The right thing to do for Aya

Deux donateurs, Dr. Moshe Nahir et Dr. Tsippi Guttmann-Nahir sont debout devant un édifice sur le campus de l’Université d’Ottawa.

Dr. Moshe Nahir et Dr. Tsippi Guttmann-Nahir ont choisi de prévoir un don testamentaire pour la création d’une bourse en mémoire de leur fille, Aya Nahir, pour qui la musique était hautement thérapeutique.

« Tu te souviens, Moshe? »

« Oui. Bien sûr que je me souviens. »

Tsippi Guttmann-Nahir et Moshe Nahir puisent dans leurs souvenirs pour décrire Aya, leur fille adorée. Son incroyable talent pour la musique, le dessin et les langues. Son humour décapant. Les enseignants médusés par son intelligence. Sa générosité légendaire. Sa soif d’apprendre. Mais aussi les épreuves, la maladie mentale, les séjours répétés à l’hôpital.

« Lorsqu’elle rentrait de l’hôpital après une crise de psychose, elle s’asseyait au piano et martelait les touches. C’était thérapeutique pour elle. C’est pour ça que nous avons choisi la musique », dit Mme Guttmann-Nahir pour expliquer leur décision de créer une bourse d’études en musique à la mémoire d’Aya, qui s’est enlevé la vie en 2008.

Même au plus profond de sa détresse, Aya faisait toujours passer les besoins des autres avant les siens. Pour les Nahir, il était important que la bourse, qu’ils créeront par un don testamentaire, reflète la générosité de leur fille.

« C’est ce qu’elle aurait voulu. D’un côté, ça touche la musique et de l’autre, ça aide la jeune génération. C’était le meilleur hommage à lui faire », dit M. Nahir. Nouvellement établi à Ottawa, le couple a choisi de créer sa bourse à l’Université d’Ottawa après avoir entendu parler de l’excellente réputation de l’École de musique.

Dix ans après le décès d’Aya, la douleur est encore vive, mais le projet de bourse a fait sortir du bon de la tragédie, tant pour les étudiants méritants qui en profiteront que pour les Nahir eux-mêmes.

« Le côté commémoratif de tout ça est très apaisant pour moi, dit Mme Guttmann-Nahir. Une des façons dont je vis mon deuil, c’est en faisant de ma fille un souvenir vivant. Aya n’avait pas la capacité d’avancer par ses propres moyens dans la vie. Alors je l’ai portée. Je l’ai portée pendant ma grossesse, et je la porte encore en moi aujourd’hui. C’est la vérité : elle m’accompagne et m’accompagnera toujours. »

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