Révolution de l’IA : façonner l’avenir de l’enseignement postsecondaire et des opérations des TI

Technologies de l’information
DPI
Photo de Martin Bernier
Ces derniers temps, j’ai beaucoup réfléchi au rôle de l’intelligence artificielle (IA) et je suis profondément persuadé qu’elle jouera un rôle essentiel dans l’évolution de nos opérations et de nos projets informatiques.

Récemment, lors d’une conférence sur les services TI dans les universités canadiennes, l’orateur principal, un éminent professeur de New York, a capté l’attention de son public grâce à ses vastes connaissances créatives en matière d’enseignement et de recherche dans le domaine de l’IA. Sa vision des compétences actuelles et du potentiel futur de l’IA, dans des domaines allant de la robotique à l’art, en passant par les applications concrètes, était captivante. Le sujet est captivant et suscite un niveau d’intérêt élevé de la part des membres du personnel. Pour ces raisons, nous avons organisé deux séances supplémentaires afin d’approfondir les sujets abordés. Ces discussions ont néanmoins soulevé des préoccupations valables concernant l’éthique et la sécurité de l’IA, rappelant ainsi brutalement les responsabilités qui accompagnent les progrès de l’IA. 

De nombreux établissements d’enseignement postsecondaire ont pris des mesures importantes pour formuler des politiques et des lignes directrices exhaustives en matière d’IA, notamment en ce qui concerne l’intégrité académique. Cette étape marque un tournant décisif dans l’évolution de l’IA, qui passe de projets de recherche à des applications pratiques dans l’enseignement et l’apprentissage. Si les applications académiques de l’IA sont à juste titre sous les projecteurs, son potentiel de transformation des fondements administratifs et logistiques des établissements d’enseignement postsecondaire reste souvent dans l’ombre, malgré sa capacité à révolutionner ces vénérables institutions. 

L’application la plus courante dont on parle dans ce domaine est celle des agents conversationnels (chatbots). Ceux-ci sont considérés comme des produits courants et leur utilisation suscite peu d’inquiétudes. Dans l’actualité, nous lisons des articles sur leur formidable potentiel dans les domaines de la santé, de l’environnement, des affaires et de l’agriculture. Quelles sont donc les préoccupations? 

Au cœur de la crainte que suscite l’IA se trouve le défi d’une utilisation responsable et éthique. Les méthodologies qui sous-tendent les algorithmes d’apprentissage, les capteurs et les robots nous rappellent souvent les mécanismes d’une boîte noire. Le malaise lié à l’interaction personne-machine, perpétué par les films, persiste, malgré l’expertise croissante dans le domaine de l’IA. 

En réponse à la révolution de l’IA, nous devons prendre des mesures proactives. Alors que de nombreux DPI et établissements post-secondaires adoptent la prudence, il est essentiel de reconnaître que le potentiel de l’IA existe depuis les années 1980. Ce potentiel est moins développé du côté des opérations administratives. Nous ne devons plus être des observateurs passifs, mais des pionniers dans ce voyage transformateur. Cela implique d’exiger des fournisseurs des feuilles de route claires en matière d’IA, d’affirmer notre leadership sur le campus et de rester au premier plan des développements en matière d’IA. L’inaction n’est pas une option; il est temps de faire preuve d’un leadership audacieux pour façonner l’avenir de notre Université à l’ère de l’IA. 

Un groupe, créé de façon organique et constitué des membres du personnel des TI, se penchera sur ces questions afin de proposer des lignes directrices applicables aux Technologies de l’information, en matière d’IA. J’attends avec impatience leurs échanges et suggestions.  Je suis également impatient d’échanger des idées avec vous à ce sujet, car les efforts de collaboration sont essentiels pour faire face aux implications profondes de l’IA dans tous les domaines.  

Si vous désirez échanger à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec moi par courriel.