Le bioGARAGE : jouer aux Lego avec les gènes

La science de pointe à la portée de tous
La science de pointe à la portée de tous

Dans un nouveau centre à la pointe de la technologie génétique et destiné à encourager les esprits curieux, les étudiants de toutes les disciplines pourront imaginer et concevoir toutes sortes de projets scientifiques.

Les outils permettant le séquençage de l’ADN et la manipulation des gènes sont en train de transformer notre avenir. Et maintenant, grâce à trois professeurs de l’Université d’Ottawa, même les étudiants qui ne possèdent aucune formation scientifique pourront apprendre à les utiliser.

Fruit de l’imagination de Corrie daCosta, Adam Shuhendler et François-Xavier Campbell-Valois, professeurs adjoints au Département de chimie et sciences biomoléculaires, le bioGARAGE ouvrira ses portes en 2018, dans le nouveau complexe STIM de l’Université d’Ottawa. Il deviendra alors un carrefour où les étudiantes et étudiants de toutes les disciplines pourront apprendre par l’expérience comment construire, reconfigurer et combiner l’ADN et des protéines, composants de base de la vie.

« Ça ressemble beaucoup à un jeu de Lego », explique Adam Shuhendler. « On fournira aux étudiants les cubes, c’est-à-dire les éléments de base, et ils pourront les utiliser en laissant libre cours à leur créativité pour les combiner de différentes manières. On souhaite leur offrir un espace voué à la biologie moléculaire, où ils pourront essayer des choses que personne n’a essayées avant eux. »

Que ce soit chez l’étudiant en musique qui se demande quel son peuvent avoir les gènes ou chez l’artiste qui rêve de concevoir une œuvre murale faite de protéines fluorescentes, le bioGARAGE encouragera la créativité et deviendra un incubateur pour l’esprit entrepreneurial et l’innovation participative.

« Comme on arrive maintenant à synthétiser des fragments d’ADN à un coût relativement modeste, à peu près tout ce qu’on peut imaginer devient possible », dit Corrie daCosta.

En cours de route, les étudiants auront aussi l’occasion de réfléchir aux enjeux éthiques que soulèvent ces outils et d’en apprendre davantage sur leur pouvoir, les pièges qu’ils comportent, et leur potentiel.

Le bioGARAGE est né de l’expérience des scientifiques eux-mêmes, en tant qu’étudiants ou enseignants. Pendant leurs études de premier cycle, on leur apprenait à résoudre des problèmes de manière linéaire, en vue d’un résultat prévisible. Aux cycles supérieurs, toutefois, on s’attendait à ce qu’ils fassent preuve de créativité dans leur raisonnement.

« On ne peut pas toujours tirer un trait entre un point A et un point D en ayant une idée claire et précise du moyen d’atteindre l’objectif », dit François-Xavier Campbell-Valois.

Le bioGARAGE donnera aux étudiants la confiance en soi nécessaire pour innover lorsque placés devant des résultats inattendus, en plus de nourrir chez eux l’esprit d’entreprise. Les jeunes pousses et les sociétés bien installées pourront en outre collaborer avec des étudiants doués à la résolution de problèmes difficiles, tout en remettant en question les idées scientifiques établies.

Parmi les premiers outils qu’on apprendra à utiliser au bioGARAGE figurent les plasmides. Ces petits fragments d’ADN circulaire sont porteurs de gènes. Les bactéries s’en servent pour transférer de l’information génétique. En apprenant à manipuler ces fragments d’ADN, on peut concevoir des plasmides dotés de nouvelles propriétés et les insérer dans des cellules pour modifier la fonction de ces dernières.

Le bioGARAGE tirera parti de la culture entrepreneuriale que l’Université d’Ottawa cultive partout sur le campus. Des étudiants pourraient ainsi créer de nouveaux plasmides – porteurs de gènes pouvant résister aux toxines ou digérer des nutriments plus facilement, par exemple. Ils pourraient ensuite les breveter et les distribuer à d’autres chercheurs autour du monde.

Ils apprendront ainsi non seulement à utiliser une technologie génétique de pointe, mais aussi à résoudre des problèmes – et à réfléchir – sans que des limites viennent brider leur imagination.

« On veut favoriser la créativité et l’apprentissage expérientiel », déclare Corrie daCosta. « On veut lever le voile sur la biologie moléculaire et la rendre plus accessible et plus ouverte. »


En 2015, l’Université d’Ottawa a lancé la campagne Défier les conventions, dont l’objectif est de 400 millions de dollars, pour recueillir des fonds à l’appui des priorités de chaque faculté. Cette campagne aidera l’Université à recruter les meilleurs candidats et à les retenir, ainsi qu’à enrichir l’expérience étudiante. Les dons serviront également à financer des projets d’immobilisations innovateurs.

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Trois professeurs portant des sarraus se tiennent l’un à côté de l’autre, en toute collégialité, dans un laboratoire de science.

Adam ShuhendlerFrançois-Xavier Campbell-Valois et Corrie daCosta, professeurs adjoints au Département de chimie et sciences biomoléculaires, dans un laboratoire de science.

 

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