Lauréats des Prix d'excellence de l'Association des diplômés 2019

Voici les lauréats des Prix d'excellence de l'Association des diplômés 2019! 


Prix Meritas-Tabaret pour diplômée exemplaire

Rosa Braga-Mele (M.D., 1993) : Avoir les intérêts des patients à cœur

Des milliers de Canadiens jouissent d’une meilleure vision grâce aux résultats obtenus par la Dre Rosa Braga-Mele (M.D., 1993), lauréate 2019 du prix Meritas-Tabaret pour diplômée exemplaire. Cette chirurgienne et innovatrice renommée a consacré sa carrière au perfectionnement de l’opération de la cataracte, grâce à l’amélioration des soins aux patients, de la pratique chirurgicale, de la technologie et de la formation des chirurgiens.

Pendant ses études de médecine, raconte-t-elle, l’ophtalmologie n’était pas son premier choix pour se spécialiser. Elle penchait plutôt pour la chirurgie générale, mais vu le manque de places en résidence dans ce domaine, elle s’est rangée à l’avis d’un de ses professeurs, qui lui suggérait d’essayer l’ophtalmologie. Elle ne l’a jamais regretté. « J’ai beaucoup de chance de me lever tous les matins pour aller faire quelque chose que j’adore », dit-elle.

Conférencière recherchée, Rosa Braga-Mele a été désignée, par le vote de ses pairs, comme faisant partie des 50 leaders d’opinion les plus influents en matière d’opération de la cataracte et de chirurgie réfractive. Elle a fait figure de pionnière en introduisant des innovations comme la micro-incision et la chirurgie assistée par le laser, qui aident les patients à récupérer plus rapidement et avec de meilleurs résultats que les techniques standards. En collaboration avec les ingénieurs de l’industrie, elle a aussi conçu ses propres instruments et mis au point des techniques permettant une sécurité et une efficacité accrues.

Ses connaissances en chirurgie, en recherche et en expérimentation pratique des avancées technologiques sont mises à profit dans son rôle de professeure d’ophtalmologie à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto. « Ma plus grande passion a toujours été l’enseignement au niveau de la résidence », dit-elle. Ses talents dans ce domaine lui ont d’ailleurs valu de nombreuses récompenses, dont sept prix Silver Needle du meilleur professeur en résidence de chirurgie et le prix d’excellence 2016 de l’École de médecine de l’Université de Toronto pour l’enseignement en milieu communautaire.

Une étude qu’elle a récemment menée en collaboration avec des collègues a permis de mettre en lumière l’efficacité de la formation dont bénéficient les résidents en chirurgie de l’Université de Toronto : les opérations de la cataracte pratiquées par ces derniers se sont révélées aussi exemptes de complications que celles réalisées par les chirurgiens confirmés. « À travers tous ceux et celles à qui j’ai enseigné et qui sont devenus de bons chirurgiens et cliniciens, j’ai le sentiment d’avoir multiplié le nombre de patients que j’ai pu aider », dit-elle.

Rosa Braga-Mele attribue sa réussite à deux attitudes fondamentales qu’elle recommande également à ses trois fils : l’effort et la persévérance. « La clé consiste à faire ce qui est bon pour vous, pour la collectivité, pour vos patients », dit-elle.


Prix diplômé de l’année

Chuck Rifici (B.Sc.A., 2002) : À la barre de l’industrie canadienne du cannabis

L’esprit d’entreprise, Chuck Rifici (B.Sc.A., 2002) l’a dans le sang. « Je ne me rendais pas compte que je voulais devenir entrepreneur avant d’en être un », dit-il, « mais j’ai toujours su que je voulais être maître de ma vie professionnelle et tracer ma propre voie. »

C’est une voie que Chuck Rifici a commencé à tracer au cours de ses études au baccalauréat en sciences appliquées en génie informatique à l’Université d’Ottawa (2002). Initialement, son rêve était de mettre au point du matériel de réalité virtuelle. « J’ai raté ma vocation en ce domaine de deux décennies, à peu près », plaisante-t-il.

Il était encore au premier cycle quand il a fondé Comnet Communications, sa première entreprise. Dans la foulée, il a mis huit ans à obtenir son diplôme, en 2002, mais le jeu en valait la chandelle. En 2001, son associé et lui ont vendu leur entreprise pour un million de dollars. Il a ensuite fait un MBA à l’Université Queen’s, suivi de quelques années au poste de directeur financier dans une société de marketing en ligne, après quoi il a offert ses services comme directeur financier consultant.

« J’ai commis de nombreuses erreurs au cours de ce processus », reconnaît-il. Son associé et lui ont mis en pratique les leçons qu’il a tirées de son expérience lorsqu’ils ont cofondé Tweed Marijuana Inc., en 2012, dans une usine de chocolat désaffectée de Smiths Falls. Tweed a été l’une des premières sociétés à obtenir une licence de Santé Canada pour produire et vendre du cannabis médical. Rebaptisée Canopy Growth, c’est maintenant la plus grande société productrice de marijuana au monde et la première dans l’industrie du cannabis au Canada à s’inscrire en Bourse. Chuck Rifici, qui en était directeur financier, a démissionné de ce poste en 2014.

Cet entrepreneur pionnier a continué de s’imposer comme chef de file dans l’industrie du cannabis. Il est maintenant à la tête de Nesta Holding, une société de financement par capitaux propres. Il est également directeur financier chez Auxly Cannabis Group. En 2017, avec d’autres leaders du secteur du cannabis, il a mis sur pied Wheaton Income, la première société de financement par entente de flux dans ce secteur au monde.

Surnommé le « parrain de l’herbe », Chuck Rifici a été honoré pour sa vision et son sens des affaires par la Chambre de commerce d’Ottawa et de nombreux autres organismes. Le prix diplômé de l’année qui lui est attribué en 2019 est pour lui le deuxième du genre : en 2014, la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa lui remettait son tout premier prix d’excellence des diplômés pour l’entrepreneur de l’année.


Prix fidélité à l’Université

John McEntyre (B.Sc.A., 1965; M.Ing., 1969) : Soutenir les idées innovatrices

Au moment de passer de l’école secondaire bilingue de l’Université d’Ottawa à l’Université, John McEntyre s’est trouvé dans l’obligation de faire un choix. Mathématiques? Sciences? Génie? « Toutes ces matières m’intéressaient », dit-il. En fin de compte, il a opté pour le génie électrique (B.Sc.A., 1965; M.Ing., 1969), mais pas avant d’avoir obtenu son brevet de pilote et de s’être enrôlé dans la marine.

Il était fasciné par les ordinateurs, dit-il, « mais quand j’ai obtenu mon diplôme, l’informatique n’existait pas encore. » L’industrie du traitement de données, alors en plein essor, embauchait plutôt des ingénieurs électriciens. « Je me trouvais à la fine pointe de l’évolution en matière de technologie des ordinateurs. »

Il a ensuite fait carrière chez IBM et d’autres géants de l’industrie, comme Northern Telecom, Bell Northern Research, le Bureau de recherche en défense et Honeywell, à Ottawa, Montréal, Mississauga, ainsi que dans la Silicon Valley, en Iran et en Australie. Bien plus qu’une intention clairement définie de sa part, c’est le hasard qui a dirigé son parcours professionnel, au gré des occasions qui se sont présentées à lui. « Je me disais : voilà qui semble intéressant, allons de ce côté. »

John McEntyre n’est pas resté assez longtemps au même endroit pour s’y enraciner profondément. Vivant maintenant à Montréal, il est tout de même revenu à l’Université d’Ottawa, en 2017, à l’occasion d’une exposition de design à l’Espace de travail et d’intégration des projets de la Faculté de génie. « Ça m’a impressionné », dit-il. « Ce genre de chose n’existait pas à l’époque où j’y étais. »

Le concept d’un espace de collaboration où des « étudiants brillants, enthousiastes et entreprenants » peuvent mener à terme une idée, à leur propre rythme, lui plaisait. Son don servira à offrir aux équipes d’étudiants un soutien direct, et du mentorat, ainsi que l’accès aux nouvelles technologies et à de l’équipement. « Nous avons besoin de gens qui ont une vision », dit-il. « Cet espace leur permet de voir ce que signifie l’entrepreneuriat, ce qui doit être fait pour faire progresser la technologie en milieu de travail. » Cet espace d’apprentissage par l’expérience pratique porte maintenant son nom : l’Espace de collaboration John McEntyre.

Les ingénieurs qui en franchiront les portes « comprendront le monde réel », dit John McEntyre. « Cela en fera des personnes plus complètes. »


Prix jeune diplômée

Frances Tibollo (J.D., 2015) : Se battre pour la justice

Frances Tibollo (J.D., 2015) a fait les manchettes en 2018 en négociant la libération de deux Canadiennes détenues injustement dans une prison cambodgienne. « Un malentendu culturel était à l’origine de toute l’affaire », explique la lauréate 2019 du prix jeune diplômée de l’Université d’Ottawa.

Cette avocate de la région de Toronto connaissait bien le Cambodge, puisqu’elle a travaillé, en 2017, comme consultante juridique stagiaire au Bureau des co-procureurs des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, dans le cadre de l’Assistance des Nations Unies au procès des Khmers rouges. Elle a continué de s’intéresser à la défense des droits humains à l’échelle internationale en s’impliquant dans la lutte contre la traite des personnes et l’exploitation des enfants, ainsi qu’en faveur de l’accès à l’éducation, notamment par le truchement de The Oaklands Foundation, qu’elle a fondée au début de son adolescence.

Pendant ses études à l’Université St. Francis Xavier, à l’École d’affaires internationales Norman Patterson de l’Université Carleton puis à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Frances Tibollo s’est distinguée par ses qualités de chef d’équipe et ses résultats scolaires. Ses camarades d’études racontent à quel point elle a su inspirer et motiver les personnes autour d’elles à viser elles aussi l’excellence. Son engagement communautaire lui a par ailleurs valu de nombreux prix.

Admise au Barreau de l’Ontario en 2016, Frances Tibollo a intégré un cabinet de contentieux à titre d’avocate spécialisée en litiges commerciaux. Malgré une carrière exigeante, elle continue de s’impliquer dans l’action communautaire. Elle siège ainsi au conseil d’administration de cinq organismes de bienfaisance, dont OneChild, COMITES Toronto et le Congrès national des Italo-Canadiens.

Frances Tibollo possède manifestement de nombreux talents. En plus d’être active au niveau communautaire, elle travaille comme apicultrice aux côtés de son père, à la LLBee’s Honey Family Farm, à Vaughn. Photographe accomplie, elle a tenu sa première exposition en 2018. Elle est également ceinture noire 2e degré en taekwondo. 

C’est la lutte pour la justice, toutefois, qui la motive au premier chef. Elle s’est donné comme mission, dans la vie, de défendre la cause d’autrui.


Prix du service communautaire

Trèva Cousineau (B.Sc., 1959) : Une ardente défenseure de la francophonie

Ceux qui connaissent Trèva Cousineau (B.Sc., 1959) utilisent des adjectifs comme dynamique, généreuse et infatigable pour décrire cette défenseure passionnée de l’éducation et de la culture française en Ontario. Cette ancienne enseignante et nutritionniste se consacre à l’avancement et à la protection de la francophonie aux niveau local, provincial, national et même international depuis plus de 50 ans. Sa motivation est simple : « Quand on a beaucoup reçu, il faut beaucoup donner en retour », explique-t-elle.

« C’est à l’Université d’Ottawa que j’ai appris à m’impliquer », dit-elle. Présidente de classe et meneuse de claque en plus de travailler pour le journal étudiant et l’album des finissants, elle a obtenu le prix du mérite pour la participation à la vie étudiante.

Native de Timmins, en Ontario, Trèva Cousineau est retournée dans le Nord en 1963 pour défendre la cause de l’éducation en français, à Sudbury, à titre de commissaire de conseil scolaire et de coordonnatrice des services français pour le ministère provincial des Services sociaux et communautaires.

De retour à Ottawa en 1989, elle a continué de défendre la cause de l’éducation en français en occupant successivement de nombreux postes, dont ceux de directrice générale du Conseil d’éducation catholique pour les francophones de l’Ontario, de présidente provinciale et directrice générale intérimaire de l’Association canadienne-française de l’Ontario et de directrice générale de la Fédération nationale des conseils scolaires de langue française.

En 1990, elle a aussi présidé le Groupe consultatif sur la gestion de l’éducation en langue française – la Commission Cousineau –, qui a mené à la création en Ontario, dès 1998, de 12 conseils scolaires publics et catholiques francophones entièrement financés par la province.

Le dévouement de Mme Cousineau lui a valu de nombreuses distinctions, dont l’Ordre des francophones d’Amérique. Tout récemment, elle recevait un Prix d’excellence 2018 de l’Ontario pour les personnes âgées. La réalisation dont elle est le plus fière, c’est d’avoir présidé le comité chargé de l’érection du Monument de la francophonie, inauguré sur le campus de l’Université d’Ottawa en 2013.

Tout en continuant de diriger le Mouvement d’implication francophone d’Orléans et Dialogue Canada, Trèva Cousineau s’apprête à relever un nouveau défi : obtenir sa maîtrise. À l’Université d’Ottawa, bien entendu.


Prix membres honoraires de l’Association des diplômés

Cynthia et Yves Bled : Consacrer sa vie à aider les jeunes

C’est le désir d’exprimer leur reconnaissance envers leur pays d’adoption qui a motivé Cynthia et Yves Bled, lauréats pour 2019 du prix Membres honoraires de l’Association des diplômés, à consacrer leur vie à la jeunesse. Bien que retraités, les deux anciens professeurs continuent de soutenir et de récompenser la réussite étudiante en finançant généreusement des bourses d’étude offertes dans une variété d’établissements, dont l’Université d’Ottawa.

« Notre avenir dépend de ce que nous, les adultes, faisons avec les jeunes et pour eux », dit Cynthia Bled. La carrière dans l’enseignement de cette économiste s’est déroulée à l’Université d’Ottawa, à l’Université Concordia, à l’Université Carleton et au Collège Algonquin. À titre de commissaire de conseil scolaire, poste qu’elle a occupé pendant plus de 10 ans, elle a contribué à façonner la vision éducative qui sert à guider la jeunesse d’Ottawa. Son apport a été reconnu tout au long de sa carrière et lui a valu de nombreuses distinctions, dont la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II.

L’anthropologue Yves Bled a été doyen aux affaires étudiantes, directeur des programmes culturels et professeur d’anthropologie culturelle à l’Université d’Ottawa. Il a enrichi le campus et la collectivité dans son ensemble de son amour pour les cultures du monde. « Le monde entier est ma patrie », dit-il, exprimant ainsi une perspective dont témoignent aussi les nombreux voyages qu’il a effectués avec sa femme et les œuvres d’art qui décorent les murs de leur maison, à Ottawa. 

Le souci de Cynthia et Yves Bled d’avoir une action positive sur la vie des étudiants et étudiantes se reflète aussi dans le programme Jeunes bâtisseurs canadiens (JBC) qu’ils ont fondé en 2007 pour encourager la réussite de jeunes talentueux appartenant à une minorité. Un don généreux à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa, en 2011, est venu sceller le partenariat entre le programme JBC et l’Université, qui sert maintenant de centre névralgique pour ce programme devenu international. « Nous avons pris le virage international pour tenir compte du fait que notre action a désormais pour cadre le village planétaire », dit Cynthia Bled.

En 2017, les deux éducateurs se sont mis en quête de nouveaux domaines dans lesquels ils pourraient avoir un impact durable. Ils ont décidé de cibler tout particulièrement la sous-représentation féminine dans les études en génie. « Les réalisations du génie nous touchent de toutes les manières possibles », dit Cynthia Bled. « C’est un secteur que nous devons soutenir. »

« Le Canada a été bon pour nous », dit Yves Bled, « et l’Université d’Ottawa nous a donné la possibilité de contribuer à son succès futur. C’est un honneur d’y être associés. »

 

 

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