Expérience universitaire enrichie

À l’hiver 2008, l’Université d’Ottawa a mis sur pied deux fonds, l’un de 600 000 $ par année pour les facultés, l’autre de 150 000 $ par année pour des professeurs et des étudiants, des équipes ou des unités scolaires, pour les aider dans la mise en œuvre d’initiatives visant l’amélioration de la qualité de l’apprentissage et de l’expérience étudiante. Cinq domaines pour lesquels des améliorations doivent être apportées ont été identifiés : le niveau de défi intellectuel, l’apprentissage actif et collaboratif en salle de classe, l’interaction des professeurs avec les étudiants, l’environnement éducatif, l’environnement social et les relations professionnelles. Afin de promouvoir les efforts qui auront été déployés, on présentera les résultats de ces initiatives lors d’un forum sur la qualité de l’apprentissage et de l’expérience étudiante qui sera organisé annuellement.

Outre ces nouveaux fonds, l’Université d’Ottawa, toujours soucieuse de faciliter l’accès aux études universitaires, d’améliorer l’expérience universitaire et de l’enrichir, a multiplié les initiatives en ce sens au cours des dernières années. Voici quelques exemples de projets qui visent :

 

  1. à éveiller l'intérêt des jeunes aux études universitaires
  2. à assurer leur succès scolaire
  3. à leur offrir une expérience internationale
  4. à mettre de l'avant des méthodes d'enseignement innovatrices
  5. à diversifier les expériences d'apprentissage hors de la salle de classe

 

1. L’accès aux études universitaires

Programme d’orientation de carrières dans les écoles secondaires de l’Ontario

Le choix d’une carrière occupe une place importante parmi les préoccupations des étudiants du secondaire. Depuis 2000, le Service d’appui au succès scolaire (SASS) travaille avec eux, parfois avant même qu’ils aient décidé d’entreprendre des études universitaires, afin de leur fournir des renseignements objectifs et fiables sur les choix professionnels possibles et d’augmenter la probabilité qu’ils choisissent le domaine d’études qui leur convient le mieux. Ce programme vise également à faciliter le passage à des études postsecondaires.

Programme des mini-cours d’enrichissement

Depuis 1981, le Programme des mini-cours d’enrichissement est offert annuellement aux élèves talentueux et performants de la 8e à la 12e année et du niveau secondaire II à V provenant de 245 écoles publiques et privées de l’Est ontarien et de l’Ouest québécois. Il donne aux élèves l'occasion d'explorer un champ d'études ou un sujet d'intérêt personnel et de vivre une expérience enrichissante qui favorise le succès scolaire et stimule l'intérêt pour les études postsecondaires. Les mini-cours touchent une très grande variété de disciplines et allient courtes présentations, exercices pratiques, laboratoires, discussions en groupe et visites sur le terrain, des activités destinées à offrir aux élèves une expérience d'apprentissage exceptionnelle.

http://emcp-pmce.org/

Sciences en fête

Chaque printemps, depuis 2001, le programme Sciences en fête accueille, plus de 900 jeunes de 11e année et du 4e secondaire provenant de l’Est ontarien et de l’Ouest québécois. Ces derniers ont le choix parmi une série d’ateliers dans les différents domaines des sciences : biologie, physique, chimie, sciences de la terre, biochimie et mathématiques. Cette formation est offerte une journée en français et une journée en anglais par les professeurs, assistants à l’enseignement et techniciens de la Faculté des sciences. Elle permet à des jeunes de participer à des activités qui complètent le programme du secondaire, à parfaire certaines habiletés et à en développer d’autres, dans le but de susciter l’intérêt pour les études en sciences, tout en démystifiant les attentes universitaires.

Les conférences scientifiques des fêtes

Depuis plus de cinquante ans, pendant le congé des fêtes, la Faculté des sciences offre des conférences grand public destinées à un auditoire assez jeune, typiquement du début du secondaire. En 2005, il y a eu une présentation de Jean-Marie de Koninck, professeur de mathématiques bien connu de l'Université Laval et commentateur sportif à la télévision de Radio-Canada. En 2006, le professeur Michel Labrosse a montré comment médecins et ingénieurs conjuguent leurs efforts pour traiter les personnes cardiaques grâce au génie biomédical et le professeur Gabriel Blouin-Demers a captivé son auditoire en explorant l’univers fascinant des reptiles. En 2007, les oiseaux de chez nous étaient à l’honneur, tout comme « jouez avec le feu » qui permettait d’explorer la combustion en ingénierie. Il s’agit ici d’intéresser les élèves des écoles secondaires à poursuivre des études en sciences.

École d’été pour les francophones hors Québec – Destination Clic

Depuis 2000, l’École d'été de l'Université d'Ottawa, maintenant connue sous le nom « Destination Clic », offre aux élèves francophones hors Québec ayant terminé leur 11e année un programme intensif de cinq semaines leur permettant d'approfondir leur connaissance de la langue française et d'explorer les multiples facettes de la culture francophone. Outre deux cours de français de niveau universitaire offerts avec crédits par le Département de français, les élèves bénéficient d’ateliers en arts visuels, en création littéraire, en théâtre, en musique et en sports. À cela s’ajoutent de nombreuses activités socioculturelles : concerts, visites des attraits de la capitale, sorties en plein air, participation à des festivals, etc. Ce programme vise à renforcer les compétences linguistiques des jeunes, les préparant ainsi à poursuivre des études en français.

Mini-cours d’introduction en médecine

Depuis 1997, le mini-cours d’introduction à la médecine permet à des jeunes francophones du secondaire de s'initier, pendant deux jours, aux études en médecine grâce à des activités diverses : séance d’apprentissage par problème, atelier sur les points de suture, atelier sur les plâtres, examen des yeux et des oreilles, auscultation, réflexes, etc. L’activité se déroule non seulement à l’Hôpital Montfort mais aussi dans le Nord de l’Ontario, la région du Grand Toronto et le Sud de l’Ontario. Il s’agit essentiellement de sensibiliser les élèves des écoles secondaires francophones à la possibilité de poursuivre une carrière en médecine et de faire connaître le volet francophone du programme de médecine de l’Université d’Ottawa.

Emblèmes héraldiques canadiens

En 2004, le Département d’histoire a préparé une trousse en collaboration avec l’Autorité héraldique du Canada, qu’il a envoyée aux écoles primaires pour qu’elles les distribuent aux classes de 4e année. Cette trousse stimule l’intérêt pour le Moyen Âge, présente aux élèves et aux enseignants les notions héraldiques et favorise une meilleure compréhension de l’actualisation de soi – les élèves acquièrent la conscience d’eux-mêmes (origine, antécédents familiaux) et de leur place dans la société (classe, famille et communauté) au moyen d’une structure médiévale de formes et de couleurs. Cette initiative vient compléter le nouveau programme d’études sociales des écoles primaires du Québec et de l’Ontario, ce qui permet de susciter une meilleure compréhension de l’importance de l’histoire et du devoir de la société de se souvenir des événements historiques.

Place à la jeunesse

Le concours scolaire Place à la jeunesse se déroule avec la participation de l’École de gestion Telfer et du Fonds jeunesse de la Fondation franco-ontarienne (FFO). Depuis 2005, les conseils scolaires francophones de la région de l’Est de l’Ontario sont invités à envoyer quatre équipes (de quatre écoles différentes) de trois jeunes pour chacune des deux épreuves, selon leur intérêt particulier pour le domaine de l’entrepreneuriat et du marketing (donc au total huit équipes par conseil). L’objectif est de faire vivre à des dizaines de jeunes une expérience en résolution de cas hypothétiques mais réalistes. Pensée dans un contexte de saine compétition, l’activité est encadrée par des étudiants universitaires passionnés par les affaires et ayant une expérience concrète en résolution de problèmes. Ce programme permet donc de susciter l’intérêt pour des études en gestion et de permettre une meilleure transition entre le secondaire et l’université.

Concours provincial de français de l’Ontario

En 1982, le Département de français a redonné vie au Concours provincial de français de l’Ontario qui fut créé à l’origine en 1938 par Robert Gauthier, premier directeur de l’enseignement français en Ontario. L’Université d’Ottawa, l’Université Laurentienne et le Collège universitaire Glendon s’en partagent maintenant l’organisation à tour de rôle. Cette activité vise à stimuler l’intérêt des jeunes Franco-Ontariens pour la langue française et les études universitaires, en plus de les sensibiliser à l’importance de la qualité de la langue.

Festival franco-ontarien de théâtre en milieu scolaire – Festival Théâtre Action

Lors de ce festival, auquel s’inscrivent de 20 à 25 écoles, 15 à 20 pièces de théâtre sont présentées et des ateliers de formation pour les jeunes et pour les enseignants sont offerts sur une période de trois jours. Depuis 1997, le Département de théâtre accueille le Festival Théâtre Action tous les deux ans et y participe activement l’autre année, à l’Université Laurentienne, par la présentation d’une pièce et d’un atelier. Le Département vient aussi en aide aux écoles de la région en leur prêtant des costumes et des accessoires et en leur offrant des billets de faveur pour les différents spectacles de la Comédie des Deux Rives, ce qui donne lieu à une rencontre/discussion organisée entre les artistes-étudiants et les élèves invités.

 

2. Le succès scolaire

Dépistage précoce des étudiants à risque

En 2004-2005, le Service d’appui au succès scolaire (SASS) a mis sur pied un programme de dépistage précoce des étudiants à risque qui a pour but d’aider à identifier les personnes qui risquent d’échouer dans leurs études. Il consiste à surveiller le rendement scolaire des étudiants au cours de la première session d’études, immédiatement après la première série de résultats de mi‑session, et à leur fournir toute une gamme de services personnalisés (mentorat, conseils pédagogiques, counselling, etc.) pour améliorer leurs chances de réussite. Le SASS repère aussi les cours qui affichent des taux d’échec anormalement élevés, puis il travaille avec les facultés et le corps professoral pour augmenter les taux de réussite, ce qui a mené à la création de groupes de discussions, de groupes d’études et de centres d’aide.

Centre d'appui au succès scolaire en sciences

Depuis 2000, Charles Wolfe, enseignant retraité du secondaire, apporte un appui individualisé aux étudiants de première année de la Faculté des sciences qui sont en difficulté, d'après les premiers résultats scolaires de leur première session. Des étudiants des 3e et 4e années, surnommés « Tes copains en sciences », l’aident dans cette tâche. Il en résulte des étudiants mieux préparés aux études, qui gèrent leur stress d’une façon adéquate durant les périodes d’examen, qui planifient bien le travail à accomplir et leur horaire, en plus de connaître du succès dans la recherche d’un emploi d’été.

Mentorat virtuel pour les étudiants de première année en génie

Depuis septembre 2005, la Faculté de génie offre un service de mentorat virtuel à ses nouveaux inscrits. C’est un étudiant de quatrième année qui agit anonymement comme mentor virtuel, à partir d’un site web qui permet aux étudiants de participer à des forums de discussions divers, de lui envoyer un message confidentiel, de découvrir des liens utiles, de vérifier les dates importantes et de consulter une foire aux questions. Ce programme permet donc d’offrir un service anonyme et discret aux étudiants qui hésiteraient à demander de l'aide en personne, de les diriger vers les ressources appropriées et de répondre à leurs questions, tout cela pour qu’ils réussissent leur première année scolaire.

 

3. Des expériences internationales

Cours en développement international à l’étranger

Depuis 2006, la Faculté des sciences sociales offre des cours au Sénégal, en Argentine, au Kenya, en Afrique du Sud et en Polynésie française dans le cadre de son programme de développement international et mondialisation. Les étudiants suivent une semaine de cours au Canada avant de se diriger vers le pays d’étude. Là-bas, en plus de la formation donnée par le professeur accompagnateur, ils assistent à des conférences données par des gens de la région, en plus de rencontrer des intervenants du milieu et de visiter des organismes locaux. Pendant ce séjour, les étudiants découvrent les enjeux du développement international et l'impact de la mondialisation sur ces populations, en plus de réaliser un projet de recherche individuel sur cette thématique. Cela leur permet également d'approfondir leurs connaissances de la culture locale puisqu'ils sont accueillis au sein d’une famille. Le programme offre aussi la possibilité de stages et d’échanges internationaux.

Série de conférences données par des ambassadeurs et des ambassadrices

La série de conférences données par des ambassadeurs a été lancée en janvier 2002 par le Département des langues et littératures modernes. Les ambassadeurs choisissent eux‑mêmes le thème. Certains tiennent des propos carrément politiques, tandis que d’autres donnent un aperçu historique, social, économique ou culturel de leur pays. D’autres encore choisissent de parler des relations entre leur pays et le Canada ou un autre pays. Après chaque conférence, l’ambassadeur et les membres de l’ambassade s’entretiennent de façon informelle avec l’auditoire à l’occasion d’une réception. Grâce à cette collaboration avec les ambassades, le Département a également réussi à attirer deux Prix Nobel (de Hongrie et du Portugal) ainsi que des écrivains de renom (Antonio Skarmeta, auteur d’Il Postino, et Nancy Morejón, de Cuba, pour ne nommer que ceux‑là).

Séminaire intensif de trois semaines Techno-Rico

Depuis 2004, la Section de common law de l’Université d’Ottawa et la Faculté de droit de l’Université de Porto-Rico offrent pendant la session de janvier un séminaire intensif de trois semaines sur le droit des technologies intitulé « Building Better Humans? Ethical and Legal Dimensions of the Human-Machine Merger» ou, plus simplement, « Techno-Rico ». Ce cours est donné à douze Canadiens et à douze Portoricains, deux populations étudiantes fort différentes provenant de deux universités tout à fait distinctes. Les participants y examinent entre autres les défis qui se posent en ce qui concerne l’intelligence artificielle, les nanotechnologies, la robotique et la neuroscience. La première semaine de cours a lieu à l’Université d’Ottawa et les deux suivantes à l’Université de Porto-Rico.

Programme conjoint LL.B.-J.D. avec deux écoles américaines

Depuis septembre 2003, la Section de common law offre un programme conjoint de formation de quatre ans en droit canadien et américain. Ce programme prévoit deux années d’études à l’Université d’Ottawa et deux années soit au Michigan State University College of Law, à East Lansing au Michigan, soit à l’American University (Washington College of Law), à Washington D.C. Au terme de ce programme, les étudiants obtiennent un diplôme en droit de chacun de ces établissements, ce qui leur ouvre la porte à la pratique du droit dans les deux pays, reflet des relations bilatérales uniques qui se développent entre le Canada et les États‑Unis. Par ailleurs, c’est le seul programme au Canada qui permet à un étudiant d’obtenir un diplôme en droit d’une université américaine et de payer ses frais de scolarité à une université canadienne en dollars canadiens.

Partenariat avec le Bénin

Le premier volet du partenariat entre la Faculté de médecine de l'Université d'Abomey-Calavi à Cotonou au Bénin et la Faculté de médecine de l'Université d'Ottawa a débuté en novembre 2003 par un stage clinique d'un mois au Bénin auquel ont participé deux étudiants en médecine, deux résidents en médecine familiale et trois superviseurs, tous représentant le Canada. Depuis, tous les stages orientés vers les besoins de la communauté font appel à l'approche par résolution de problèmes, tout en étant centrés sur l'apprenant. Ils permettent également aux étudiants béninois de faire l'expérience de nouvelles méthodes d'enseignement et d'apprentissage. Le deuxième volet est consacré au changement du programme des études médicales au Bénin, le Bureau des affaires francophones d'Ottawa apportant un appui de longue durée pour mettre en place un nouveau cursus.

Partenariat avec le Kenya

En mai 2005, la Faculté des sciences de la santé a conclu un partenariat interdisciplinaire avec le Tropical Institute of Community Health and Development du Kenya. Ce partenariat touche l’élaboration de projets, la conception de programmes d’études, la recherche, des échanges étudiants et de professeurs. Il vise à sensibiliser les étudiants aux divers aspects de la santé internationale, notamment à propos des questions d’éthique et de santé publique dans les pays en voie de développement, et à leur apporter une meilleure compréhension de la façon dont les différences culturelles, les échelles de valeurs, le développement socio‑économique et la réalité politique d’un pays influent sur la santé de sa population. À long terme, les diplômés pourront fournir des soins qui tiennent compte de la culture des patients.

 

4. Des méthodes d’enseignement innovatrices

Régime d’immersion en français

Depuis septembre 2006, le Régime d’immersion en français permet aux francophiles de poursuivre leurs études universitaires de premier cycle en immersion française dans plus de 50 programmes. Concrètement, durant les deux premières années universitaires, ils peuvent choisir jusqu'à huit cours (24 crédits) pour lesquels la note finale sera « S » (satisfaisant) ou « NS » (non satisfaisant), ce qui est de nature à rassurer ceux qui seraient inquiets pour leur moyenne scolaire. Les étudiants jouissent également d’un encadrement pour ces cours d’immersion, c’est-à-dire qu’au cours régulier s’ajoute une séance d’une heure et demie par semaine durant laquelle un professeur de langue apporte une aide aux étudiants dans leur compréhension du cours. Les étudiants reçoivent trois crédits pour le cours régulier et trois crédits pour le cours d’encadrement linguistique. Un centre de mentorat et un club d’immersion ont également été mis sur pied.

Amélioration des technologies d’enseignement

En 2007, un plan accéléré de transformation des salles de classe en salles multimédias a été adopté. Il vise la transformation de l’ensemble des salles de cours du campus avant 2011 au niveau maximum du standard technologique adopté par l’Association des directeurs des services technologiques de l’Ontario. Depuis son adoption, l’Université est passée de 115 salles multimédias à 185 en 2008; à la fin du programme, 205 salles seront disponibles.

PDG et cadres en résidence

Grâce aux conférences PDG en résidence, les étudiants de l’École de gestion Telfer ont des occasions de profiter directement de l’expérience de personnes de renom provenant de divers secteurs d’activité. Depuis 2004, l’École a ainsi accueilli une diversité de dirigeants d’entreprises, comme Roger Greenberg (Minto), Pierre‑Paul Allard (Cisco), Lynda Partner (GotMarketing) et le Dr Jack Kitts (Hôpital d’Ottawa). Avec le programme de « Cadres en résidence », des professionnels accomplis se consacrent à temps plein pour une session ou une année aux étudiants ou encore partagent leur temps entre leur carrière et l’École de gestion Telfer. Parmi ceux-ci, on compte Denis Desautels (ancien vérificateur général du Canada), Penny Collenette (avocate, conseillère politique, commentatrice et spécialiste des questions de gouvernance et d’éthique) et Peter Cleveland (Ernst & Young).

Bourse de recherche de premier cycle

Unique à la Faculté des sciences de l’Université d’Ottawa, la bourse de recherche de premier cycle offre l’occasion aux étudiants de vivre une expérience des plus enrichissantes. Depuis 1998, les récipiendaires côtoient des chercheurs de renommée mondiale et participent à de grandes découvertes scientifiques. Cette bourse, d’une valeur totale de 10 000 $, permet aux étudiants de travailler sous l’égide de chercheurs chevronnés pendant deux stages d’été : ils obtiennent leur premier emploi avec un professeur durant l’été précédant leur entrée à la faculté et, en maintenant un bon dossier scolaire, ils peuvent poursuivre leur emploi au sein du même groupe de recherche l’été suivant. À noter que les récipiendaires peuvent travailler aussi bien dans un domaine de la médecine que dans un domaine des sciences. Seize bourses sont disponibles annuellement pour des étudiants exceptionnels de partout au Canada.

Séminaire de 1re année

Depuis 2006, cette activité offre aux étudiants de 1re année en Sciences sociales un séminaire en petit groupe de 25 personnes dans leur propre discipline d’études. Les participants peuvent y développer leurs compétences en expression écrite et en expression orale. Ils peuvent également s’initier aux enjeux contemporains de leur discipline et se familiariser avec les méthodes de travail universitaire : recherche documentaire, rédaction de longs travaux, analyse de textes disciplinaires et de données statistiques, présentations orales, etc. On vise ainsi à rompre l’isolement en créant davantage de liens et un solide sentiment d'appartenance entre les étudiants d’une même cohorte et d’une même discipline, à permettre un meilleur encadrement individualisé dès la première année d’études et à favoriser l’intégration universitaire.

Simulation clinique en soins infirmiers

À l’automne 2004, le gouvernement ontarien a annoncé une initiative pour aider les écoles de sciences infirmières à se doter de matériel de simulation afin de mieux former la relève. Au cours du printemps et de l’été 2005, l’Université a acheté des simulateurs de patients haute-fidélité, des simulateurs de naissance maternels et néonataux, des simulateurs d’enfants et des systèmes de formation virtuelle IV pour les trois laboratoires de sciences infirmières. Les étudiants du programme général sont particulièrement enthousiastes à l’idée d’acquérir des compétences cliniques et de les appliquer dans un milieu sûr comme celui qu’offrent les mannequins et les systèmes de formation informatisés. Il s’agit également de combler l’écart entre la théorie et la pratique, de soumettre les étudiants à des situations de soins plus complexes et d’exiger d’eux qu’ils exercent une pensée critique qu’ils pourront plus tard appliquer en milieu clinique.

Session de janvier

En 2004, la Section de common law a créé une session intensive de trois semaines en janvier pendant laquelle les étudiants ne suivent qu’un seul cours. La session est suivie d’une relâche d’une semaine, puis d’une période de dix semaines pour les autres cours à crédits. L’apprentissage intensif est énergisant et ressemble davantage aux expériences qu’ils vivront après l’obtention de leur diplôme. Cela permet également d’attirer des professeurs invités de haut calibre qui ne pourraient se déplacer pour des périodes plus longues. La Section de droit civil a également décidé d’instaurer une telle session à partir du mois de janvier 2009 pour les étudiants des deuxième et de troisième années de son programme de licence en droit.

Écoles d’été en territoire cri et innu

La Section de droit civil a mis sur pied une école d’été qui permet d’offrir deux cours de trois crédits en droit juridique autochtone, l'un en territoire cri depuis juillet 2006, et l'autre dans la communauté innue depuis juin 2007. De préférence, un professeur de l’Université d’Ottawa donne le cours conjointement avec un représentant de la communauté locale. Environ quinze personnes (étudiants autochtones ou inscrits en droit à l'Université d'Ottawa ou dans une autre une université) sont choisies pour participer à cette expérience unique. Il s’agit de les familiariser avec l’ordre juridique cri et l’ordre juridique innu, et de sensibiliser les participants aux différences culturelles au Canada.

Certification de compétence en langue seconde

Depuis l’automne 2003, le certificat de compétence en langue seconde est décerné par l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) à la fin d'un cours qui permet d’évaluer, à l’aide d’exercices diagnostiques et d’une série de tests, la connaissance de la langue seconde officielle d'un étudiant. Les méthodes d'évaluation comprennent des tests de lecture et de compréhension auditive, ainsi que des épreuves d'expression écrite et d'expression orale. Après avoir réussi le test de certification de compétence en langue seconde, l’étudiant reçoit un certificat officiel de l'Université d'Ottawa avec son profil linguistique. Ce cours permet à l'étudiant d'obtenir la preuve de sa compétence dans sa langue seconde, un atout déterminant pour son entrée sur le marché du travail.

 

5. La diversification d’expériences d’apprentissage hors de la salle de classe

Programme d’apprentissage par l’engagement communautaire

Cette approche pédagogique offerte depuis septembre 2004 permet à l'étudiant de s’engager dans sa communauté par des projets liés à son programme d'études. L'étudiant effectue typiquement trois heures de bénévolat par semaine sur une période de douze semaines. Par différents moyens tels la rédaction d'un journal, des discussions en salle de classe ou des rapports d'activités, il relie son expérience communautaire au contenu du cours. Ce programme vise à offrir aux étudiants des occasions supplémentaires de mettre en pratique leurs connaissances théoriques et à fournir d’autres moyens de promouvoir et d’encourager l’engagement communautaire.

Pro Bono Students Canada

Pro Bono Students Canada (PBSC) est un réseau juridique qui encourage les étudiants en droit ainsi que les juristes à faire du bénévolat dans leur communauté afin que les personnes, les groupes et les organismes sous-représentés et défavorisés puissent bénéficier de services juridiques et, ainsi, avoir accès à la justice. Qu’il s’agisse de recherches, d’information ou de conseils juridiques, le travail des étudiants est supervisé par un avocat, également bénévole. Le programme ayant son siège dans la capitale nationale, les bénévoles ont la chance d’œuvrer auprès d’une vaste gamme d’ONG et d’organismes à but non lucratif. Depuis 1998, le PBSC donne l’occasion aux étudiants en droit de mettre en pratique leurs compétences et d’explorer diverses possibilités de carrière.

Liaison avec le Barreau

Depuis 2001, la Faculté de droit offre à ses étudiants l’un des programmes de mentorat les plus perfectionnés au pays. Le programme Liaison avec le Barreau leur donne la possibilité de travailler avec des membres de la communauté juridique par le biais du mentorat, une méthode qui permet à la fois au mentor et au mentoré d’apprendre et de se perfectionner. Ainsi, les étudiants travaillent avec des avocats et avec d’autres membres de la profession juridique dans un contexte officiel ou non et profitent de la précieuse expérience de leurs mentors. À leur tour, ceux-ci transmettent leurs connaissances et leur expertise aux étudiants, les orientent et les aident à se développer sur les plans personnel et professionnel. Cela permet de fournir des modèles aux étudiants en droit, de leur donner la possibilité de réseauter avec des avocats ainsi qu’avec des membres d’autres professions et de leur donner des occasions d’interagir dans un contexte professionnel.

Clinique juridique

En 2006, la Section de droit civil a ouvert une clinique juridique à Gatineau. Sous la supervision d’un notaire, les étudiants de la Clinique juridique donnent des conseils au public sur des questions comme la planification successorale ou les mandats en cas d’inaptitude, en plus d’offrir des cours aux personnes qui doivent assumer des fonctions de liquidateur de succession. En collaboration avec le programme de gérontologie, la clinique aide également les aidants naturels à mieux répondre aux besoins juridiques des aînés.

Concours des étudiants en génie

Depuis 2003, le Fonds de dotation en génie aide à financer de nombreuses activités et initiatives parascolaires qui complémentent les programmes de formation des étudiants. Ainsi, un appui est accordé à des associations et à des groupes étudiants (Association des étudiants en génie, Ingénieurs sans frontières, journal étudiant Oral Otis, Mechanical Engineering Students Society et plusieurs sections étudiantes d’associations scientifiques et techniques nationales et internationales), pour l’implication communautaire ou préprofessionnelle (conférences diverses, Engineering Charity Ball, semaine nationale du génie) ou encore pour la participation à des compétitions nationales et internationales (canots en béton, ponts en acier, robots et véhicules autonomes).

Clinique universitaire interprofessionnelle en réadaptation

Depuis 2007, la Clinique universitaire interprofessionnelle en réadaptation offre des services aux enfants d’âge scolaire et aux adultes de 50 ans et plus. Sous la supervision de précepteurs (des cliniciens de six disciplines : audiologie, ergothérapie, médecine, orthophonie, physiothérapie et sciences infirmières), les étudiants participent à la planification, à l’implantation et à l’évaluation d’interventions cliniques disciplinaires et interprofessionnelles. En plus de fournir un accès accru aux soins primaires de réadaptation pour la population francophone de la région, cette clinique permet d’augmenter le nombre de stages en français pour les étudiants inscrits aux programmes en sciences de la réadaptation, en sciences infirmières et en sciences de la santé, dans un contexte interdisciplinaire.

Liens avec l’Orchestre symphonique d’Ottawa

Fondé en 1965, l’Orchestre symphonique d’Ottawa (OSO) est un orchestre complet qui regroupe des musiciens professionnels, des étudiants ainsi que des musiciens amateurs. L’une de ses composantes essentielles est constituée de jeunes étudiants talentueux de l’Université d’Ottawa et de conservatoires de musique de la région, qui en font partie en tant que membres réguliers dans le cadre de leur formation préprofessionnelle. Ce partenariat profite tant aux étudiants, qui acquièrent une expérience inestimable grâce au Programme d’encadrement pour jeunes musiciens, qu’à l’Orchestre, qui puise aux talents et à l’énergie de jeunes hautement qualifiés. Cette initiative permet d’offrir aux étudiants une formation pour les préparer à leur future carrière d’artiste et de musicien, en plus de favoriser l’établissement de liens étroits et durables avec l’OSO.

Le mur d’honneur et l’atrium Tsampalieros

En 2003, afin de célébrer l’histoire de la Section de common law, de raviver le sens de la tradition chez les étudiants et de créer un sentiment de fierté envers leur alma mater, la Société honorifique de common law a été créée pour rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont mis à profit leur formation juridique dans une carrière professionnelle. Pour honorer comme il se doit les membres intronisés à la Société honorifique, un mur d’honneur a été aménagé au pavillon Fauteux, grâce à la générosité de Gabriel Tsampalieros (LL.B. 1973). Ce dernier a également contribué à la rénovation de l’espace réservé aux étudiants au troisième étage. Inauguré en mai 2005, le nouvel atrium Tsampalieros vient répondre aux besoins pressant identifiés par le donateur : il fallait absolument aménager un lieu de rencontre où les étudiants en common law puissent vraiment discuter, étudier, brancher leur portable, travailler en ligne et, d’une façon générale, nouer des amitiés.

Un campus sans fil

Le projet de l’étudiant mobile sur un campus sans fil consiste à installer un vaste réseau sans fil couvrant toutes les salles de cours, tous les laboratoires pour étudiants ainsi que les aires publiques. Cela devrait permettre à tous les étudiants de brancher leurs dispositifs sans fil (ordinateur portable, assistant numérique, etc.) au réseau de l’Université et à Internet n’importe quand et n’importe où sur le campus. Ce nouveau réseau sans fil sera donc accessible, en plus d’être fiable et sécurisé. Depuis juin 2008, l’édifice Desmarais et le Centre universitaire sont « branchés ». Au cours des mois qui suivront, les endroits les plus fréquentés seront connectés en priorité au réseau sans fil, jusqu’à ce que tout le campus le soit. Voilà qui devrait assurer une connectivité accrue aux ressources pédagogiques disponibles en ligne.

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Dernières modifications : 2011.04.26