Malala honorée par l’Université d’Ottawa

Publié le mercredi 12 avril 2017

Malala et son père, Ziauddin Yousafzai, ont tous deux reçu un doctorat honorifique de l’Université le jour même où Malala obtenait le titre de citoyenne canadienne honoraire des mains du premier ministre Justin Trudeau. De gauche à droite: Le recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa, Jacques FrémontZiauddin YousafzaiMalalaToor Pekai (mère de Malala) et le doyen de la Faculté des sciences sociales, Marcel Mérette.

Par Johanne Adam

Icone de la lutte pour l’éducation des filles, la lauréate du prix Nobel de la paix 2014, Malala Yousafzai, a été honorée par l’Université d’Ottawa à l’occasion d'une de ses rares visites au Canada.

À peine âgée de 19 ans, la jeune femme est reconnue pour ses contributions à l’échelle internationale en matière de justice sociale et pour sa lutte visant à permettre l’accès à l’école pour tous les enfants des pays en développement, et tout particulièrement aux filles.

Il s’agit là de valeurs fondamentales à l’Université d’Ottawa, puisqu’elles mènent à l’autonomie économique, sociale et politique, mais aussi à la démocratie. Le recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, a tenu à souligner l’engagement indéfectible de la jeune Pakistanaise et l’a remercié « de donner une voix à toutes celles qui aspirent à un avenir meilleur ». Le recteur a profité d’une rencontre individuelle avec Malala et son père Ziauddin Yousafzai pour leur décerner un doctorat honorifique.

Le doyen de la Faculté des sciences sociales, Marcel Mérette, aussi présent à la rencontre, a indiqué que les efforts de Malala partout dans le monde sont source d’inspiration et il a invité la jeune lauréate à revenir à Ottawa, cette fois sur le campus de l’Université afin de pouvoir partager son expérience avec les étudiants.

Malala Yousafzai lutte contre la répression des enfants depuis l’âge de 10 ans. En 2009, elle racontait son quotidien de fillette pakistanaise persécutée par les talibans sur un blogue en ourdou de la BBC. Elle y dénonçait la violence, les assassinats, les incendies dans les écoles pour filles et l’opposition sans équivoque de ses oppresseurs à l’éducation des filles.

En 2012, Malala est victime d’une tentative d’assassinat par les talibans dans un autobus scolaire qui la ramène à la maison. Gravement blessée, elle est transportée vers un hôpital de Birmingham, au Royaume-Uni, pour y subir une série d’interventions chirurgicales. Cet attentat a largement contribué à la renommée internationale de la jeune femme qui, aujourd’hui, termine ses études secondaires en Grande-Bretagne.

Malala, dont le prénom signifie « affligée de douleur », est le symbole même de la lutte pour la justice sociale. Son rêve de devenir médecin s’est transformé : elle veut être politicienne et activiste.

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