TSAMPALIEROS, Gabriel T.

Article

Discours

Veuillez noter que les discours sont publiés dans la langue dans laquelle ils ont été présentés.

Bonjour,

J’aimerais débuter en vous disant combien je suis touché par l’honneur que me l’Université d’Ottawa et vous me conférez aujourd’hui, surtout étant donné combien je tiens votre faculté et cette université en haute estime.

Je me souviens très distinctement que lors d’une journée d’été il y a de nombreuses années, je suis venu ici de Montréal en voiture pour livrer en mains propres ma demande d’admission à la faculté de droit, à peine quelques minutes avant l’échéance. Mon rêve le plus cher était simplement d’être admis. Le fait d’y être parvenu et d’être ainsi reconnu 37 ans plus tard a dépassé toutes mes attentes.

Aujourd’hui, en tant que diplômés, vous devenez membres d’une communauté distincte, avec tous les droits, les privilèges, les responsabilités et les obligations qui s’y rattachent.  Vous avez travaillé fort pour obtenir votre diplôme et cet honneur. Veuillez accepter mes félicitations les plus sincères!

Aujourd’hui est un journée marquanet dans votre vie.  Savourez-la et souvenez-vous de la partager avec les gens qui ont contribué à votre succès et de les remercier : vos parents, vos partenaires de vie, les autres membres de votre famille, vos amis, vos professeurs et vos mentors.

Alors que vous entamez l’étape suivante de vos vies et que vous vous apprêtez à écrire le chapitre suivant de vos biographies, permettez-moi de partager avec vous quelques pensées et observations.

Bien qu’il semble banal de dire que nous vivons une période vraiment intéressante, une expression que vous n’avez sans doute jamais entendue auparavant, je suis sûr que c’est aujourd’hui plus vrai que jamais.

À mon avis, notre monde se présente comme un véritable paradoxe. D’un côté, nous progressons à un rythme jusqu’à présent inimaginable.

Les progrès dans le domaine de la médecine et de la biogénétique permettent de prolonger la durée de la vie, de découvrir des traitements contre des maladies jadis considérées inguérissables, et d’en diagnostiquer de nouvelles.

Les progrès au niveau de la technologie de l’information permettent la communication et la transmission instantanées de données, de connaissances et d’idées. Sur ce plan du moins, notre monde d’aujourd’hui est sans contredit un village planétaire.

De l’autre côté, et ceci est particulièrement vrai en ce qui a trait à ma génération, nous avons fait de piètres progrès pour ce qui est d’établir une paix durable, de trouver une façon de coexister, de respecter et d’embrasser la diversité de notre monde et de préserver ce qui a été légué et confié à nos soins. Nous n’avons pas su à cet égard employer à bien nos connaissances pour trouver une solution à la dissension et le manque d’harmonie dans le monde.

Conséquemment, la violence sectaire règne dans notre village planétaire. Que la cause de notre désunion provienne des différences ou des préjugés ethniques, religieux ou culturels, ou qu’elle prenne sa source dans l’envie, la haine, la méfiance ou l’avidité, c’est là malheureusement la triste réalité des choses.

Cette discorde semble aussi être à la source de notre incapacité à vivre harmonieusement avec notre environnement et à trouver un équilibre écologiquement viable entre le progrès industriel et la préservation de notre habitat naturel.  S’il demeure irrésolu, ce déséquilibre menace notre survie continue sur la Terre.

Ce sont là des défis considérables qui ne comportent pas de remèdes magiques ou de solutions faciles.

Bien que ces problèmes ne puissent pas être traités ou résolus par une seule personne, il n’y a pas de raison pour que chaque personne, indépendamment ou en groupe, ne puisse pas influencer positivement les résultats. Je suis persuadé que nous pouvons y parvenir grâce à l’éducation, une bonne volonté et une persévérance sans borne. C’est en fait notre devoir moral individuel et collectif.

Vous possédez l’éducation nécessaire. Vous en avez la preuve concrète en main. Je vous implore donc de faire preuve de bonne volonté, de compréhension et de diligence, et de le faire avec passion!

Parlant de passion, vous avez choisi par votre éducation le chemin que vous désirez poursuivre : votre vocation. Certains d’entre vous sont sûrs et certains de cette direction, d’autres le sont un peu moins.
 
Mais ne vous en faites pas, car vous n’êtes certainement pas seuls ou uniques à cet égard. Je me rappelle que je voulais d’abord être un aviateur, puis un enseignant.

J’ai plutôt étudié le droit, que j’ai ensuite pratiqué pendant 11 ans. J’ai ensuite fondé et exploité une entreprise de promotion immobilière et de restauration pendant 10 ans, puis j’ai dirigé un conglomérat d’hospitalité pendant 10 autres années et maintenant, dans ma demi-retraite, je suis revenu à mes racines entrepreneuriales.

Pendant ces diverses périodes et entreprises, ma philosophie, tant sur le plan personnel que professionnel, a été constante.

Je crois qu’à quelque chose malheur est bon et que les défis mettent notre courage et notre détermination à l’épreuve pour être finalement surmontés. Après tout, il est primordial de progresser dans tout ce que nous entreprenons, car aucune personne ou entité n’est amoindrie par la grandeur. Célébrez et partagez vos succès et ceux de vos êtres chers, et n’entreprenez jamais quoi que ce soit qui risque de compromettre votre intégrité ou pour lequel vous n’êtes pas engagé ou n’avez pas de passion, car de telles entreprises sont douteuses, voire vouées à l’échec.

Il est essentiel de faire preuve de passion pour et dans tout ce qu’on accomplit. Si vous vous passionnez pour tout ce que vous entreprenez, y compris votre travail, vous verrez clairement le bon côté des choses, vous surmonterez les défis qui se présentent à vous et par-dessus tout, vous acquerrez un sentiment de contentement et de bonheur, et le succès s’ensuivra. Votre vocation deviendra votre profession.

Le besoin de passion est particulièrement vrai dans les domaines où nous œuvrons, car nous sommes en sorte des prestataires de service, des protecteurs de droits et des ambassadeurs de bonne volonté.

Vous avez le pouvoir, si vous le désirez, non seulement de donner conseils sages, mais de fournir un havre dans la tempête et d’aider vos prochains à réaliser leurs aspirations. Imaginez que votre diplôme en droit est un passeport vers la réalisation; tirez-en le meilleur parti possible.

Par conséquent, chers camarades diplômés, alors que vous allez de l’avant, écoutez votre cœur et, dans les mots du BARDE, « Soyez fidèles à vous-même ».

Et dans les mots de Socrate, un compatriote Grec plus vieux, mais plus sage que moi :
« LA FAÇON D’ÉTABLIR SA RÉPUTATION EST DE S’APPLIQUER À DEVENIR LA PERSONNE QU’ON DÉSIRE ÊTRE. »

QUELLE est la personne que vous désirez être?

Visualisez vos réalisations et vous-même. Faites preuve de générosité de cœur et d’esprit. Soyez l’auteur de votre biographie et non seulement un simple personnage ou pion dans un scénario écrit par quelqu’un d’autre.

Redonnez autant que vous le pouvez à votre école, vos êtres chers et votre collectivité pour contribuer à faire un monde meilleur.  Allez de l’avant dans la paix, le bonheur et la bonne volonté. Recherchez et favorisez l’harmonie et la bonne entente mondiales. LAISSEZ UN HÉRITAGE.

FÉLICITATIONS ENCORE UNE FOIS POUR VOS RÉALISATIONS ET MERCI DE L’HONNEUR QUE VOUS M’AVEZ CONFÉRÉ.

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