Les étudiants célèbrent la Semaine de la culture autochtone

Publié le mercredi 23 mars 2016

Deux femmes dansent dans des robes jingle traditionnelles Algonquin, qui ont plusieurs rangées de cônes en métal qui font un bruit de cliquetis quand ils se déplacent.

Caitlin Tolley (à l’avant-plan) et Dara Wawatie-Chabot exécutent la danse de la robe à franges. Photo : Mike Foster

Par Mike Foster

À 12 ans, Caitlin Tolley, étudiante en droit à l’Université d’Ottawa, a fait un rêve dans lequel elle dansait. Pour cette Algonquine ayant grandi à Kitigan Zibi Anishinabeg, près de Maniwaki, c’était un signe qu’elle devrait apprendre les traditions culturelles de ses ancêtres.

Le jeudi 17 mars dernier, dans le cadre de la Semaine de la culture autochtone, Mme Tolley et Dara Wawatie-Chabot, étudiante de deuxième année en science politique de l’Université d’Ottawa, ont exécuté une danse de la robe à franges à l’agora du Centre universitaire. Comme elles, plusieurs étudiants inuits, métis et membres des Premières Nations ont fait connaître leur culture par des récits, des chants et des danses.

« Nous vivons notre culture autochtone chaque jour. Nous ne sommes pas disparus, nous ne sommes pas partis, nous n’avons pas été conquis », précise Caitlin Tolley.

Après ses études, l’étudiante souhaite pratiquer le droit autochtone en se concentrant sur les droits des femmes autochtones. D’ailleurs, cet été, elle travaillera à la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario dans le cadre de l’enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues et assassinées.

Selon Dara Wawatie-Chabot, pratiquer des danses traditionnelles est un moyen de préserver sa culture, à une époque où les membres de sa communauté parlant couramment l’algonquin se font rares.

« Notre culture reste assez méconnue. Il y a beaucoup de stéréotypes à combattre », souligne-t-elle.

Un homme est en l'air essayant de frapper une balle sur un bâton qui est tenu haut par un autre homme, debout sur une scène.

Hayden Stuart tente un coup de pied sauté sur un ballon dans le cadre d’une partie de coup de pied simple, un jeu inuit.

Les membres du groupe étudiant Nunavut Sivuniksavut, un programme collégial à Ottawa destiné aux jeunes bénéficiaires de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, ont aussi présenté une série de danses, de jeux et de vêtements inuits.

Thomas Lamb, étudiant de première année en études inuites, a capté l’attention du public avec des questions de type « Saviez-vous que? », dont voici un exemple : « Saviez-vous qu’à Clyde River, au Nunavut, un paquet de 12 bouteilles d’eau coûte 104,99 $? »

Parmi les autres activités organisées par le Centre de ressources autochtones, on notait des conférences de Rick Revelle, auteur du roman I Am Algonquin de la série Algonquin Quest, et d’Alice Blondin-Perrin, survivante des pensionnats et auteure de Mon cœur palpitait comme un tambour : ce que j’ai appris dans les pensionnats destinés aux Indiens, Territoires du Nord-Ouest.

Au début du mois, trois étudiants autochtones de l’Université d’Ottawa ont participé à des tables rondes sur la mise en œuvre des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation.

En effet, Brittany Matthews, Marissa Mills et Brittany Tremblay ont assisté à cette activité d’Imagine Canada, qui se tenait le 1er mars à Rideau Hall, à Ottawa. Conçue pour rassembler les étudiants de tout le pays touchés par les travaux de la commission, l’activité comprenait des tables rondes et un concours d’art et d’essais.

Brittany Matthews, étudiante de quatrième année et Métis-Michif née à l’ouest de Calgary sur un territoire régi par le traité no 7, dit avoir soulevé pendant ces discussions l’importance de la participation des jeunes de tous les horizons au processus de réconciliation.

« C’est nous qui ferons avancer la réconciliation et les mesures qui y seront associées, souligne-t-elle. Il est si important de laisser la jeunesse prendre sa place, de lui donner un espace pour s’impliquer et d’écouter pour en apprendre plus sur la réconciliation. J’aimerais beaucoup voir ce genre d’activité dans plus de lieux d’échange, comme les écoles et les centres communautaires. »

Imagine Canada est un organisme-cadre national du secteur de la bienfaisance.

Une femme fait une danse du cerceau Algonquin, qui consiste à danser tout en entrelaçant de nombreux cerceaux dans des motifs complexes le long de ses bras, autour et autour de son torse et autour des deux jambes. Elle tient également un cerceau dans sa bouche.

Sarah Decontie adopte la forme d’un papillon dans la danse des cerceaux.

Une rangée de cinq hommes en costume traditionnel dansent sur une scène, avec une rangée de femmes, également en costume traditionnel, chantant fièrement derrière eux.

Les étudiants inuits Kyle Hainnu, Pakak Picco, Cody Pitseolak, Nathan Gray et Thomas Lambe exécutent la danse traditionnelle Uva Atuqa.

Un homme en costume autochtone et coiffe à plumes danse sur scène.

Pour Jason G. Mullins, qui danse depuis plus de 20 ans, danser en public est d’abord un moyen d’informer les gens.

Deux lutteurs de jambes mâles sont allongés sur le dos, les jambes levées et verrouillées aux chevilles.

Thomas Lambe pratique la lutte de jambes avec Kyle Hainnu.

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