Biosécurité
Il est reconnu depuis longtemps que certains agents biologiques représentent une menace pour les personnes et l’ensemble de la population (par ex., choléra, influenza, variole). Même si les épidémies et les pandémies ne sont en général pas le fruit d’une intention malicieuse, il est également reconnu que certains agents particuliers ont été utilisés à des fins politiques et personnelles. Le phénomène n’est pas nouveau puisque le premier cas de guerre biologique connu remonte à 1349 durant le siège de Kaffa (Yersinia pestis). En raison du contexte politique actuel et des interrelations entre les déplacements internationaux, les économies nationales et les répercussions environnementales, on note une nouvelle hausse de la sensibilité à l’égard de l’utilisation d’agents biologiques.
La sécurité est depuis longtemps une exigence de Santé Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, non seulement en ce qui concerne les mécanismes de contrôle généraux en laboratoire mais également à titre d’exigence spécifique liée aux permis d’importation distincts.
La première mesure de sécurité est le contrôle de l’accès. Pour prévenir l’accès à des stocks de produits, des mesures de contrôle appropriées doivent être mises en place dans les laboratoires de même que dans les départements et facultés. Les mesures de sécurité mises en œuvre peuvent être aussi simples que de questionner les étrangers dans les corridors afin d’établir un système de surveillance intégré.
Mesures de contrôle d’accès :
a) barrières physiques |
- conception de structures pour accroître le niveau de sécurité en montrant la transition entre les zones accessibles au grand public et les laboratoires. |
b) barrières psychologiques |
- présence évidente du personnel de sécurité identifiable. |
c) activités de surveillance |
- patrouilles des installations par le personnel de sécurité. |
d) cote de sécurité du personnel |
- restriction de l’accès au personnel autorisé seulement |
La sécurité est également renforcée par des mesures visant à réduire l’inventaire des agents biologiques au laboratoire et à en assurer le suivi.
Lien : Manuel de biosécurité en laboratoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
