Combattre le racisme sur le campus

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Combattre le racisme sur le campus

En juin 2019, le président et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, a annoncé une approche de grande envergure pour lutter contre le racisme et la discrimination sur le campus.

L’Université d’Ottawa est une communauté diversifiée d’environ 50 000 personnes. Elle constitue, de manière très concrète, un microcosme du Canada. Avec les forces du Canada et avec ses faiblesses. Parmi les forces, on trouve un engagement profond envers les droits de la personne et une culture nationale tolérante à l’égard de la différence et qui célèbre la diversité.

Des allégations de racisme, profilage racial et harcèlement ont été soulevées à la suite d’un incident sur le campus en été 2019. En septembre, un second incident impliquant un étudiant noir a mis encore plus en évidence le besoin urgent de poser des gestes concrets pour combattre le racisme sur le campus.

En réaction à ces allégations et leur impact sur notre communauté universitaire, le recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa Jacques Frémont a annoncé une série de mesures pour contrer le racisme et la discrimination sur le campus.

Dans une déclaration publiée le 10 juin, le recteur Frémont a offert une mise à jour des mesures mises en place depuis juin 2019, ainsi que des avancées réalisées par la communauté vers cet objectif. Le recteur Frémont a aussi déclaré que le travail accompli cette année constitue un pas important dans la bonne direction. Les prochaines étapes comprendront notamment une augmentation des ressources en santé mentale à l’intention des personnes noires et racisées de notre communauté.

Rapports

Ces rapports ont été réalisés à la demande de l’Université et menés par une enquêtrice indépendante. Son mandat comportait deux volets : premièrement, mener une enquête sur l’incident survenu en juin. Deuxièmement, elle doit examiner les règlements et procédures du Service de la protection de l’Université et se prononcer sur les effets négatifs précis et/ou systémiques sur les membres de notre communauté issus de groupes traditionnellement défavorisés, en particulier les membres des groupes racisés sur le campus.

Rapport : phase I (PDF, 1.1MB)

Rapport : phase II (PDF, 745KB)

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Mandat du comité d’action antiracisme et inclusion

Le Comité d’action antiracisme et inclusion (le comité d’action ») a pour but de lutter contre le racisme, nommément le racisme anti-Noirs et anti-autochtones, et de favoriser l’inclusion des personnes noires, autochtones et racisées dans toutes les sphères de la communauté de l’Université d’Ottawa. Il analysera les ressources, programmes, politiques, processus et pratiques de l’Université pour comprendre comment ils contribuent au racisme systémique, et formulera des recommandations pour une meilleure inclusion des personnes noires, autochtones et racisées sur le campus et l’élimination des obstacles en ce sens.

Responsabilités du Comité d’action antiracisme et inclusion :

  • Accueillir et examiner les recommandations de la communauté pour l’inclusion des personnes noires, autochtones et racisées et l’élimination des obstacles en ce sens.
  • Dresser l’inventaire des ressources, initiatives et projets pédagogiques ou autres déjà en place à l’Université pour remédier au racisme systémique, nommément au racisme anti-Noirs et anti-autochtones, et favoriser l’inclusion des personnes noires, autochtones et racisées.
  • Faire l’examen de ces mêmes ressources, initiatives et projets pour évaluer leur pertinence dans la lutte contre le racisme, tout particulièrement le racisme anti-Noirs et anti-autochtones, et déterminer s’ils contribuent à l’inclusion des personnes noires, autochtones et racisées et à l’élimination des obstacles en ce sens.
  • Analyser les pratiques exemplaires, politiques et procédures en vigueur dans l’ensemble du secteur de l’enseignement postsecondaire pour contrer le racisme – nommément le racisme anti-Noirs et anti-autochtones – et favoriser l’inclusion des personnes noires, autochtones et racisées, le tout dans le but d’en envisager l’adoption.
  • Formuler des recommandations de stratégies et de mesures concrètes qui aideront l’Université à tenir son engagement d’éliminer le racisme sous toutes ses formes sur le campus, y compris le racisme anti-Noirs et anti-autochtones, et à atteindre ses cibles d’équité, de diversité et d’inclusion.
  • Le comité d’action sera responsable du suivi des recommandations et présentera régulièrement au Comité d’administration et au Bureau des gouverneurs les progrès réalisés.
  • La mise en œuvre du plan et sa coordination sera appuyé par un conseiller spécial qui sera nommé sous peu.

Pour y arriver, le Comité d’action créera des sous-comités centrés respectivement sur la sensibilisation, la mobilisation, la formation et le renforcement.

Le sous-comité de sensibilisation analysera les recommandations reçues et formulera ses propres recommandations à l’intention du Comité d’action sur les thèmes suivants :

  • reconnaissance de la culture et de l’excellence des Noirs et des autochtones; inclusion des personnes noires, autochtones et racisées
  • droits et responsabilités des membres de la communauté universitaire en vertu des politiques et mécanismes de résolution des plaintes en vigueur; suggestions d’amélioration au besoin
  • autres stratégies et initiatives de sensibilisation

Le sous-comité de mobilisation analysera les recommandations reçues et formulera ses propres recommandations à l’intention du Comité d’action sur les thèmes suivants :

  • occasions de partenariat avec des groupes et organismes communautaires internes et externes
  • occasions d’apprentissage et d’emploi pour les membres noirs, autochtones et racisés de la population étudiante, du corps professoral et du personnel
  • autres stratégies et initiatives d’engagement communautaire

Le sous-comité de formation analysera les recommandations reçues et formulera ses propres recommandations à l’intention du Comité d’action sur les thèmes suivants :

  • évaluation des cours universitaires et des formations pouvant concourir aux stratégies et aux cibles antiracistes, tout particulièrement en ce qui a trait au racisme anti-Noirs et anti-autochtones;
  • mise en place d’une formation interne sur la prévention du racisme, et tout particulièrement du racisme anti-Noirs et anti-autochtones, à l’intention de la communauté universitaire;
  • autres stratégies et initiatives de nature pédagogique.

Le sous-comité du renforcement analysera les recommandations reçues et formulera ses propres recommandations à l’intention du Comité d’action sur les thèmes suivants :

  • évaluation des ressources administratives et pédagogiques sur le campus pour les personnes noires, autochtones et racisées de notre communauté
  • évaluation des programmes et occasions de mentorat pour les personnes noires, autochtones et racisées de notre communauté
  • autres stratégies et initiatives portant sur les ressources et services pour les personnes noires, autochtones et racisées

Le comité d’action sera composé de personnes appartenant aux communautés noires, autochtones et racisées, de même qu’à des groupes revendiquant l’équité et la diversité :

  • dix étudiant.e.s, notamment :
    • deux étudiant.e.s du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa;
    • un.e étudiant.e. de l’Association des étudiant.es diplômé.es;
    • un.e étudiant.e.s de l’Association des leaders étudiants noirs;
    • un.e étudiant.e.s de l’Association d’étudiants autochtones;
    • cinq étudiant.e.s de gouvernements étudiants reconnus autre que ceux décrit ci-dessus.
  • cinq membres du personnel académique notamment :
    • un.e membre du Caucus des personnes noires, autochtones et racisées de l’Association des professeur(e)s de l’Université d’Ottawa
  • cinq membres du personnel non enseignant;
  • deux membres nommés par le Bureau des gouverneurs.
  • Le/la conseiller/ère spéciale, antiracisme et inclusion (membre ex. officio) (à être nommé)
  • Le directeur du Bureau des droits de la personne (membre ex. officio et président du comité)

L’admissibilité des membres du comité d’action

La composition du Comité d’action antiracisme et inclusion doit refléter la diversité de la population étudiante, du corps professoral et du personnel appartenant aux communautés noires, autochtones et racisées, ainsi qu’à des groupes revendiquant l’équité et la diversité. Les membres de la communauté de l’Université d’Ottawa, y compris les membres de la population étudiante, du corps professoral et du personnel de soutien, peuvent en nommer un autre ou poser leur propre candidature pour faire partie du comité d’action.

Conformément à l’intention et au mandat du comité d’action, un des critères de sélection portera sur l’attachement manifeste des personnes candidates à l’équité, à la diversité et à l’accessibilité pour les personnes noires, autochtones et racisées et les groupes en quête d’équité issus de la diversité, le tout dans un cadre intersectionnel.

Les membres, dont le mandat durera deux ans au maximum, seront nommés par un comité composé de deux membres de la communauté étudiante, d’un membre non enseignant, un membre du personnel académique et le/la président.e du comité.

Le comité de nomination

Le comité de nomination examinera chaque candidature et recommandera des candidatures pour qu’elles soient examinées et acceptées pour faire partie du comité d’action. Dans le cadre de ce processus, une attention sera accordée autant à la manière dont les candidats répondent aux critères d’admissibilité qu’à l’importance d’atteindre un nombre total de membres ayant de l’expérience avec les personnes noires, autochtones et racisées et représentant une grande partie de ces communautés. De plus, le comité devrait être composé d’au moins 75 % de membres provenant des communautés noires, autochtones et racisées.

Appel de candidatures

L’Université d’Ottawa est heureuse d’annoncer la création du Comité d’action antiracisme et inclusion. Le mandat du comité d’action consiste à :

  • analyser les ressources, programmes, politiques, processus et pratiques de l’Université pour comprendre comment ils contribuent au racisme systémique;
  • formuler des recommandations pour une meilleure inclusion des personnes noires, autochtones et racisées à l’Université;
  • éliminer les obstacles à l’inclusion sur le campus.

Le comité créera et supervisera un plan d’action contre le racisme qui définira les cibles et les résultats recommandés.

Le comité d’action sera responsable du suivi des recommandations et présentera régulièrement au Comité d’administration et au Bureau des gouverneurs les progrès réalisés. La mise en œuvre du plan et sa coordination sera appuyé par un conseiller spécial qui sera nommé sous peu.

Le travail du comité d’action est d’une importance capitale. Il exigera une grande collaboration de la communauté universitaire qui sera souvent consultée.

Le comité d’action sera composé de personnes appartenant aux communautés noires, autochtones et racisées, de même qu’à des groupes revendiquant l’équité et la diversité :

  • dix étudiant.e.s, notamment :
    • deux étudiant.e.s du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa;
    • un.e étudiant.e. de l’Association des étudiant.es diplômé.es;
    • un.e étudiant.e.s de l’Association des leaders étudiants noirs;
    • un.e étudiant.e.s de l’Association des étudiants autochtones;
    • cinq étudiant.e.s de gouvernements étudiants reconnus autre que ceux décrit ci-dessus.
  • cinq membres du personnel académique notamment :
    • un.e membre du Caucus des personnes noires, autochtones et racisées de l’Association des professeur(e)s de l’Université d’Ottawa
  • cinq membres du personnel non enseignant;
  • deux membres nommés par le Bureau des gouverneurs.
  • Le conseiller spécial, antiracisme et inclusion (membre ex. officio)
  • Le directeur du Bureau des droits de la personne (membre ex. officio et président du comité)

La composition du Comité d’action antiracisme et inclusion doit refléter la diversité de la population étudiante, du corps professoral et du personnel appartenant aux communautés noires, autochtones et racisées, ainsi qu’à des groupes revendiquant l’équité et la diversité. Les membres de la communauté de l’Université d’Ottawa, y compris les membres de la population étudiante, du corps professoral et du personnel de soutien, peuvent en nommer un autre ou poser leur propre candidature pour faire partie du comité d’action.

Conformément à l’intention et au mandat du comité d’action, un des critères de sélection portera sur l’attachement manifeste des personnes candidates à l’équité, à la diversité et à l’accessibilité pour les personnes noires, autochtones et racisées et les groupes en quête d’équité issus de la diversité, le tout dans un cadre intersectionnel.

Les membres, dont le mandat durera deux ans au maximum, seront nommés par un comité composé de deux membres de la communauté étudiante, d’un membre non enseignant, un membre du personnel académique et le/la président.e du comité.

Nous invitons les membres la communauté à soumettre, en toute confidentialité, leur candidature ou celle d’autres personnes au Bureau des droits de la personne à respect@uOttawa.ca, au plus tard le mercredi 27 janvier 2021 à 17 h (HNE).

Le processus de sélection aura lieu immédiatement après la date limite de soumission des candidatures et les nouveaux membres du comité d’action seront annoncés peu de temps après.

La première réunion du comité d’action aura lieu au début de janvier 2021. Les nouveaux membres devront être disponibles une ou deux fois par mois pour des réunions virtuelles. Des travaux préparatoires seront à prévoir.

Toute la communauté de l’Université d’Ottawa aura l’occasion de contribuer au travail du comité d’action. Une page Web dédiée au comité d’action sera bientôt disponible et fournira des mises à jour régulières sur ses progrès et les possibilités d’y participer et de l’appuyer.

Pour toute question sur le comité d’action, communiquez avec Noël Badiou, directeur du Bureau des droits de la personne, à respect@uOttawa.ca.

Mesures intérimaires pour combattre le racisme

En plus de rapport de l’enquêtrice externe, le recteur a annoncé quatre mesures intérimaires pour combattre le racisme et promouvoir la tolérance et l’inclusion sur le campus. Le 4 septembre, le recteur Frémont a confirmé que ces mesures avaient été mises en place afin de veiller à ce que le campus soit plus sécuritaire, tolérant et inclusif alors que le semestre d’automne débute.

Examen du règlement 33

L’Université a soigneusement revu l’interprétation et l’application du règlement 33, notamment l’article 8, en vertu duquel le Service de la protection peut exiger une preuve d’identité des personnes qui se trouvent sur le campus. Les agents de la protection doivent maintenant suivre de nouvelles directives qui indiquent dans quelles circonstances et de quelle façon demander ces preuves. Ces directives visent à atteindre un équilibre entre le respect des droits individuels et le devoir de protection des agents, qui doivent assurer la sécurité sur le campus.

Programme de sensibilisation culturelle amélioré

Tous les agents du Service de la protection qui travaillent sur le campus ont suivi une formation sur les préjugés inconscients et ont participé à une séance d’information sur l’équité, la diversité et l’inclusion qui comprenait une discussion sur l’identité sociale, les différences visibles et invisibles, le pouvoir, les privilèges et l’intersectionnalité de ces notions. Les séances mettaient l’accent sur l’importance de comprendre les questions d’équité, de diversité et d’inclusion, et la contribution de ces valeurs à la sécurité, à l’inclusion et au respect sur le campus. L’Université est d’avis que cette formation outillera son personnel de sécurité pour interagir avec les membres de la communauté universitaire et du grand public.

Nouveau système de traitement des plaintes

Les personnes qui estiment avoir été traitées injustement par le Service de la protection de l’Université d’Ottawa ont maintenant accès à un système amélioré de traitement des plaintes qui leur permet de déposer leur plainte directement auprès du directeur du Service de la protection. Rappelons que les membres de la communauté universitaire peuvent aussi porter plainte auprès du Bureau des droits de la personne pour toute question de harcèlement et de discrimination. Enfin, toute personne peut déposer une plainte à la Direction des services privés de sécurité et d’enquête du ministère du Solliciteur général si elle a des raisons de croire qu’un titulaire de permis a contrevenu à la Loi sur les services privés de sécurité et d’enquête ou à la réglementation.

Comité du recteur pour un campus exempt de discrimination

Un Comité du recteur pour un campus exempt de discrimination a été mis sur pied pour conseiller le recteur sur les moyens de combattre le racisme et de promouvoir la diversité, la tolérance et l’inclusion partout sur le campus de l’Université d’Ottawa et au sein de la communauté universitaire. Le comité s’est réuni pendant l’été et a fourni des conseils pour la mise en œuvre de des mesures intérimaires.

Plus précisément, le comité a conseillé le recteur sur les différents moyens :

  • de cultiver une véritable culture d’inclusion et de tolérance par la mobilisation et la sensibilisation de la communauté universitaire;
  • d’être à l’écoute des critiques provenant de diverses collectivités et des meilleurs spécialistes en matière de lutte contre la discrimination;
  • de supprimer les obstacles systémiques auxquels font face les membres de groupes racisés au sein de la communauté universitaire;
  • de concevoir et de mettre en place un système efficace de traitement des plaintes pour les personnes victimes de discrimination sur le campus.

Vu l’urgence d’agir dans la foulée de l’incident de juin, les membres du comité ont été nommés à titre intérimaire.

Le Comité aviseur intérimaire du recteur pour un campus exempt de discrimination est constitué des membres suivants :

  • Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier
  • Dane Bedward, président, Neurobot Inc et membre du Bureau des gouverneurs
  • Steffany Bennett, conseillère spéciale, diversité et inclusion
  • Saada Hussen, représentante étudiante du premier cycle, Bureau des gouverneurs
  • Danielle Lussier-Meek, conseillère, Relations autochtones et apprentissage des peuples autochtones
  • Vanessa MacDonnell, professeure agrégée, Faculté de droit, Section de common law
  • Tiyana Maharaj, co-fondatrice du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa
  • Errol Mendes, professeur titulaire, Faculté de droit, Section de common law
  • Yasir Naqvi, chef de la direction, Institut pour la citoyenneté canadienne
  • Joanne St-Lewis, professeure adjointe, Faculté de droit, Section de common law
  • Jill Scott, provost et vice-rectrice aux affaires académiques
  • Nicole Tumaine, co-présidente, Association des étudiants noires en droit du Canada, Section de l’Université d’Ottawa

Personnes ressources

  • Noël Badiou, directeur, Bureau des droits de la personne
  • Annick Bergeron, secrétaire-générale
  • Robert Bourgeois, vice-recteur aux finances et à l’administration
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