Des ouvrages mathématiques renforcent les liens entre l’Université d'Ottawa et l’AIMS-Sénégal

Publié le lundi 14 janvier 2019

Yves Bourgault avec une trentaine d'étudiants dans une photo de classe prise sur une plage.

Photo de classe de l’AIMS-Sénégal 2012 : Yves Bourgault (à droite du centre, rangée arrière) est l’un des professeurs de l’Université qui ont enseigné dans les centres de l’AIMS.

Par Kelly Haggart

L’Université d’Ottawa a fait don de plus de 2 000 ouvrages de mathématiques à l’Institut africain des sciences mathématiques (African Institute for Mathematical Sciences - AIMS) au Sénégal afin de soutenir sa croissance en tant que centre d’excellence d’études supérieures en Afrique de l’Ouest.

En élaguant la collection de la bibliothèque avant de s’installer dans le complexe STEM en 2018, le personnel du Département de mathématiques et de statistique a jugé que faire un don à l’AIMS-Sénégal allait de soi. Le département est venu en aide à l’AIMS de plusieurs façons depuis que l’Université est devenue le premier partenaire universitaire canadien du réseau en 2010.

« Les centres de l’AIMS produisent des diplômés en résolution de problèmes ayant les compétences avancées en mathématiques nécessaires à la transition vers une économie du savoir », explique le professeur de mathématiques de l’Université Thierry Giordano, qui siège au conseil universitaire de l’AIMS-Sénégal depuis sa création. « Nous sommes très heureux d’aider ce puissant réseau de scientifiques qui travaillent ensemble au développement de l’Afrique. »

Après un périple de 45 jours en mer depuis le port de Montréal, la tonne et demie de bouquins devrait arriver en janvier à M’Bour, au Sénégal, où elle ira enrichir la bibliothèque du premier centre bilingue français-anglais de l’AIMS.

« C’est un don considérable qui contribuera au développement des connaissances et des capacités au sein du réseau de l’AIMS », souligne Peter Szyszlo (Ph.D. 2018), diplômé de l’Université d’Ottawa et membre de l’équipe de direction d’AIMS Canada. « Comme l’accès à Internet n’est pas garanti en Afrique subsaharienne, ces livres sont d’une grande valeur. Cet envoi comprend des manuels et des actes de congrès, dont bon nombre sont en français. »

Une douzaine de boîtes de livres sont prêts à être expédiés.

Une partie des quelque 2 000 ouvrages de mathématiques avant leur départ pour le Sénégal.

Centres d’excellence

Le réseau de l’AIMS, qui offre une formation mathématique rigoureuse à des étudiantes et étudiants africains doués des cycles supérieurs, est une initiative du physicien Neil Turok. Directeur de l’Institut Perimeter de physique théorique de Waterloo, en Ontario, Neil Turok a reçu un doctorat honorifique de l’Université d’Ottawa en 2011 et a été nommé Officier honoraire de l’Ordre du Canada l’an dernier.

Le Canada a été le premier donateur majeur à financer l’ambitieux projet d’expansion du réseau, appelé AIMS-Next Einstein Initiative (AIMS-NEI). Le premier centre de l’AIMS a accueilli sa cohorte initiale en 2003 en Afrique du Sud, pays d’origine du professeur Turok. Depuis, cinq autres centres ont vu le jour au Sénégal, au Ghana, au Cameroun, en Tanzanie et au Rwanda. Les centres de l’AIMS ont formé près de 1 700 étudiantes et étudiants à la maîtrise, dont un tiers de femmes, venant de 43 pays africains.

Deux hommes debout devant un immeuble au Sénégal.

De droite à gauche : Robert Smith?, professeur de mathémathiques de l’Université, en compagnie d’un étudiant à l’AIMS-Sénégal en 2015.

Partenariat AIMS-Université d’Ottawa

Selon David Kribs, coordonnateur des études de l’AIMS au Canada et professeur de mathématiques à l’Université de Guelph, l’Université d’Ottawa est « le plus important partenaire universitaire international de l’AIMS-NEI des dernières années ».

La contribution de l’Université au réseau permet à des étudiantes et étudiants de suivre le programme intensif de 10 mois de l’AIMS. L’enseignement est prodigué par certaines des plus grandes sommités en mathématiques du monde, y compris des membres du corps professoral de l’Université d’Ottawa, qui ont donné 11 cours dans des centres de l’AIMS depuis 2012.

Parmi la douzaine de diplômés de l’AIMS venus poursuivre leurs études à l’Université d’Ottawa, Aminata Keita, du Mali, et Sana Keita, du Sénégal, ont reçu un doctorat en mathématiques à la collation des grades de l’automne 2018.

Sana Keita en compagnie de dignitaires de l’Université sur la scène de la collation des grades d’automne en 2018.

Occasions d'expérience coop

Des étudiants de tous les secteurs de l’Université ont la possibilité de faire un stage dans les centres de l’AIMS, et ceux de l’AIMS peuvent venir faire un stage au Canada dans le cadre d’une initiative avec l’industrie et du forum Next Einstein de l’AIMS. De plus, le Bureau coop et le Centre de développement de carrière de l’Université d’Ottawa aident l’AIMS à devenir un pionnier africain de l’enseignement coopératif et de l’apprentissage intégré au travail dans les domaines des STIM.

« Notre don de livres est simplement un pas de plus vers l’établissement d’une relation solide et dynamique entre l’Université et le réseau de calibre mondial qu’est l’AIMS », précise le professeur Giordano.

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