Partager au lieu d’acheter : écono et écolo

Publié le mercredi 1 août 2018

Bicyclettes VeloGO stationnées près d'un parc.

Les urbanistes le répètent depuis longtemps : nos autos sont stationnées 95 % du temps. Elles sont sous-utilisées et coûtent cher à posséder et à entreposer. Et c’est la même chose pour presque tout ce que nous possédons : 80 % de nos affaires servent moins d’une fois par mois, ce qui est loin d’être durable! Alors, pourquoi posséder autant d’objets? Pour s’assurer d’y avoir accès rapidement quand on en a besoin. Mais l’économie collaborative vient changer les choses. Par des plateformes mobiles, elle rapproche les gens et les biens sans passer par la possession. En voici quelques exemples sur le campus.

Autopartage et covoiturage

Derrière d'une voiture VRTUCAR près de King Edward.

L’Université d’Ottawa s’est associée à VRTUCAR pour offrir des services d’autopartage sur le campus. Les véhicules, situés aux stationnements M (Mann et King Edward) et J (King Edward et Osgoode) ainsi qu’à divers endroits dans la Côte-de-Sable, sont une option de transport de plus pour les habitants du quartier. L’Université facilite aussi le covoiturage des membres de la communauté universitaire sur son portail en ligne Zone de covoiturage.

Vélopartage et entretien vélo

Étudiante sur un VeloGO.

Avez-vous remarqué les vélos bleus un peu partout dans le centre-ville? Ce sont les vélos en libre-service de VeloGO, maintenant exploité par HOPR. Sans stations d’ancrage, il suffit d’avoir l’application (sur iPhone seulement pour l’instant) pour trouver le vélo libre le plus près. Une fois à destination, le vélo peut être laissé là où il ne dérange pas, tant qu’il reste dans la zone d’opération : Westboro à l’ouest, Université Carleton au sud, rivière Rideau à l’est et UQO/parc Jacques-Cartier au nord.

Si vous avez un vélo, mais qu’il a besoin d’amour, vous pouvez passer à la Coop vélo de la FEUO pour une mise au point gratuite, des pièces de rechange d’occasion ou pour assister à un atelier de mécanique de vélo. Des outils sont aussi disponibles dans les trois stations de réparation de vélo du campus. La Coop vélo est là pour que les étudiants et les membres de la communauté adoptent des habitudes de vie saines et écoresponsables par le transport actif.

Emménager ou déménager, sauce budget

Pour ne pas avoir à trimballer trop de choses en déménageant, « magasinez » à la Gratuiterie, un endroit où tout est gratuit. Vous y trouverez de la vaisselle, des vêtements, des petits électros, de la déco, des fournitures de bureau… Et quand vous serez prêt à partir vers de nouvelles aventures, déposez-y tout ce dont vous n’avez-plus besoin, ça fera le bonheur de quelqu’un d’autre!

Et pour ceux et celles qui doivent décamper rapidement, la brigade de bénévoles du programme Déposez et dégagez écume les résidences désertes à la fin de chaque trimestre pour récupérer tout ce qu’on y a abandonné. Plutôt que de jeter des vêtements, de la nourriture ou des objets qui peuvent encore servir, l’équipe les nettoie, les trie et les remet à des organismes de bienfaisance locaux et à la Gratuiterie. Résultat : 50 tonnes d’articles ont évité le dépotoir depuis 2008. En plus, les bénévoles font toujours des trouvailles!

Besoin d’un bureau?

Le Programme de réutilisation des meubles récupère les chaises, bureaux, tables et autres articles de bureaux inutilisés sur le campus pour les redistribuer gratuitement à l’intérieur de la communauté universitaire ou encore à des écoles et organismes de bienfaisance locaux. Ce geste de solidarité sociale évite aussi l’envoi au dépotoir de mobilier parfaitement utilisable.

Jardiner en communauté

Jardin en train de se faire arroser.

Pour récolter des légumes frais ou pour apprendre les bases du jardinage, inscrivez-vous sur la liste d’attente des jardins communautaires du campus : la liste est longue, mais le roulement est bon et il est rare de ne pas avoir de lot. Ouverts à tous, bien qu’utilisés principalement par les étudiants et employés de l’Université, ces îlots de verdure sont des endroits pour se rassembler, apprendre les uns des autres et s’ouvrir à l’importance de cultiver des aliments locaux.

Partager le pain…

Boîtes de nourriture en processus d'assemblage.

Et tout ce qui va avec, c’est la mission de la Banque alimentaire de la FÉUO. Pour combattre l’insécurité alimentaire sur le campus, ce groupe offre une fois par mois des « paniers d’urgence » contenant assez de nourriture pour trois jours aux personnes qui en font la demande. Leurs bureaux servent aussi de lieu de ramassage des Boîtes de bonne bouffe, un panier de fruits et légumes mensuel à prix abordable.

Partager la nourriture, c’est aussi une façon de s’intégrer dans la communauté et d’éviter le gaspillage alimentaire. Depuis septembre 2017 les Services alimentaires, en étroite collaboration avec Chartwells, donnent les invendus aux Shepherds of Good Hope, St. Joe’s Women’s Centre, la banque alimentaire Partage Vanier, et la Société John Howard du Canada. De septembre à avril, 31 204 produits ont nourri des gens qui en avaient besoin plutôt que d’aller au compost.

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