La santé mentale, une priorité en éducation

Publié le mercredi 13 avril 2016

Sawsane El Amiri, Diana Koszycki and Amélia Dowell.

De gauche à droite : Sawsane El Amiri, Diana Koszycki et Amélia Dowell travaillent toutes les trois à la clinique de counseling de la Faculté d’éducation.

Par Valérie Charbonneau

Sawsane El Amiri et Amélia Dowell, candidates à la M.A. en psychologie du counseling (section anglophone), terminent avec beaucoup d’humilité une autre journée de travail à la clinique de counseling de la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa. Située au campus Lees, la clinique a pour mandat de fournir des services de counseling aux étudiants de l’Université qui pourraient profiter de soutien psychologique continu.

« C’est une expérience unique de pouvoir aider des étudiants à affronter les défis que présente la transition universitaire, surtout que nous sommes passées par là il n’y a pas si longtemps », affirme Sawsane.

Pour accomplir leur stage de 500 heures en psychologie du counseling, Amélia et Sawsane rencontrent depuis un an des étudiants du premier cycle qui requièrent les services de professionnels en santé mentale.

« J’aime pouvoir suivre le progrès des étudiants sur une longue période. C’est une chance inouïe de développer de solides alliances thérapeutiques avec nos clients », soutient Amélia.

Sawsane et Amélia sont supervisées par Diana Koszycki, psychologue clinicienne et membre de l’Ordre des psychologues de l’Ontario et du Québec, qui est également professeure à la Faculté d’éducation et au Département de psychiatrie à l’Université. Les deux stagiaires suivent une quinzaine de clients chacune et appliquent différentes techniques bien établies pour venir en aide aux étudiants qu’elles rencontrent, et dont les besoins de services en santé mentale sont grandissants.

« De nombreux étudiants universitaires au Canada sont aux prises avec l’anxiété, la dépression, une faible estime de soi, des problèmes relationnels et autres pouvant nuire à leurs études ou à d’autres aspects de leur vie », affirme Diana Koszycki. Elle explique que les clients de la clinique, souvent aiguillés par le Service d’accès au succès scolaire, obtiennent du counseling à long terme favorisant la résilience et améliorant la santé mentale, les relations interpersonnelles et les soutiens sociaux.

Marie-Pier Couture sits in an armchair with a pen in her hand and smiles at the camera.

Marie-Pier Couture, étudiante à la M.Éd. en psychologie du counseling, termine un stage au Centre de développement des carrières à l’Université d’Ottawa, où elle engage un réel dialogue avec les étudiants.

Les programmes de maîtrise offrant la concentration en psychologie du counseling ne sont pas nouveaux, mais l’importance des changements qui seront apportés à la concentration prendra tout son sens dès leur entrée en vigueur en mai 2016.

L’Université d’Ottawa deviendra la seule université au Canada offrant la possibilité d’étudier en français à la maîtrise en éducation, concentration en psychologie du counseling.

« L’unicité de cette concentration en français au Canada permettra de répondre aux besoins des communautés francophones de l’Ontario qui souffrent d’une grave pénurie de professionnels ayant reçu une formation adéquate et reconnue en santé mentale », soutient Raymond Leblanc, doyen de la Faculté d’éducation. « Nos diplômés pourront travailler dans un domaine qui oriente, aide, informe, écoute et traite des personnes en fonction d’une démarche thérapeutique éprouvée. »

Étudiante à la M.Éd. en psychologie du counseling, section francophone, Marie-Pier Couture a particulièrement apprécié la diversité de la clientèle dans le cadre de son stage à la clinique de santé mentale de l’hôpital Montfort.

« En quelques mois, j’ai pu mettre en pratique mon savoir théorique acquis dans les domaines de l’anxiété, de la dépression ou de l’accoutumance », affirme-t-elle. Marie-Pier termine un stage au Centre de développement des carrières à l’Université d’Ottawa, où elle engage un réel dialogue avec les étudiants.

Cette Franco-Ontarienne d’adoption envisage de poursuivre sa carrière dans un milieu francophone minoritaire.

« En travaillant à Montfort, je me suis rendu compte combien la demande en soins spécialisés en santé mentale en français était grande, d’un bout à l’autre de l’Ontario. Échanger et être compris dans sa langue maternelle, c’est indispensable pour les communautés minoritaires. Je ne pense pas que les professionnels en santé mentale manqueront de travail dans les prochaines années », ajoute l’étudiante.

L’expertise que ces trois candidates à la maîtrise développent auprès des étudiants est bénéfique tant pour leur expérience professionnelle que pour la communauté universitaire qui connaît une demande grandissante de services en santé mentale.

Visionnez le témoignage de Sawsane et Amélia au sujet de leur expérience à la clinique de counseling.

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