Des repères pour les nouveaux professeurs

Publié le jeudi 25 août 2016

 Group of 42 men and women in the lobby of a building with a leafy wall in the background.

Bienvenue à l’Université d’Ottawa : plus de 40 nouveaux professeurs ont assisté au Programme d’orientation pour les nouveaux professeurs 2016 du 16 au 19 août.

Photo : Andrea Campbell.

Par Mike Foster

Parmi les 80 nouveaux professeurs qu'accueille l'Université d'Ottawa ce semestre, bon nombre ont assisté à trois jours d'ateliers bilingues à la mi-août pour se familiariser avec leur nouveau milieu de travail, rencontrer des collègues et discuter de stratégies d'enseignement.

Le Programme d'orientation pour les nouveaux professeurs 2016, organisé par le Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage de l'Université d'Ottawa, a commencé le 16 août. Le recteur de l'Université, Jacques Frémont, a accueilli les nouvelles recrues, qui ont ensuite assisté à une discussion en panel entre des professeurs d'expérience sur la culture de l'enseignement et de la recherche à l'Université.

Les nouveaux venus, dont la plupart sont entrés en poste le 1er juillet dernier, ont assisté à des séances novatrices, dont des « formations éclair », sur l'utilisation de la technologie en enseignement, des trucs pour favoriser la participation active et l'engagement des étudiants, les modes d'évaluation de l'enseignement et l'aide à la recherche.

Les professeurs qui ont participé à ce programme annuel ont aussi entendu des étudiants parler de leur expérience d'apprentissage à l'Université.

Depuis quelque temps, la Gazette présente certains de ces nouveaux professeurs à la communauté universitaire. Ajoutons donc quelques nouveaux visages à ce portrait.

Sciences sociales

En recherche, Baljit Nagra s'intéresse principalement à la race et à l'origine ethnique, à la surveillance et la sécurité nationales, aux études de genre et à la recherche qualitative.

En tant que professeure adjointe au Département de criminologie, elle mène une étude qualitative à l'échelle nationale composée de près de 100 entretiens avec des dirigeants musulmans canadiens de cinq grandes villes afin d'étudier l'impact des lois et des politiques relatives à l'immigration, à la citoyenneté et à la sécurité sur les communautés musulmanes. Elle a publié des articles dans Cahiers canadiens de sociologie, Religions et d'autres revues à comité de lecture. En ce moment, elle travaille à la rédaction d'un ouvrage qui s'intitulera Securitized Citizens: Canadian Muslims’ Experiences of Race Relations and Identity Formation Post 9/11. Elle a obtenu son doctorat du Département de sociologie de l'Université de Toronto en 2011 et elle a déjà reçu des bourses de recherche postdoctorale de l'Université d'Ottawa et de l'Université York.

Luc Bernier nous arrive de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) de l'Université du Québec, où il a été professeur de politique publique de 1991 à 2016 et directeur de l'enseignement et de la recherche de 2001 à 2006. Il est coauteur de Executive Styles in Canada: Cabinet Structures and Leadership Practices in Canadian Government et Les entreprises publiques aujourd'hui : missions, performance, gouvernance, leçons de quinze études de cas. Il a aussi beaucoup écrit sur l'entrepreneuriat public, l'innovation, les entreprises publiques et de la privatisation, la politique étrangère, le pouvoir exécutif et le leadership. Il a obtenu son doctorat en sciences politiques de l'Université Northwestern en 1989 et il a été président de l'Institut d'administration publique du Canada en 2005-2006.

École de gestion Telfer

Stéphane Tywoniak possède vingt ans d'expérience dans les domaines de la stratégie pédagogique, la pensée systémique, la gestion de projet et l'entrepreneuriat. Il a occupé de nombreux postes de coordination à l'Université de technologie du Queensland à Brisbane, en Australie, notamment en tant que directeur des études de MBA, directeur des études et fondateur de la maîtrise pour cadres en gestion de projets complexes et coordonnateur du programme de doctorat.

En recherche, il s'intéresse principalement aux interactions stratégiques entre les entreprises et la société dans des projets complexes et à la prise de décision stratégique, et en particulier à la façon dont les entreprises acquièrent, maintiennent et perdent leur légitimité. Il est rédacteur en chef adjoint, gestion de projet, de Systems Research and Behavioral Science et rédacteur en chef adjoint, théorie et stratégie des établissements, du Journal of Management and Organization.

Stéphane est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Master), de la Manchester Business School (MBA), de l'Université Paris-X Nanterre (Master en recherche) et des HEC Paris (Ph.D.).

Mohamed Chelli est détenteur d’un diplôme de doctorat en sciences d'administration (option comptabilité) de l’Université Laval (Québec, Canada) et de l'Université Paris-Dauphine. Il détient également un master-recherche en comptabilité de l’Université Paris-Dauphine. Sa thèse de doctorat porte sur l’étude des pratiques de légitimation chez les agences de mesure de la performance socio-environnementale des entreprises ainsi que sur l’analyse de la façon dont les mesures produites par lesdites agences exercent un certain pouvoir de type disciplinaire autant sur les entreprises scrutées que sur les parties prenantes.

Mohamed Chelli était jusqu'à tout récemment professeur de comptabilité à la Toulouse Business School (France). Ses domaines d’enseignement comprennent entre autres : comptabilité financière, comptabilité approfondie, calcul des coûts, Business Plan et méthodes qualitatives en recherche comptable.

Les travaux de recherche du professeur Chelli portent principalement, mais pas exclusivement, sur la divulgation environnementale, la mesure de la performance socio-environnementale des entreprises et les pratiques de notation/classement/certification/audit en matière de développement durable.

Éducation

Megan Cotnam-Kappel

Megan Cotnam-Kappel a obtenu son doctorat en éducation de l'Université d'Ottawa en 2014. Ayant grandi à Orillia, en Ontario, en tant que francophone en situation extrêmement minoritaire, elle a produit une thèse de doctorat intitulée Une étude comparative des paroles des enfants sur le processus de choix scolaire en milieu minoritaire en Ontario et en Corse. Cette thèse a été dirigée en cotutelle par l'Université d'Ottawa et l'Université de Corse Pascal-Paoli, en France.

Elle a ensuite fait un stage postdoctoral à la Harvard Graduate School of Education, où elle était membre d'un programme de formation à la recherche en engagement civique et en éducation à la citoyenneté, le Spencer New Civics Early Career Scholars Program. Elle a mené des recherches avec Project Zero sur la façon dont les jeunes utilisent les médias sociaux comme moyen d'engagement civique en ligne.

Elle est maintenant de retour à son alma mater en tant que professeure adjointe en technologie éducative. Ses intérêts de recherche portent sur les littératies numériques et la citoyenneté numérique chez les jeunes francophones en milieu minoritaire ainsi que sur l'utilisation des technologies en éducation.

Éliane Dulude se joint à l'Université d'Ottawa en tant que professeure adjointe en leadership éducationnel.

Ses recherches portent sur l'application des politiques éducationnelles, en particulier les politiques de reddition de compte et les politiques fondées sur des données probantes, ainsi que sur les répercussions de telles politiques sur le changement organisationnel et pédagogique. Elle est chargée de cours à l'Université de Sherbrooke, où elle enseigne au certificat d'études avancées en enseignement et en apprentissage dans l'enseignement supérieur. Elle a été consultante pédagogique tant dans le secteur public que privé, notamment pour Bombardier Aéronautique et le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle du gouvernement du Luxembourg. De septembre 2015 à mai 2016, elle a été chercheuse postdoctorale à l'Université de Genève. Éliane a terminé son doctorat en administration scolaire à l'Université de Montréal en 2015.

La semaine dernière, la Gazette a présenté quelques-uns des nouveaux professeurs de la Faculté de droit (Common law et droit civil).

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