Sujet chaud, têtes froides

Publié le mardi 15 mars 2016

Misha Voloaca, wearing a T-shirt with the words “Fossil Free uOttawa,” stands in front of a wall of plants.

Misha Voloaca, étudiant au doctorat en psychologie expérimentale et membre d’uOttawa Sans Fossile, participera à la table ronde sur le rôle de l’Université d’Ottawa dans la lutte contre le réchauffement planétaire. Photo : Mike Foster

Par Mike Foster

L’Université d’Ottawa s’apprête à accueillir trois tables rondes sur les moyens de s’attaquer aux changements climatiques, dont les avantages et les inconvénients du désinvestissement dans l’énergie fossile. Ces tables rondes, qui auront lieu le 21 mars 2016, visent à susciter une discussion élargie et diversifiée. Elles prépareront ainsi le terrain à la réunion du Bureau des gouverneurs de l’Université, le 22 avril, au cours de laquelle doit avoir lieu le vote sur cette question du désinvestissement.

Les universités en Amérique du Nord essaient de déterminer ce qu’elles doivent faire pour combattre le réchauffement planétaire et, en particulier, si elles doivent se dessaisir de leurs intérêts dans les combustibles fossiles. À l’Université d’Ottawa, cette question a été soumise l’an dernier à la considération du Bureau des gouverneurs. L’Université a commandé un rapport sur les enjeux liés aux placements responsables (PDF 173 ko) (en anglais) à Tessa Hebb, directrice du Carleton Centre for Community Innovation (CCCI). Le rapport présente une gamme d’options stratégiques et de recommandations à la considération de l’Université.

Image of David Runnalls.

David Runnalls, professeur invité à l’Institut de l’environnement de l’Université d’Ottawa, sera maître de cérémonie et prononcera le discours d’introduction aux tables rondes du 21 mars.

David Runnalls, professeur invité à l’Institut de l’environnement de l’Université d’Ottawa et ancien président de l’Institut international du développement durable, établira les paramètres de la discussion en décrivant le contexte national et international.

« C’est une question intéressante et intellectuellement stimulante », dit-il. « La tenue de ces tables rondes, à mon sens, témoigne de la volonté du Bureau des gouverneurs et de l’administration de susciter sur le sujet un véritable débat. » David Runnalls est aussi professionnel en résidence à La Prospérité durable (en anglais), un groupe de réflexion ayant son siège à l’Institut de l’environnement de l’Université.

La première table ronde à 11 h examinera le Rôle de l’Université d’Ottawa dans la lutte au réchauffement planétaire : les avantages et désavantages du dessaisissement, les mesures prises par l’Université pour réduire les émissions et d’autres interventions à réaliser. L’un des participants sera Misha Voloaca, doctorant et membre d’uOttawa Sans Fossile, un organisme prônant le dessaisissement de l’Université.

« En soi, le dessaisissement n’arrêtera pas la production de combustibles fossiles par les entreprises. Mais il contribuera à réorienter le dialogue au sujet du changement climatique et à faire comprendre aux gouvernements que l’humanité est bel et bien aux prises avec une crise existentielle », dit-il.

C’est Deirdre Laframboise, directrice générale du Forum canadien du climat, qui présidera la table ronde. Les participants comprendront Heather Hachigian, associée de recherche au CCCI; Robert Gorman (B.Sc. 1975), expert en placements récemment retraité de TD Wealth; et Jonathan Rausseo, gestionnaire du développement durable à l’Université d’Ottawa.

À 12 h 30, la table ronde sur les Solutions climatiques pour le Canada se penchera sur les contributions que peuvent apporter les chercheurs et spécialistes en politique de l’Université d’Ottawa pour aider le Canada à faire la transition à une économie sobre en carbone. Cette table ronde réunira Stewart Elgie, directeur de La Prospérité durable; Handan Tezel, professeure à la Faculté de génie; et Nathalie Chalifour, professeure agrégée à la Faculté de droit et codirectrice du Centre en droit de l’environnement et de la durabilité mondiale.

Enfin à 13 h 50, le panel étudiant Ouvrir la voie au dessaisissement dans les universités canadiennes examinera le bien-fondé du dessaisissement comme outil efficace dans la lutte contre les changements climatiques ainsi que l’impératif moral des universités comme chefs de file en matière de durabilité. Une période de questions suivra les discussions.

L’événement se déroulera de 11 h à 15 h, à la salle 4007 du Pavillon des Sciences sociales.

Pour en savoir plus sur ce que l’Université a fait jusqu’ici pour lutter contre le changement climatique, on peut lire le Rapport sur le développement durable à l’Université d’Ottawa (PDF 268 KB) de 2015.

Jonathan Chiasson poses with his hand on solar panels.

Jonathan Chiasson, technologue mécanique principal, a installé des panneaux solaires au Complexe de recherche avancée de l’Université d’Ottawa à l’été 2015 afin de générer de l’électricité et soutenir la recherche à la Faculté de génie. C’est l’une des nombreuses mesures qu’a prises l’Université pour réduire son empreinte carbone.

 

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