Célébrons le dynamisme de notre communauté franco-ontarienne

Publié le mercredi 23 septembre 2020

Le drapeau Franco-Ontarien

Le nouveau vice-recteur à l’international et à la Francophonie, Sanni Yaya, explique comment l’Université d’Ottawa s’engage plus que jamais à valoriser et à promouvoir la langue, le patrimoine et la vitalité des francophones sur le campus et dans toute la province.

Le Jour des Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes est l’occasion de célébrer l’héritage, la richesse et la force de la langue française à l’échelle de la province. C’est d’ailleurs grâce à son fait français que l’Université d’Ottawa se distingue de la grande majorité des autres institutions d’enseignement supérieur en Ontario. 

En ce 25 septembre, l’Université d’Ottawa réitère son engagement à maintenir et à renforcer la vitalité et le rayonnement du fait français sur le campus, ainsi que son appui à l’enseignement supérieur en français en milieu minoritaire en Ontario, au Canada et sur la scène internationale. 

Au service de l’Ontario français

En tant qu’institution phare et pionnière de la francophonie ontarienne, l’Université d’Ottawa contribue d’abord à celle-ci par ses programmes et cours offerts en français, et ce, dans toutes les facultés. 

Il y a cinq ans, l’Université d’Ottawa a officiellement obtenu la désignation de ses services et programmes d’études en français pour le 1er cycle, en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario. Cette désignation constitue une reconnaissance fondamentale de notre engagement envers la promotion, le rayonnement et le développement de la francophonie en Ontario. 

Ainsi, nous travaillons à préserver les droits acquis chèrement par la communauté francophone de l’Ontario, tant sur notre propre campus qu’en partenariat avec les autres universités canadiennes pour promouvoir ces droits partout où l’enseignement supérieur en français pourrait être menacé.

Pour nous appuyer dans cette mission, nous pouvons compter sur un grand bassin d’expertise, notamment en politiques linguistiques, traduction, droits linguistiques, éducation langagière, etc. Nous accueillons d’ailleurs des chercheurs et chercheuses dont les travaux sont très importants pour comprendre les questions de la francophonie en contexte minoritaire.

Un renouveau de la francophonie à l’Université 

Portrait de Sanni Yaya

Sanni Yaya, Vice-recteur à l’international et à la Francophonie

Dans le cadre de mon nouveau rôle de vice-recteur à l’international et à la Francophonie, j’ai notamment le mandat de promouvoir et de renforcer la présence et le rayonnement de la francophonie à la lumière des orientations proposées dans le rapport Cardinal.

Le renouvellement du programme des Chaires de recherche sur le monde francophone (CRMF) et la création du nouveau cabinet de vice-rectorat international et francophonie témoignent de l’engagement de l’Université en la matière.  

Je crois que la langue est un symbole d’identité et un puissant vecteur de la prise de conscience de l’altérité. L’Université d’Ottawa se doit de répondre aux profondes aspirations de la communauté franco-ontarienne et nous sommes résolus à passer à l’offensive avec des projets concrets et structurants. Ceci passe notamment par l’aménagement d’espaces d’échanges et de réflexion et des programmes destinés à l’épanouissement, en français, des communautés francophones, notamment dans les secteurs porteurs d’identité dont la culture et les communications, les nouvelles technologies, l’éducation, la santé, l’immigration, la justice et le développement économique.

L’Université d’Ottawa veut contribuer à renforcer la solidarité des francophonies en faisant valoir les intérêts communs auprès de ses partenaires. Nous envisageons par exemple un élargissement des collaborations avec d’autres institutions en vue d’une meilleure mutualisation des ressources. Ce rôle d’appui et de collaboration, de leadership auprès d’autres institutions, en est un que l’Université a déjà joué et continuera de jouer.

Une de nos priorités est de faire valoir la voix des francophones et d’assurer, grâce à la recherche, que les meilleures pratiques soient partagées et que les besoins des communautés soient bien compris et encadrés avec des programmes de qualités.

Un parfait exemple est notre Faculté de médecine qui travaille à la création d’un programme de doctorat de premier cycle en pharmacie en français. L’objectif est de contribuer à la formation de futurs pharmaciens et pharmaciennes qui seront en mesure de desservir les populations francophones en milieu minoritaire. Il s’agira du premier programme de pharmacie en français offert au Canada, en dehors du Québec.

La diversité de la Francophonie, une véritable richesse

« Si le français est francophone, la francophonie n’est pas seulement française », pour paraphraser la romancière franco-camerounaise, Calixte Beyala qui cherchait à indiquer par son propos la diversité grandissante des francophonies. 

La francophonie ontarienne est aujourd’hui plus que jamais riche de sa diversité et ceci est en partie le fait de l’immigration. L’arrivée de nouveaux citoyens issus de minorités ethnoraciales et culturelles transforme progressivement le portrait sociodémographique de la francophonie ontarienne.

« Depuis vingt ans, la contribution annuelle de l’immigration internationale au renouvellement de la population francophone de l’Ontario a presque doublé, constituant plus de la moitié du nombre total des nouveaux habitants francophones en Ontario dans les cinq dernières années », de dire E.-Martin Meunier, Directeur du Collège des chaires de recherche sur le monde francophone.

Cela souligne encore plus l’importance de l’engagement de l’Université d’Ottawa envers la population franco-ontarienne. Notre université est un milieu de vie stimulant et un carrefour pour les communautés francophones de partout dans le monde. Cette vision plurielle de la francophonie lui donne toute sa force et sa richesse et représente un atout de taille pour dynamiser la langue française. 

Joignez-vous à nous pour les célébrations virtuelles du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes à l’Université d’Ottawa. 

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