Lauréats des Prix d'excellence de l'Association des diplômés 2018

Photo du prix d’excellence de l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa. | Picture of the University of Ottawa Alumni Association Award of Excellence

À travers leurs réalisations professionnelles et leur engagement envers la collectivité, les diplômés de l’Université d’Ottawa sont en train de transformer le monde.

Chaque année depuis 2011, l’Association des diplômés reconnaît des membres exceptionnels en leur décernant des prix d’excellence. Ces distinctions visent à souligner le talent, les efforts et l’influence des diplômés de l’Université, aux échelles locale, nationale et mondiale. Des personnes remarquables qui défient vraiment les conventions.

Découvrez les lauréats de cette année.


Prix Meritas-Tabaret pour diplômée exemplaire

Catherine Cano (B.Sc.Soc. 1984) : informer pour faire avancer la démocratie

Photo de Catherine Cano

Catherine Cano tient à ce que tous les Canadiens et Canadiennes aient accès à toute l’information dont ils ont besoin pour participer activement à la démocratie. La (très) enthousiaste PDG de la Chaîne d’affaires publiques par câble (CPAC) travaille sans relâche à cette mission, forte de sa créativité et d’un CV impressionnant.

Journaliste de formation qui a voyagé partout dans le monde pour couvrir des événements allant des élections présidentielles aux conflits au Moyen-Orient, Catherine Cano a occupé de nombreux postes haut placés dans le milieu de la radiotélévision. Chef des nouvelles télévisées de Radio-Canada, directrice du Réseau de l’information (RDI), directrice du développement des programmes à la CBC : plus le défi est grand, plus jubile cette mordue de l’information qui a aussi travaillé comme experte-conseil et aidé à restructurer le réseau anglais d’Al-Jazeera.

Dotée d’une créativité et d’un flair peu communs, Catherine Cano a été la force motrice de plusieurs projets numériques avant-gardistes, comme l’adaptation canadienne de la Boussole électorale et, tout récemment à CPAC, la Route 338, impressionnant outil d’éducation à la démocratie conçu en collaboration avec la Société géographique royale du Canada.

Ses qualités de défricheuse et de bâtisseuse ont été soulignées par de nombreuses distinctions, dont deux prix Gémeaux, la prestigieuse bourse Michener-Deacon et le prix Innovatrice de l’année de Femmes en communications et technologie (FCT). Elle a aussi été nommée deux fois au palmarès annuel des 100 Canadiennes les plus influentes du Réseau des femmes exécutives (WXN).

Mme Cano s’implique par ailleurs bénévolement auprès de divers organismes pour les droits de la personne, la liberté de presse et l’avancement des femmes, comme Journalists for Human Rights et l’International Women’s Forum.


Prix diplômé de l’année

Guy Laflamme (M.B.A. 1989) : Dynamiser l’image d’Ottawa

Photo de Guy Laflamme

Le prix Diplômé de l’année 2018 vient couronner une année remarquable pour Guy Laflamme. Au cours des douze derniers mois, le grand manitou d’Ottawa 2017 a aussi raflé l’Ordre d’Ottawa, le Prix d’excellence de l’Association de l’industrie touristique de l’Ontario pour l’ensemble de sa carrière et le titre de « Personnalité de l’année » Radio-Canada/Le Droit.

À titre de directeur général et producteur des festivités du 150e anniversaire du Canada dans la capitale nationale, Guy Laflamme tenait à dynamiser l’image de la ville. Son objectif? Amener des activités jamais vues à Ottawa, comme un duel entre un dragon et une araignée géante ou un pique-nique entre ciel et terre. Les retombées économiques de ce programme de festivités et d’événements de 40 millions de dollars sont estimées à 300 millions.

Pour Guy Laflamme, Ottawa 2017 a été le point culminant d’une carrière en marketing et en production de grands événements pour des organismes comme Patrimoine canadien, la Commission de la capitale nationale et le Casino du Lac-Leamy. « Il fallait que j’aie de bonnes aptitudes à la communication doublées de principes de gestion solides et rigoureux », dit-il, disant avoir acquis les deux durant ses études à l’Université d’Ottawa.

« Ça va au-delà de ce que j’ai appris, précise-t-il. C’est aussi à l’Université d’Ottawa que j’ai développé mes valeurs, mon profond sens de l’éthique et mon leadership. » Après des études en géophysique (B.Sc.A. 1983), Guy Laflamme a obtenu un baccalauréat en sciences commerciales et un MBA (1989).

« De tout ce que j’ai fait de plus impressionnant, je suis surtout fier d’avoir pu influencer des milliers d’étudiants », dit celui qui a commencé à enseigner à 16 ans. Au cours de ses 15 années comme professeur à temps partiel à Telfer, il s’est démarqué en pilotant la campagne de bienfaisance « Le Niger, c’est notre affaire » et en amenant ses étudiants à travailler avec des organismes sans but lucratif pour leur travail final en marketing stratégique.

Guy Laflamme contemple maintenant son projet le plus ambitieux à vie : la retraite. « Après avoir roulé à 1 000 km/h pendant trois ans, j’ai envie d’une vie saine, simple et équilibrée. »


Prix fidélité à l’Université

Jean Desgagné (B.Com. 1986) : Épauler les hommes et les femmes d’affaires de demain

Photo de Jean Desganger

L’engagement de Jean Desgagné (B.Com. 1986) envers la jeunesse, particulièrement les étudiants de l’École de gestion Telfer, est inébranlable. « J’ai eu beaucoup de chance et de succès dans ma carrière. Quand ça arrive, on se sent une certaine dette à rembourser », dit-il.

Aujourd’hui président et chef de la direction, Solutions globales, perspectives et stratégies d’analyses TMX, Jean Desgagné a occupé plusieurs postes haut placés dans le milieu bancaire canadien. 

À son arrivée à Toronto il y a 25 ans, il a constaté que l’Université d’Ottawa était peu connue dans la Ville reine, ce qu’il a entrepris de changer illico.

« J’ai travaillé très fort avec Telfer pour mettre l’Université en valeur et aider ses diplômés à se démarquer auprès des employeurs dans le domaine des marchés de capitaux à Toronto », dit-il. C’est ainsi qu’il a créé des programmes d’associés presque partout où il a travaillé. Celui de TMX, qui comptait cinq étudiants à sa création, en accueille plus de 20 après trois ans seulement.

Membre du Cabinet de campagne régional de l’Université d’Ottawa, Jean Desgagné est le premier donateur à avoir contribué au Fonds de capital du Laboratoire de recherche et d’apprentissage en finance qu’il a aidé à fonder à Telfer, où il s’est aussi impliqué au fil des ans comme conférencier, juge de compétitions étudiantes et mentor du Programme de mentorat sur les marchés financiers.

En 2009, Jean Desgagné et son épouse ont créé la Bourse de la famille Desgagné-Soden pour les étudiantes en sciences commerciales. « J’applaudis tout ce qui se fait pour aider les femmes à accéder aux postes de direction, dit-il, mais je suis aussi convaincu qu’il faut aussi investir en amont pour les attirer. »

«Tout le monde y gagne : les étudiants et étudiantes, Telfer, et moi-même, dit-il. Avec le recul, je peux me dire que j’ai fait quelque chose de bien. »


Prix jeune diplômée

Gwen Madiba Moubouyi (B.Sc.Soc. 2008, M.Sc.Soc. 2012) : la passion au service des autres

Photo de Gwen Madiba

« Slasheuse » avant l’heure, l’entrepreneure/designer/animatrice/mannequin/militante d’origine gabonaise Gwen Madiba n’avait pas 30 ans qu’elle figurait déjà au palmarès des 100 Canadiennes les plus influentes au pays, selon le Réseau des femmes exécutives (WXN), et sur la liste des jeunes Noirs inspirants du Next Big Thing Magazine.

« Je me laisse guider par mes passions », dit-elle pour résumer son parcours inclassable. Parmi celles-ci, la mode, la danse, le hip-hop, mais aussi les droits des femmes et des enfants, l’entraide et l’engagement social.

Gwen se fait remarquer à l’époque de ses études lorsqu’elle crée le premier gala du Mois de l’histoire des Noirs de l’Université d’Ottawa, événement qui fait date sur le campus. Les années qui suivent sont un feu roulant de campagnes de sensibilisation, de collectes de fonds et de projets, comme le réseau d’action jeunesse I ACT, qu’elle cofonde pour promouvoir le bénévolat et le rapprochement des cultures, et I AM FASHION, initiative qui rehausse l’estime de soi des jeunes par la mode.

Devenue ambassadrice de l’organisme Mandela Legacy, Gwen réussit un autre coup de maître en 2016 en organisant les Mandela Legacy Awards au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau. Quelque 200 personnes assistent à ce gala, où des travailleurs de l’ombre côtoient les Naomi Campbell et autres P.K. Subban de ce monde, tant sur la liste des lauréats que dans la salle.

Comme gestionnaire de projets à l’Association des femmes autochtones du Canada, Gwen continue de mettre ses passions au service des autres.

 

 


Prix du service communautaire

Sylvie Bigras (B.Phys.Ed. 1979; M.Phys.Ed. 1980) : Beaucoup à donner

Photo de Sylvie Bigras

Sylvie Bigras est une professionnelle des communications très demandée. Le fait qu’elle puisse animer une période de questions en quatre langues — elle en comprend six! — ne nuit sûrement pas. Ni qu’elle ait animé plusieurs événements prestigieux comme des dîners d’État ou la cérémonie de citoyenneté honorifique de Nelson Mandela.

Actuellement chef des communications de l’équipe canadienne pour les Jeux du Commonwealth 2018 et propriétaire de sa propre boîte de communication depuis plus de 20 ans, Sylvie a prêté ses talents à pas moins de quinze jeux olympiques, quatre jeux panaméricains et trois jeux du Commonwealth. Comme chef des communications aux Jeux de Vancouver, elle a aidé à mettre en valeur les réalisations des athlètes canadiens et a contribué à la fierté de tout un pays, travail qui lui a valu le prix « Femme d’influence » de l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique.

Réputée pour la générosité avec laquelle elle partage son expertise, Sylvie s’est engagée bénévolement auprès d’innombrables organismes et événements au fil des ans, dont le Fonds Habineige, la Fondation Trillium de l’Ontario, le Panthéon des sports canadiens, la Fondation Hockey Canada et la Ligue des nations de volleyball.

Quand elle n’est pas occupée à mentorer la prochaine génération de communicateurs et d’administrateurs du sport, cette ex-Gee-Gee assiste régulièrement aux matchs de volleyball féminin et masculin de l’Université d’Ottawa, programme dans lequel elle continue de s’impliquer activement comme bénévole et donatrice. Elle a d’ailleurs été intronisée au Temple de la renommée des Gee-Gees en 2016 comme bâtisseuse.


Prix membre honoraire de l’Association des diplômés

Tony Durst – Tout pour aider les étudiants à réussir

Photo de Tony Durst

Le lauréat du prix Membre honoraire de cette année, Tony Durst, est professeur émérite au Département de chimie et sciences biomoléculaires.

M. Durst s’est joint au corps professoral de l’Université d’Ottawa le 1er juillet 1967 après des études postdoctorales à Munich et à Harvard et un doctorat à l’Université Western. Il dit à la blague qu’il se demandait pourquoi toute la ville fêtait son arrivée. Au fil des ans, il a enseigné la chimie organique et thérapeutique à quelque 15 000 étudiants, dirigé près de 60 mémoires de maîtrise et thèses de doctorat, et mentoré une trentaine de boursiers postdoctoraux.

Il a reçu de nombreux prix pour ses réalisations — on lui doit entre autres le programme coop du Département de chimie et les bourses de recherche de premier cycle de la Faculté des sciences —, ses recherches, ses activités philanthropiques et l’ensemble de sa carrière, dont le prix Merck Sharp & Dhome de l’Institut de chimie du Canada (1980), remis à un organicien de moins de 40 ans aux recherches exceptionnelles, et la Médaille du jubilé de la reine Élisabeth (2013).

Il est particulièrement fier d’avoir joué un rôle central dans la création, en 1999, du programme de sciences biopharmaceutiques qu’il a dirigé pendant 10 ans. « C’est sans doute ma plus importante contribution à la science au Canada », reconnaît-il, « car les étudiants en ressortent avec un excellent bagage de connaissances en chimie thérapeutique et en biologie moléculaire.»

Ses étudiants lui sont surtout reconnaissants d’avoir appuyé leur réussite, comme en témoignent ses deux Prix d’excellence en enseignement de la Faculté des sciences (1994 et 1998) et le prix du Professeur de l’année pour l’ensemble de l’Université en 1999. « Je pense que les étudiants ont vu que j’avais leur intérêt à cœur », dit-il.

Aujourd’hui, M. Durst continue de mentorer des étudiants à la maîtrise et il travaille au perfectionnement d’un anxiolytique de source botanique. « Nous sommes entamé les démarches auprès de Santé Canada pour passer aux essais cliniques chez l’être humain », précise-t-il.  

Quand il dit qu’il a eu des « étudiants extraordinaires », il ne pense pas nécessairement aux plus brillants, qui n’avaient pas besoin d’aide pour réussir : « Il y a quelques étudiants pour qui j’ai vraiment fait la différence. Je leur ai donné une chance, je les ai appuyés, et ils ont extrêmement bien réussi. Ce sont ceux qui comptent le plus pour moi.»

 
Haut de page