Scénarios

Mise en situation 1 : Entre une étudiante au doctorat et son superviseur

Chantal est assistante de recherche dans le cadre de son doctorat. Elle souffre d’un trouble d’anxiété généralisée, ce qui fait en sorte qu’elle met plus de temps pour effectuer son travail. Des mesures d’adaptation scolaire ont été mises en place par le Service d’accès du Service d’appui au succès scolaire de l’Université d’Ottawa pour tenir compte de son trouble, lequel est considéré comme une situation de handicap.

Malgré les mesures d’adaptation scolaire en place, et après avoir averti son superviseur de ces mesures, il se montre sévère envers elle. Il est convaincu qu’elle perd du temps au travail. Par conséquent, il exige que Chantal travaille le soir et la fin de semaine, et ce, sans rémunération. Il critique aussi ses méthodes de travail et lui propose, d’un ton sarcastique, de lui offrir de la formation sur la bonne gestion du temps.  

Selon vous, que peut faire Chantal?

  1. Avertir son superviseur des effets que ses paroles et ses gestes ont sur elle.
  2. Signaler la situation au Service d’appui au succès scolaire de l’Université d’Ottawa.
  3. Signaler la situation à un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement du Bureau des droits de la personne (BDP) afin de trouver des solutions pour faire cesser la situation et éviter qu’elle ne dégénère davantage.
  4. Toutes ces réponses.

Réponse 4 : Toutes ces réponses constituent des pistes de solution. En discutant avec son superviseur de ses difficultés et en faisant appel à la compréhension de ce dernier, Chantal pourrait se voir assigner des tâches qui correspondent davantage à ses forces. Les réponses 2 et 3 permettraient à des intervenants d’aider Chantal et son superviseur à relever ce défi.

Mise en situation 2 : Entre un gestionnaire et deux de ses employés

Richard occupe un poste de directeur à l’Université d’Ottawa. Depuis quatre semaines, il entend deux de ses employés échanger des commentaires de nature sexuelle. Il craint que ces commentaires mettent les autres employés mal à l’aise et créent un climat de travail malsain.

Selon vous, quelle est la responsabilité de Richard?

  1. Le directeur n’a pas à se mêler de la situation, car elle ne concerne que ses employés.
  2. À titre de directeur, il a l’obligation d’intervenir.
  3. Il devrait congédier les deux employés.
  4. Aucune de ses réponses.

 

Réponse 2 : Le Code des droits de la personne de l’Ontario oblige l’employeur à fournir à ses employés un milieu exempt de harcèlement. À titre de directeur, Richard représente l’employeur et a la responsabilité de prévenir le harcèlement ou d’agir pour le faire cesser. Par conséquent, il devrait consulter le règlement de l’Université d’Ottawa sur la prévention du harcèlement et de la discrimination et consulter un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement au BDP pour trouver des solutions susceptibles de maintenir un climat de travail positif et s’assurer que les droits de toutes les parties soient respectés.

Mise en situation 3 : Entre un étudiant international et deux de ses collègues de classe

Aba est un étudiant international de première année au baccalauréat à l’Université d’Ottawa. Bien qu’il ait appris le français, il éprouve beaucoup de difficulté à s’exprimer à l’oral comme à l’écrit. Il doit effectuer un travail d’équipe dans le cadre d’un de ses cours, mais ses coéquipiers ne semblent pas apprécier son travail. Lorsqu’Aba leur adresse la parole, ils roulent des yeux et se moquent de son élocution. Aba se sent mal à l’aise, triste et harcelé. Il aimerait annuler ce cours. Il décide d’aller chercher de l’aide auprès d’un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement du BDP.

Selon vous, est-ce que le BDP peut intervenir dans ce type de situation?

  1. Non. Le BDP ne se préoccupe pas des conflits entre les étudiants.
  2. Non. Les étudiants doivent se montrer suffisamment matures pour régler eux-mêmes leurs conflits.
  3. Non. Il incombe au professeur ou au département de gérer le déroulement des activités dans les classes.
  4. Aucune de ces réponses

 

Réponse 4 : Le BDP a le mandat de faire de la prévention auprès de tous les membres de la communauté universitaire. Si Aba se présente au BDP, un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement écoutera ses préoccupations et le guidera dans son intervention auprès de ses coéquipiers, du professeur ou du département pour les sensibiliser à l’importance d’un milieu sain pour les études. Au besoin, l’intervenant pourra aussi intervenir directement pour prévenir ou faire cesser les comportements vexatoires.

Mise en situation 4 : Entre une professeure et un étudiant

Tala est professeure à l’Université d’Ottawa. Éric, l’un de ses étudiants à la session précédente, lui demande une référence pour un stage d’été. Tala refuse et lui explique qu’elle ne se sent pas à l’aise de lui fournir une référence, car en plus d’avoir obtenu une note de « D » dans son cours, Éric s’était absenté à de nombreuses reprises. Malgré le refus clair de Tala, Éric insiste pour qu’elle lui serve tout de même de référence et lui envoie de très longs courriels.

Selon vous, laquelle des affirmations suivantes est vraie? 

  1. Tala n’a pas à s’inquiéter. Avec le temps, Éric cessera de lui envoyer des courriels et d’aborder la question.
  2. Pour faire cesser le comportement d’Éric, Tala devrait acquiescer à sa demande et lui servir de référence.
  3. Tala devrait demander de l’aide, car Éric se comporte de façon inacceptable.
  4. Aucune de ces réponses

 

Réponse 3 : Tala devrait signaler la situation au doyen de sa faculté et communiquer avec un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement au BDP. L’intervenant pourra s’interposer afin de faire prendre conscience à Éric de la gravité de ses gestes et des conséquences que peuvent engendrer ses comportements vexatoires.

Mise en situation 5 : Entre une étudiante et un étudiant

Sonia se demande comment venir en aide à son amie Sara. Lors d’une retraite organisée par une association étudiante de l’Université, Sara, sous l’effet de l’alcool, a laissé Sébastien l’embrasser. Depuis, Sébastien poursuit Sara. Il lui envoie des textos tous les jours et l’appelle sans cesse. Il insiste pour sortir avec elle. Sara refuse et commence à avoir peur de Sébastien. 

En tant qu’amie de Sara, Sonia devrait-elle communiquer avec un intervenant en matière de discrimination et de harcèlement du BDP?

  1. Non. La relation entre Sara et Sébastien est de nature privée; le règlement de l’Université d’Ottawa en matière de prévention du harcèlement et de la discrimination ne s’applique pas.
  2. Non. La retraite était organisée par une association étudiante; le règlement de l’Université d’Ottawa en matière de prévention du harcèlement et de la discrimination ne s’applique pas.
  3. Non. Le règlement de l’Université d’Ottawa en matière de prévention du harcèlement et de la discrimination ne traite que de harcèlement au travail.
  4. Aucune de ces réponses

 

Réponse 4 : Le règlement de l’Université d’Ottawa en matière de prévention du harcèlement et de la discrimination s’applique à toutes les personnes qui étudient et travaillent à l’Université. Les activités organisées à l’extérieur du campus sont aussi assujetties au règlement.

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