Des diplômés exceptionnels

Partie du haut d’un trophée arborant le logo de l’Association des diplômés, devant un fond simple.

Découvrez les lauréats des prix d’excellence de l’Association des diplômés 2018. Des personnes extraordinaires qui s’investissent dans l’Université et la communauté et donnent en retour.

C’est à ses diplômés qu’on reconnaît la qualité d’une université. À l’Université d’Ottawa, la qualité est palpable sur le plan de l’engagement, de l’excellence, de l’innovation et de la gratitude. C’est pourquoi, chaque année depuis 2011, l’Association des diplômés reconnaît des membres exceptionnels en leur décernant des prix d’excellence. Découvrez les lauréats de cette année, des personnes extraordinaires qui donnent en retour, et s’investissent dans l’Université et la collectivité.

 

Par Sophie Coupal et Michelle Hibler

Guy Laflamme

Prix Diplômé de l’année

Guy Laflamme — dynamiser l’image d’Ottawa

Oubliez John A. Macdonald et les Pères de la Confédération. Pour célébrer le 150e anniversaire du Canada dans la capitale, le directeur général et producteur d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, penchait plutôt du côté de créatures géantes cracheuses de feu, d’un pique-nique sur le pont et d’une aventure souterraine dans un décor de science-fiction. 

Ayant reçu carte blanche du maire d'Ottawa Jim Watson pour programmer une année de célébrations qui dynamiserait l’image d’Ottawa, Guy Laflamme (B.Sc.A. 1983, MBA 1989) a laissé libre cours à son imagination dans un plan d’affaires de 300 pages rédigé à sa maison des Îles-de-la-Madeleine.

« Je me suis donné une liberté totale sur le plan artistique et j’ai pu mettre à profit toute mon expertise en stratégie d’entreprise », dit-il.

Il a aussi tiré parti de ses 25 années d’expérience en marketing et en production de grands événements pour des organismes comme Patrimoine canadien, la Commission de la capitale nationale et le Casino du Lac-Leamy.

Ses efforts enthousiastes pour amener du jamais vu à Ottawa ont porté fruit : son programme de célébrations et d’événements de 40 millions de dollars en a rapporté 300 à la ville. Ce succès lui a valu l’Ordre d’Ottawa et le Prix d’excellence de l’Association de l’industrie touristique de l’Ontario pour l’ensemble de sa carrière. Il a aussi été nommé « Personnalité de l’année » Radio-Canada/Le Droit pour sa vision, son imagination débridée, sa détermination, son énergie et son audace incroyable.

Nouvellement retraité, cet ex-professeur de l’École de gestion Telfer peut maintenant se reposer un peu sur ses lauriers. « Je prévois devenir un des hommes les plus paresseux du pays », dit-il.  


Catherine Cano

Prix Meritas-Tabaret pour diplômée exemplaire

Catherine Cano — informer pour faire avancer la démocratie

Impossible de douter de l’enthousiasme de Catherine Cano (B.Sc.Soc. 1984), PDG de la Chaîne d’affaires publiques par câble (CPAC). « J’adooore ma job », dit celle qui entend transformer CPAC en leader de l’éducation à la démocratie au Canada. Rien de moins.

Un défi tout à fait à la hauteur de cette journaliste de formation, qui a fait une brillante carrière dans les hautes sphères de la radiotélévision au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, y compris une petite année au Qatar, le temps de restructurer le réseau anglais d’Al Jazeera.  

« J’ai beaucoup voyagé. J’ai été dans des pays où les gens n’ont rien et se battent pour pouvoir voter. On est chanceux au Canada, mais la démocratie, c’est fragile, on n’a qu’à regarder ce qui se passe aux États-Unis... Alors il faut qu’on soit bien informés », dit-elle.

Aujourd’hui, des projets emballants, comme le magnifique outil d’éducation à la démocratie Route 338, lui permettent de mettre à profit la créativité et l’esprit d’innovation qui lui ont valu une pluie d’honneurs tout au long de sa carrière. Elle continue par ailleurs de s’impliquer auprès de divers organismes consacrés aux droits de la personne, à la liberté de presse et à l’avancement des femmes.

L’Université d’Ottawa peut s’enorgueillir d’avoir offert un « cadeau du ciel » à cette native du Saguenay qui a appris l’anglais sur le tard : « À mon arrivée, j’en savais plus sur l’Europe que sur le reste du Canada, dit-elle. J’ai été choisie comme page à la Chambre des communes et j’ai découvert tout un pays. »


Tony Durst

Membre honoraire 2018 

Tony Durst — tout pour ses étudiants

Après 50 ans sur le campus, Tony Durst a enfin été « reçu » à l’Université d’Ottawa. Le prix Membre honoraire de l’Association des diplômés, qui s’ajoute à une longue liste de récompenses pour ses réalisations en enseignement et en recherche, le touche beaucoup : « J’y vois la reconnaissance de mon travail auprès des étudiants. »

La réussite des étudiants a été un moteur de la carrière de M. Durst, que ce soit comme professeur, directeur du Département de chimie ou vice-doyen de la Faculté des sciences. La force de son engagement lui a valu à deux reprises le Prix d’excellence en enseignement de la Faculté des sciences (1994 et 1998) ainsi que celui du Professeur de l’année (1999). « Je n’ai jamais eu le don des langues des grands professeurs », avoue-t-il, « mais j’avais un plaisir sincère à interagir avec les étudiants, et je crois qu’ils le sentaient. »

Ce diplômé de l’Université Western a été l’artisan de plusieurs innovations à l’Université d’Ottawa, dont le programme de sciences biopharmaceutiques en 1999, premier du genre au Canada, et un programme coop d’avant-garde offrant huit mois de stages aux étudiants du Département de chimie. La Faculté des sciences, puis l’Université dans son ensemble, ont plus tard adopté ce modèle pour tous leurs régimes coop.

Tony Durst a aussi participé à la création des bourses de recherche de premier cycle de la Faculté des sciences, qui visent à attirer les meilleurs élèves des écoles secondaires à l’Université d’Ottawa. Le programme, qui comptait six bourses en 2000, en accorde maintenant 16. Ses anciens, aujourd’hui dans la trentaine, apportent déjà des contributions essentielles à la société canadienne. « C’est un héritage concret », affirme-t-il.

Au départ, Tony Durst ne se destinait même pas à l’enseignement.

« C’est un heureux hasard », déclare-t-il. « La vie est remplie de possibilités. Je dis à mes étudiants de ne pas avoir peur de les saisir, car c’est le secret d’une vie agréable et gratifiante, et d’une vieillesse active. J’espère en être la preuve vivante. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sylvie Bigras

Prix du Service communautaire

Sylvie Bigras — beaucoup à donner

Sylvie Bigras (B.Phys.Ed. 1979; M.Phys.Ed. 1980) a décidément beaucoup à donner. Cette spécialiste des communications, de l’animation et du travail vocal peut s’exprimer en six langues. Reconnue comme une bâtisseuse du sport canadien, elle a travaillé à quinze jeux olympiques, quatre jeux panaméricains et trois jeux du Commonwealth. Elle est actuellement chef des communications de l’équipe canadienne pour les Jeux du Commonwealth 2018 à Gold Coast.

L’engagement communautaire fait partie de son ADN. Elle ne compte plus le nombre d’événements et d’organismes auprès desquels elle s’est impliquée comme bénévole au fil des ans, y compris le Fonds Habineige, la Fondation Trillium de l’Ontario, le Panthéon des sports canadiens, la Fondation Hockey Canada et la Ligue des nations de volleyball. Reconnaissante pour l’aide dont elle a elle-même bénéficié dans sa carrière, elle prend aujourd’hui beaucoup de plaisir à mentorer les jeunes qui travaillent avec elle.

Sans oublier les Gee-Gees. C’est en grande partie grâce aux démarches de Sylvie et aux nombreuses heures obstinées qu’elle a passées, comme étudiante-athlète, à défendre sa cause auprès du directeur du Service des sports que le programme de volleyball féminin est devenu une équipe universitaire officielle et a pu remporter la médaille d’argent nationale en 1980. Encore aujourd’hui, Sylvie continue de s’impliquer activement au sein du programme comme bénévole, donatrice et spectatrice enthousiaste.

« On est tellement choyés en tant que Canadiens, je pense que c’est important de redonner », dit-elle pour expliquer la générosité avec laquelle elle donne son temps. « Quelqu’un qui ne fait rien pour autrui passe à côté de beaucoup, beaucoup de choses. »


Jean Desgagné

Prix Fidélité à l’Université

Jean Desgagné — s’investir pour les diplômés de Telfer

« Je ne crois pas qu’ils m’accepteraient comme étudiant aujourd’hui », dit Jean Desgagné (B.Com. 1986) en parlant de son alma mater, l’École de gestion Telfer. Si c’est vrai, c’est en partie de sa faute.

Président et chef de la direction, Solutions globales, perspectives et stratégies d’analyses TMX, Jean Desgagné rêvait d’une carrière dans le milieu bancaire à son arrivée à l’Université d’Ottawa. Il a d’ailleurs travaillé pour diverses institutions financières canadiennes de premier plan à Toronto. 

Déçu de constater que les diplômés de Telfer se faisaient rares dans la Ville reine, il a entrepris d’élargir l’éventail des possibilités pour les étudiants.

« Quand j’ai fini mes études, aucune banque ne faisait vraiment de recrutement sur le campus pour les emplois de haut niveau qui m’intéressaient dans les sièges sociaux et les marchés de capitaux », dit-il.

« C’est pour ça que je m’implique autant auprès de l’Université. J’ai travaillé très fort avec Telfer pour mettre l’Université en valeur et aider ses diplômés à se démarquer. »

Il a notamment instauré des programmes d’associés presque partout où il a travaillé. « L’idée, c’est d’immerger les étudiants dans l’écosystème pour les aider à se bâtir une carrière », dit-il. À Telfer, il a siégé à divers conseils et jurys de compétitions étudiantes, mentoré des étudiants et prononcé maintes conférences. Il est aussi le premier donateur à avoir contribué au Fonds de capital du Laboratoire de recherche et d’apprentissage en finance qu’il a aidé à fonder.

À tout cela s’ajoute la Bourse de la famille Desgagné-Soden, que son épouse et lui-même ont créée pour aider les étudiantes en sciences commerciales à accéder aux hautes sphères de la finance.

« J’ai eu beaucoup de chance et de succès dans ma carrière, dit-il. Quand ça arrive, on se sent une certaine dette à rembourser. »


Gwen Madiba

Prix jeune diplômée

Gwen Madiba Moubouyi — la passion au service des autres

Gwen Madiba Moubouyi (B.Sc.Soc. 2008, M.Sc.Soc. 2012)  est une machine à projets et une pro du réseautage. Un tel connaît un tel qui connaît une telle et, avant longtemps, la voilà occupée à monter un spectacle qui réunira les plus grands noms du hip-hop pour appuyer un projet de création d’un centre des arts de la scène au Nunavut.

Aujourd’hui gestionnaire de projets à l’Association des femmes autochtones du Canada, Gwen est déjà, malgré son jeune âge, une entrepreneure et une militante accomplie. Depuis une dizaine d’années, elle enfile les projets et les collectes de fonds qui marient sa passion pour la mode, le hip-hop et la danse à son profond désir d’aider son prochain, en particulier les femmes et les enfants. Pas surprenant que l’organisme Mandela Legacy en ait fait une de ses ambassadrices.

À l’époque de ses études en sociologie, Gwen organise, entre autres, le premier gala du Mois de l’histoire des Noirs à l’Université d’Ottawa. Elle est très fière de cette réussite, qui a été pour plusieurs un tremplin et une source d’inspiration. C’est même lors de cet événement que l’ex-chancelière, Michaëlle Jean, et l’ex-recteur, Allan Rock, se sont rencontrés pour la première fois!

La jeune femme est particulièrement reconnaissante envers l’Université d’Ottawa de l’avoir aidée dans son parcours :

« L’Université m’a donné accès à des ressources et aussi à des personnes clés qui ont joué un rôle important dans ma vie. Elle m’a permis à la fois de rêver et d’accomplir mes rêves. »

Haut de page