ainsi : « Ce ne sont pas que les expériences scolaires qui confirment la grande valeur de mon diplôme en immersion française, ce sont aussi toutes ces occasions de rire avec les gens, d’apprendre à les connaître, de découvrir d’où ils viennent et pourquoi ils sont comme ils sont, tout ça à cause de l’autre langue. »
Baktash Waseil, un étudiant du Régime d’immersion en français dont la famille a immigré de l’Afghanistan en 2005 et qui a entrepris l’apprentissage des deux langues du Canada en 9e année, raconte : « L’hymne national existe dans les deux langues. Pourquoi ne pas les apprendre alors? »
Jonathan Yantzi, qui vient de Burlington en Ontario et qui étudie en quatrième année de science politique, commente ainsi : « Ce que je sais, c’est qu’étudier le français m’a ouvert tout un monde d’expériences au niveau des lectures que j’ai pu faire, de la culture que j’ai découverte et des amitiés que j’ai créées. »
