Ferline Regis chante sa foi et en souvenir de son père

Publié le mercredi 21 octobre 2015

Par Brandon Gillet

Ferline Regis chante en y mettant tout son cœur et toute son âme et ce, depuis l’âge de cinq ans. Originaire d’Haïti, cette étudiante est arrivée au Canada il y a 15 ans s’est inscrite au programme de baccalauréat en musique, avec une majeure en administration des arts.

Elle lançait le 10 octobre dernier, son premier album, Tout a changé, lors d’une soirée à laquelle participaient également Vocem et les sœurs Lafleur, tous deux d’Ottawa, ainsi que Xperience de Montréal.

« Tout s’est passé au-delà de mes attentes, dit-elle. Le public était incroyable et les artistes ont donné d’excellentes performances. Les gens ont accueilli mon album avec beaucoup d’enthousiasme et j’ai été très touchée que ma famille soit présente à cette soirée. »

C’est en chantant à l’église avec son père, décédé en 2002, que Ferline a appris à aimer le gospel. Son album est profondément inspiré par sa foi et par le souvenir de son père.

« Je sais qu’il voudrait que je continue d’aller de l’avant, et ce message s’entend dans quelques-unes de mes chansons. L’émotion m’a submergée [lors du lancement] lorsque j’ai parlé de lui et de la fierté qu’il aurait ressentie s’il avait pu être présent ce jour-là. »

L’album est consacré essentiellement au gospel, mais intègre aussi des éléments de jazz et de kompa, un style de musique originaire d’Haïti. Les textes sont à 80 % en français, le reste présentant un mélange d’anglais et de français.

« Je chante quelques chansons pop, mais surtout du gospel, explique l’artiste. Je me souviens de l’époque où je chantais à l’église avec mon père. Il a été mon premier professeur, parce qu’il adorait chanter. »

À l’Université d’Ottawa, Ferline Regis s’est produite notamment aux concerts du midi à la salle Freeman. Elle a aussi organisé plusieurs événements à l’Auditorium des anciens, dont un spectacle qui retraçait l’histoire de la musique gospel noire dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

Avant d’enregistrer son album, Ferline Regis a dirigé pendant cinq ans une école de chant. Elle a mis cette activité en veilleuse afin de pouvoir travailler à son album, mais elle espère que ses études l’aideront à développer son modèle d’entreprise.

« C’est une école consacrée à l’enseignement du chant, mais pas seulement pour le gospel. On s’intéresse aussi à la pop, au blues et au jazz », précise-t-elle.

Elle espère que sa musique sera une source d’inspiration pour les gens et elle accueille avec beaucoup de reconnaissance le lancement de son album.

« Mon souhait, c’est que ma musique donne de l’espoir aux gens et les aide à garder la foi, dit-elle. J’ai vécu beaucoup d’épreuves dans ma vie, j’ai surmonté de nombreux obstacles. Ce qui m’a permis de continuer malgré tout, c’est la certitude que les choses finiraient par s’améliorer. C’est le message de mon album : n’abandonnez pas, persévérez. »

On pourra voir et entendre Ferline Regis dans le cadre du spectacle-bénéfice Lights! Camera! Cure!, à l’Algonquin Commons Theatre, le 22 octobre, ainsi qu’au Grand Rassemblement de l’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario, le 24 octobre, au SONY Centre de Toronto.

Un échantillon de la musique de Ferline.

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