Les étudiantes en common law Madeline Tater et Aleah McCormick participent à un atelier sur la réforme féministe du droit présenté par l’Association nationale Femmes et droit (ANFD)

Faculté de droit – Section de common law
Étudiantes et étudiants
Ateliers et tutoriels
Faculté de droit – Section de common law

Par Common Law

Communication, Faculté de droit

Étudiants Madeline tater and Aleah McCormick
Photo prise lors de l'atelier sur la réforme féministe du droit, Whitehorse, Y.T. Photo de gauche (G-D) : Professeur Martha Jackman, Député Brendan Hanley, Madeline Tater, Aleah McCormick.
Les étudiantes Madeline Tater et Aleah McCormick se sont rendues à Whitehorse, au Yukon, pour participer à un atelier sur la réforme féministe du droit de l’ANFD.

C’est grâce au généreux soutien financier de la Chaire Shirley-E.-Greenberg pour les femmes et la profession juridique que les étudiantes en common law Madeline Tater et Aleah McCormick ont pu participer à l’atelier sur la réforme féministe du droit de l’Association nationale Femmes et droit (ANFD) qui s’est déroulé à Whitehorse, au Yukon, les 28 et 29 septembre 2022.  

L’atelier, qui a été mis sur pied à partir du cours en ligne RFD 101 de l’ANFD, est le premier d’une série pancanadienne visant à donner aux activistes locaux des outils pratiques pour les aider à s’engager dans une réforme féministe du droit selon une perspective intersectionnelle. L’ANFD a créé ce cours en accès libre dans le but de donner aux étudiantes et étudiants en droit, aux défenseuses et défenseurs de la justice sociale, aux activistes et aux organisations la possibilité de militer pour la réforme féministe du droit et l’égalité des droits.  

Madeline et Aleah en sont toutes deux à leur troisième année dans le programme de common law et font actuellement un stage auprès de l’ANFD.  

Avant d’entamer ses études en droit, Madeline a obtenu un baccalauréat ès arts en études juridiques et littérature anglaise. « Je travaille depuis plus de quatre ans dans le domaine des politiques et de la réglementation en matière de santé publique. Je m’intéresse tout particulièrement à l’interrelation entre la santé publique, les questions féministes d’ordre juridique et la justice sociale. C’est de cette passion que découle mon implication bénévole auprès de Planned Parenthood Ottawa, du FAEJ d’Ottawa et de l’Association étudiante en droit de la santé de l’Université d’Ottawa », explique-t-elle.  

Aleah, pour sa part, s’intéresse aux aspects juridiques et politiques de la santé, aux droits de la personne et au rôle du droit féministe dans la réforme des politiques de santé et sociales. Avant d’entrer à la Faculté de droit, elle a terminé des études en sciences infirmières. « Je travaille actuellement comme infirmière autorisée dans un établissement spécialisé de soins actifs à Ottawa. À ma première année en droit, j’ai effectué un Santéship au cours duquel j’ai travaillé comme assistante à la recherche pour Constance Backhouse, éminente professeure. Ces expériences m’ont donné la chance de faire la connaissance de modèles extraordinaires et de découvrir les mondes de la recherche et de l’activisme », indique Aleah.  

Comme Madeline et Aleah ont pris part à l’atelier à la fois comme animatrices et participantes, elles ont appris beaucoup auprès des personnes participantes ainsi que pendant les panels et les conférences à Whitehorse. « La professeure Martha Jackman a parlé de sa connaissance de la réforme féministe du droit à l’échelle fédérale, et l’avocate féministe Pamela Cross a donné une allocution sur un sujet bien d’actualité : les enquêtes sur les féminicides », notent-elles.  

Le 29 septembre, les deux femmes ont participé activement à un atelier d’une journée où différents sujets ont été traités : « Réforme féministe intersectionnelle du droit : de quoi s’agit-il et comment l’entreprendre? », « Conseils venant des tranchées du féminisme » et « Bien utiliser les outils de défense des droits pour faire progresser les questions féministes ». « Cette occasion que nous avons eue de rencontrer ces leaders communautaires en personne et de les écouter parler de leur engagement dans la réforme féministe du droit a été pour le moins inspirante », soulignent-elles. 

Le plus impressionnant, c’est que Madeline et Aleah ont créé un cahier d’exercices, qu’elles ont utilisé pour animer un atelier sur la création de campagnes intitulé « Agir pour le féminisme et le climat maintenant! », qui a connu un très grand succès. L’atelier sur la protection du climat, qui a eu lieu le 28 septembre en soirée, a réuni un vaste public de jeunes Yukonnais et Yukonnaises, notamment des activistes pour la justice environnementale et sociale, dont les expériences vécues dans le territoire ont alimenté la discussion d’une manière particulièrement pertinente.  

« Notre objectif était d’offrir aux gens une occasion d’apprendre et de réfléchir aux impacts genrés de la crise climatique, mais aussi de découvrir comment la formation de coalitions, la rédaction de lettres, l’utilisation des médias sociaux et l’activisme numérique peuvent renforcer leurs efforts de revendication. » 

Madeline et Aleah ont animé trois séances sur le développement des compétences, notamment sur la façon de mener des campagnes efficaces dans les médias sociaux, au moyen de pétitions parlementaires et par l’envoi de lettres. Elles ont aussi élaboré, en guise de complément, un cahier d’exercices de 12 pages offrant un aperçu simplifié des tenants et aboutissants de la réforme du droit en matière d’action climatique, dans le but de guider les personnes participantes au fil des exercices.  

« Nous avons eu envie de contribuer à ce projet parce que l’activisme de terrain est un sujet qui nous passionne. À l’étape de la création de l’atelier sur l’action climatique, nous voulions absolument, d’une part, rendre accessible le cours sur la réforme féministe du droit en matière de crise climatique et, d’autre part, encourager les gens à utiliser leur propre voix avec confiance pour défendre les causes régionales qui leur tiennent à cœur. L’ANFD voudrait maintenant que les étudiantes et étudiants en droit des autres provinces s’inspirent de ce modèle pour offrir des ateliers similaires aux jeunes de leurs régions. » 

Madeline et Aleah sont ravies de pouvoir compter sur les conseils et les encouragements de la professeure Martha Jackman, de même que sur l’expertise et l’aide de l’équipe de l’ANFD (Tiffany Butler, Suzanne Zacour et Deirdre O’Beirne-Røsæg). « Nous tenons à remercier la Chaire Shirley-E.-Greenberg, dont la titulaire est la professeure Natasha Bakht, pour son soutien et sa générosité, sans lesquels nous n’aurions pu participer si pleinement au lancement de la série d’ateliers sur la réforme féministe du droit de l’ANFD. » 

Les deux étudiantes sont heureuses d’avoir eu la chance d’en apprendre davantage sur l’importance de l’action communautaire dans la mise en œuvre d’un changement systémique. « [Il est vital] de réunir les gens autour des grands enjeux qui touchent tout le monde et d’aménager des espaces de réflexion sur les défis et les obstacles. Et donner aux gens les outils dont ils ont besoin pour participer à la réforme féministe du droit comme moyen de s’attaquer aux questions régionales qui leur tiennent à cœur, c’est aussi une solution efficace! » 

Au nom de la Section de common law, nous tenons à féliciter Madeline Tater et Aleah McCormick pour cette incroyable réalisation, et nous leur souhaitons beaucoup de succès pour la suite.