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Cabinet du vice-recteur à la recherche

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   


Perspectives sur la recherche


 

AUTOMNE 2001 — Volume 4, no 3

Dans ce numéro

En vedette | Le contre-terrorisme comme principe de gouvernance mondiale?
Une vie meilleure pour les enfants déficients audities
Étude des roches en eau profonde dans les montagnes
Les universitaires appelés à la barre
Publications | Personnes-ressources

 

Francoise Lepage     Le dernier ouvrage de Françoise Lepage est deux fois primé : l’aboutissement de dix années de recherche.
Un projet de recherche réalisé en collaboration avec son collègue Gerry Ross et six sociétés d’exploitation pétrolière a conduit Bill Arnott aux montagnes de l’Ouest canadien.   Zone de recherche à Castle Creek


Vouée à la recherche sur la littérature pour la jeunesse

Par Reine Degarie

Francoise Lepage    En plus du prix Gabrielle-Roy, Françoise Lepage est lauréate du prix littéraire Champlain, édition 2001, offert par le Conseil de la vie française en Amérique. Ces deux prix viennent consacrer l’excellence de sa récente publication, Histoire de la littérature pour la jeunesse — Québec et francophonie du Canada.

FRANÇOISE LEPAGE, professeure à temps partiel de littérature pour la jeunesse au Département des lettres françaises, a reçu le prix Gabrielle-Roy, édition 2000, pour son livre Histoire de la littérature pour la jeunesse — Québec et francophonie du Canada.

La lauréate considère que cet honneur reflète la reconnaissance du domaine de la littérature pour la jeunesse en tant que discipline universitaire. « Le fait qu’une association universitaire me décerne ce prix représente un progrès considérable. C’est un signe d’ouverture, car il existe encore beaucoup de réticence par rapport à ce domaine de recherche », explique Mme Lepage. Elle ajoute être « heureuse de constater que le jury a été sensible à la quantité de travail que représente ce livre et aussi, je l’espère, à sa qualité ».

Son livre, paru en l’an 2000, est le fruit d’une recherche commencée en 1990. Cette recherche, fondée sur une approche sociohistorique, vient combler un vide, car personne n’avait encore produit une étude précise sur le contenu littéraire des œuvres québécoises et canadiennes-françaises pour la jeunesse, ni une réflexion sur l’évolution de cette littérature.

Un dictionnaire de quelque 500 noms d’auteurs et d’illustrateurs, le premier du genre au Québec, vient compléter la section historique. L’auteure a voulu ainsi faciliter les repères et éviter d’alourdir son texte, tout en se donnant la liberté de mieux éclairer la vie des auteurs et des illustrateurs mentionnés, grâce à des données à la fois biographiques et bibliographiques.

C’est à l’époque de la rédaction de sa thèse de maîtrise sur la littérature pour la jeunesse, à l’École de bibliothéconomie de l’Université de Montréal, que remonte l’intérêt de Mme Lepage pour la recherche. « C’était une thèse à caractère historique qui portait sur la revue L’oiseau bleu, parue de 1920 à 1940 », rappelle l’auteure. Elle ajoute que « le goût d’approfondir le sujet a vite suivi ».

Mme Lepage s’est mise à lire le maximum de livres parus depuis 1920 dont certains sont demeurés introuvables car, « à cette époque, ce type de littérature était peu valorisé et on n’a donc pas toujours gardé les œuvres qui la composent. J’ai quand même pu en faire mention dans la partie dictionnaire de mon livre car j’ai trouvé des références écrites ailleurs, par exemple dans une bibliographie de Louise Lemieux, publiée en 1970 (la pierre angulaire sur laquelle repose sa recherche), ou sur la quatrième de couverture des livres publiés où était annoncée la parution d’autres livres dont j’ai pu vérifier l’existence réelle. »

Sa démarche a été parsemée de surprises. « J’ai découvert que le côté religieux de cette littérature s’allège très tôt, dès les années 1950, ce qui donne l’impression que la communauté québécoise se scinde en deux : d’une part, les gens plus attachés à la religion et d’autre part, une sorte de bourgeoisie intellectuelle libérale plus ouverte au modernisme et à l’aspect international de la culture et des communications humaines ». Elle a aussi constaté que la littérature pour la jeunesse accuse un retard de 10 à 15 ans sur la littérature générale, cela jusqu’en 1970.

Pour établir son historique, Mme Lepage a dû « déterminer une périodisation, retrouver les dates importantes, les événements clés, les points tournants qui ne coïncident généralement pas avec ceux de la littérature générale ».

Y aurait-il d’autres projets de recherche en perspective? Mme Lepage confie avoir entrepris l’écriture de la biographie d’une auteure pour la jeunesse, « Paule Daveluy, la première romancière moderne pour adolescents, dont le premier roman a paru en 1958 ».


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