Voici Jill Scott, la nouvelle provost et vice-rectrice aux affaires académiques

Publié le lundi 9 septembre 2019

Jill Scott

Par Johanne Adam
Photos: Bonnie Findley

L’Université d’Ottawa accueille cette année Mme Jill Scott au sein de son administration, à titre de provost et vice-rectrice aux affaires académiques pour un mandat de cinq ans qui a commencé le 1er septembre 2019.

Qui est Jill Scott au juste? Pour vous donner une idée, la Gazette a compilé une série de citations de sa part, au sujet de sur son histoire, ses valeurs, sa vie personnelle, ses ambitions professionnelles et même ses passe-temps.

Découvrez Jill Scott au-delà de son rôle de provost.


 

« Je suis née à Winnipeg, sur le territoire du Traité no1, et j’ai grandi à La Fourche, à l’endroit où la rivière Rouge et l’Assiniboine se rencontrent. Bien au-delà des notions traditionnelles de territoire et de géographie physique, je comprends l’importance d’être sur le territoire des peuples autochtones : Premières Nations, Métis et Inuits. »

 

Jill Scott debout, dehors, sur le campus de l'Université.

 

« Je suis une descendante de colons canadiens d'origine écossaise. L’anglais était la seule langue de communication dans la maison où j’ai grandi. »

« Après mes études secondaires, j’ai trouvé un programme d’échange qui m’a permis de partir en Allemagne où j’ai eu la chance d’apprendre l’allemand. Je dirais que j’ai presque la même maîtrise de l’allemand qu’un locuteur natif. »

« Le français est ma troisième langue. J’ai appris le français à l’école et je suis heureuse de pouvoir l’utiliser pour la première fois en 30 ans. »

«J’ai étudié la littérature comparée et j’ai obtenu une maîtrise et un doctorat en approfondissant des questions relatives à la langue, la culture, la différence culturelle, la sensibilisation aux cultures et les liens interculturels qui m’ont passionnée tout au long de ma carrière. »

« Mon travail interdisciplinaire m’a poussée à explorer l’identité culturelle des langues au sein des autres nations. Je me suis finalement retrouvée à travailler dans le domaine des études autochtones. »

 

Jill Scott debout, dehors, sur le campus de l'Université lors d'un interview.

 

« Je suis une chercheuse. Je travaille avec la communauté mohawk de Tyendinaga sur des problèmes de revitalisation de la langue. Mon principal intérêt est de comprendre comment une langue peut nous façonner et faire ressortir le meilleur de nous-mêmes. Je suis également une enseignante passionnée. »

« Je crois fermement en la mission de l’enseignement supérieur. C’est un privilège incroyable de travailler dans un établissement comme l’Université d’Ottawa et d’aider des jeunes à franchir une étape de leur vie. »

« Les universités sont au centre de la recherche, de la création et des découvertes scientifiques pour l’avenir de notre planète. Il y a tellement de travail à faire pour résoudre les plus gros enjeux de notre époque, et je pense que les réponses passent par l’enseignement supérieur. »

« La plupart des étudiants n’ont pas besoin de savoir quel est mon rôle. Ils sont ici pour étudier et je pense que l’administration devrait être transparente. Je la vois comme une réception dont toute l’organisation nous incombe. Les gens se présentent à l’événement et profitent du moment sans voir les assiettes sales et le désordre dans la cuisine. »

« Le travail de provost consiste à gérer les études de l’Université, mais aussi les budgets, et de s’assurer que tout fonctionne de façon optimale. Il est évident que je ne suis pas seule pour faire tout cela. Il y a tout un éventail d’autres vice-recteurs et doyens qui ont leurs propres portfolios et nous travaillons ensemble étroitement de façon à ce que les étudiants puissent vivre une expérience passionnante. Et le corps professoral, qui n’a pas à se préoccuper de ces enjeux, peut se consacrer à l’enseignement et à la recherche. »

 

Jill Scott assise dehors sur un banc de ciment, sur le campus de l'Universirté.

 

« Nous avons un nouveau plan appelé Transformation 2030, et je suis très heureuse d’y participer. Il est novateur, il reflète les valeurs de l’Université d’Ottawa et il est très ambitieux. Ce plan stratégique reflète également la vision du recteur, et le provost est là pour l’exécuter. »

« L’Université d’Ottawa a le vent dans les voiles et il y a beaucoup de choses à célébrer. Je suis très heureuse d’être ici en ce moment, parce que nous allons poursuivre sur notre lancée. »

« J’ai consacré une grande partie de ma vie non seulement à l’enseignement, mais aussi à améliorer la qualité de l’expérience d’apprentissage des étudiants. »

« J’ai deux enfants. Ma fille a 17 ans et mon fils en a 19. Ils sortent tout juste de l’adolescence et deviennent de jour en jour des personnes à la fois formidables et attachantes. »

« Je ne me laisse jamais démonter. J’essaie toujours de prendre une minute pour évaluer la situation : Est-ce bien une situation de crise? À ce poste, vous êtes confronté à plein de choses venant de personnes qui sont passionnées par leur travail. C’est ce qui fait l’intérêt du poste, mais c’est aussi ce qui cause des turbulences. Je pense que le fait d’être une personne calme me sera très utile. »

 

Jill Scott smiles, as she stands outside on uOttawa campus grounds.

 

« Nous vivons à une époque où, pour le meilleur ou pour le pire, il existe une certaine faction qui ne croit pas aux connaissances scientifiques ou à la création de connaissances basées sur des données probantes, et qui va même jusqu’à contester la valeur du raisonnement critique. Cela signifie que les universités ont un rôle très important à jouer pour lutter contre ça. Nous sommes les dépositaires du savoir et nous devons prendre cette responsabilité très au sérieux. »

« Quand je pense aux universités du futur, je les vois comme étant plus mondialisées, plus diversifiées et plus numériques. »

« La diversité est un fait, mais aussi un défi. Comme nous le savons, « diversifié » ne signifie pas « inclusif ». La diversité arrive plus rapidement que l’inclusion, qui, quant à elle, doit être très intentionnelle. »

« Quand je pense à Ottawa, j’ai en tête son caractère bilingue, ainsi que la convergence de deux cultures en une nation, parmi beaucoup d’autres cultures. Je pense aussi aux nombreux joyaux que l’on trouve ici : le Centre national des Arts, le Musée des beaux-arts du Canada et la Galerie d’art d’Ottawa. Je suis également à 15 minutes des édifices du Parlement et le canal Rideau est tout proche. Tout cela est très beau. »

« Je suis une cycliste passionnée et je suis très heureuse d’être à proximité du parc de la Gatineau, de pouvoir m’y promener et aussi de profiter du formidable réseau de pistes cyclables de la ville. »

« Mon travail commence toujours avec gratitude, et je crois fermement qu’il faut s’efforcer de changer les choses quand nous avons la possibilité de le faire. »

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