POLIQUIN, Daniel

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Madame le Chancelier,

C’est toujours un grand privilège de présenter à la collation des grades une personnalité d’exception à qui l’Université a choisi de décerner un doctorat honorifique.

Mais lorsqu’on vous invite à faire l’éloge d’une personne comme celle que nous honorons aujourd’hui, c’est également un immense plaisir.

Romancier, nouvelliste, traducteur et interprète, Monsieur Daniel Poliquin a en outre un lien tout à fait particulier avec l’Université d’Ottawa. Il est en quelque sorte membre de notre grande famille. Par ses réalisations, Daniel Poliquin personnifie on ne peut mieux la tradition de bilinguisme qui distingue notre établissement.

Let me mention just a few aspects of the very special relationship between Mr. Poliquin and Canada’s University.

To begin with, he is an alumnus. He has a doctorate in French Literature. Then there’s his tremendous work as a professor at our School of Translation and Interpretation. And, finally, he was the French program’s Writer in Residence in 1993.

Daniel Poliquin is a well-known Franco-Ontarian writer, translator and interpreter, born and raised in Ottawa. If you want to see what moves Daniel Poliquin, ask him about language and literature. Ask him about his faithful depictions of personal and social relationships, the driving forces behind so much of his writing. That writing has impressed far and wide, and he is now one of Canada’s leading French-language novelists, with a bevy of awards to prove it.

Mr. Poliquin has added a wonderful blend of colour and vigour to Canada’s cultural landscape through his novels, collections of short stories, and even a thought-provoking essay on Quebec nationalism. Many of his works have been translated into English, meaning that Anglophones here in Canada and around the world can share in the French-Canadian experience.

La renommée de Daniel Poliquin, l’écrivain, déborde largement sa province d’origine. Les nombreux prix qu’il s’est vu décerner témoignent de ses talents de romancier, de conteur et d’artiste. Il a reçu, en 1990, le Grand prix du Journal de Montréal pour son roman Visions de Jude, et, par deux fois, le Prix littéraire Le Droit : d’abord en 1991 pour le roman que je viens de mentionner, puis en 1995 pour L’Écureuil noir. Il a également été, en 1994, le tout premier lauréat du prix littéraire du Salon du livre de Toronto, qui couronne l’œuvre d’un écrivain ontarien de langue française. Enfin, en 1998, le prix Trillium lui a été décerné pour son roman L’Homme de paille.

En plus d’avoir publié une douzaine d’œuvres de sa création, Daniel Poliquin est traducteur littéraire, et contribue à ce titre à enrichir la culture canadienne-française.
Grâce à ses traductions, les francophones peuvent désormais savourer le style de plusieurs grands auteurs de langue anglaise, comme Jack Kerouac, Mordechai Richler, W.O. Mitchell, Douglas Glover et d’autres.

Parlons finalement de Daniel Poliquin, l’interprète à la Chambre des communes. L’interprétation est, évidemment, une activité bien différente de l’écriture romanesque et de la traduction littéraire. Mais c’est un travail d’une extrême importance qui contribue lui aussi, d’une façon toute particulière, à rapprocher les communautés francophones et anglophones du Canada.

Through his work as an interpreter in the House of Commons, Daniel Poliquin breaks down the barrier of language and bridges the distance between English-speakers and French-speakers. And though the bridges might be fraught with bitter debate and conflicting visions, they often lead to compromise, and failing that, at least to a better understanding of one another. In the end, these bridges, courtesy of interpreters like Daniel Poliquin, help Canada’s two “solitudes” work together.

Enfin – rien d’étonnant vous direz – l’engagement personnel de Monsieur Poliquin auprès de la francophonie canadienne tout entière, allié à son œuvre culturelle et littéraire prolifique, lui a valu de grandes distinctions.

Mentionnons, par exemple, que Daniel Poliquin est membre de l’Ordre des Chevaliers de la Pléiade, honneur conféré par l’Assemblée parlementaire de la francophonie; il est aussi médaillé du jubilé de la Reine Elizabeth II, et membre de l’Ordre du Canada.

Aujourd’hui, l’Université canadienne se fait l’écho de ces hommages en l’honorant à son tour.

Madame le Chancelier, c’est pour toutes ces raisons qu’au nom du Sénat de l’Université d’Ottawa, j’ai le plaisir de vous présenter, pour le grade de Docteur de l’Université, Monsieur Daniel Poliquin, auteur, traducteur et interprète accompli, un homme qui a voué sa carrière au renforcement des liens qui unissent les deux communautés linguistiques du Canada.

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