L’U d’O en bref
 Futurs étudiants
 Étudiants
 Services
 InfoScolaire
 Recherche
 À l’affiche
 Anciens et amis
EnglishBibliothèquesCartesRecherche par mots clés et répertoiresCoursPage d'accueil de l'U d'O


 
 
RECHERCHE

Cabinet du vice-recteur à la recherche

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   


Perspectives sur la recherche


 

PRINTEMPS 2002 — Volume 5, no 2

Dans ce numéro

Investir dans l'avenir de la recherche universitaire | L'étude des loisirs est loin d'être de tout repos
Ces enfants touchés par la guerre | L'histoire des femmes racontée par les femmes
L'Université d'Ottawa dirige la campagne en faveur d'un établissement de calibre international
Publications | Personnes-ressources



L’Université d’Ottawa dirige la campagne en faveur d’un établissement de calibre international

Christian Detellier Christian Detellier
Doyen, Faculté des sciences


L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA est le maître d’œuvre d’une initiative devant permettre aux chercheurs canadiens de demeurer à l’avant-garde d’une des technologies d’analyse les plus utiles et polyvalentes jamais conçues. Grâce aux efforts concertés du doyen de la Faculté des sciences, Christian Detellier, de ses collègues du Conseil national de recherches du Canada et des autres universités partout au Canada, un site sur le campus du CNRC (chemin Montréal) accueillera l’un des centres d’imagerie par résonance magnétique nucléaire les plus puissants au monde.

L’Installation nationale de résonance magnétique nucléaire de l’état solide à très haut champ résulte de la collaboration de plus d’une vingtaine de chercheurs associés à 19 établissements d’enseignement dans huit provinces et de chercheurs du secteur privé qui entretiennent des rapports de travail étroits avec ces établissements. Grâce à la subvention de 4,4 millions de dollars que lui a accordée la Fondation canadienne pour l’innovation — l’annonce a été faite à la fin de janvier — ce consortium dispose maintenant de près de 12 millions de dollars pour construire un établissement qui abritera une technologie de pointe.

« Nous voulons construire des installations pour le Canada que les provinces n’ont pas les moyens de s’offrir », précise Detellier, qui a consacré les dernières années à élaborer une proposition concrète à l’intention de ses collègues de partout au pays. « La demande de financement a été présentée à la FCI en partenariat avec le CNRC, au nom de la communauté des utilisateurs de la technologie de RMN ».

Dans le cadre de ses propres travaux de chimie, Detellier a fait appel régulièrement à la RMN et il sait à quel point cette technologie a évolué au cours des vingt dernières années. L’une des premières machines dont il s’est servi utilisait un champ magnétique oscillant à une fréquence de 60 MHz. Le centre que l’on prévoit construire permettra une fréquence d’oscillation de 900 MHz.

L’écart est d’importance. La RMN consiste à plonger un échantillon du matériau étudié dans un champ magnétique statique puis à l’exposer au champ magnétique oscillant. Sous l’action du champ magnétique, les noyaux atomiques du matériau émettent un signal unique qui permet d’identifier les structures moléculaires. Plus le champ magnétique est puissant, plus le signal induit fournira de l’information à l’utilisateur.

« Vous serez capable d’établir les caractéristiques du matériau beaucoup plus facilement », signale Detellier, en ajoutant que cette perspective ravit tout particulièrement quiconque a tenté de soumettre des solides à la RMN. « Jusqu’à tout récemment, c’était une expérience extrêmement complexe et l’on arrivait très difficilement à en tirer des informations. »

Pourtant, un nombre toujours plus grand de recherches portent sur de nouveaux matériaux solides dont on ne sait à peu près rien. Par exemple, les scientifiques conti-nuent de chercher des alliages composés d’éléments particuliers susceptibles d’être des supraconducteurs lorsqu’ils sont exposés à de fortes températures. Non seulement cette découverte aurait d’importantes applications dans l’industrie mais elle pourrait aussi expliquer ce phénomène physique insaisissable.

On pourrait penser que la création de matériaux semblables constitue le plus gros obstacle à l’élucidation de ce mystère, mais le problème est encore plus simple.

« Ce qui est le plus difficile avec le développement de nouveaux matériaux, ce n’est pas de les synthétiser mais de les caractériser » affirme Detellier. « Les choses devien-nent encore plus compliquées avec les matériaux amorphes comme les plastiques, où les vieilles techniques comme la cristallographie par rayons X ne fournissent plus d’information utile. »

Un des arguments importants de la proposition en vue de l’établissement d’un centre national de RMN tient à l’existence d’un édifice qui convient déjà à ce type de technologie sur le site du CNRC. C’était auparavant l’emplacement d’un centre d’imagerie par RMN, mais les installations sont vacantes depuis deux ou trois ans. De modestes rénovations seulement seront nécessaires pour que les lieux puissent accueillir le nouvel équipement.

Les offres concurrentes de deux importants fabricants sont présentement à l’étude et une commande doit être placée d’ici la fin du printemps. D’ici un an et demi, le nouvel instrument devrait être livré et prêt à être utilisé. Et bien qu’il sera situé à Ottawa, toutes les parties intéressées, peu importe l’endroit où elles se trouvent, y auront accès.

« L’utilisation de l’appareil pourrait être contrôlée entièrement via l’Internet », fait remarquer Detellier. « Quelqu’un en Alberta pourrait mettre son échantillon dans la machine et tout contrôler à partir de là. C’est franchement excitant. »


ci-haut

 

   


L’U d’O en bref | Futurs étudiants | Étudiants | Services | InfoScolaire | Recherche | À l’affiche | Anciens et amis



Exigences techniques | Évaluez notre site | Politique de confidentialité | Accessibilité

© Université d'Ottawa
Si vous cherchez des renseignements supplémentaires, veuillez nous contacter.
Commentaires ou questions d'ordre technique ? Dernières modifications: 2003.05.30