Les ambassadeurs des retrouvailles contemplent le passé et entrevoient l’avenir

Une femme sourit, debout près du Pavillon des diplômés Alex-Trebek sur le campus de l’Université d’Ottawa.

Aida Stratas attend avec impatience les premières retrouvailles de son programme de maîtrise pour pouvoir socialiser : « Ça va être une grande partie de plaisir! »

Par Michelle Hibler

Nos études ne durent que quelques années, mais nous sommes diplômés à vie.

Voilà en quelques mots la philosophie de Jean-Maurice Lafond. Ce diplômé de l’Université d’Ottawa qui donne des cours en communication à l’Université d’Ottawa, à La Cité Collégiale et à l’Université du Québec en Outaouais entretient des liens étroits avec l’Université depuis l’obtention de son diplôme en 1976.

Cette relation privilégiée fait de lui l’ambassadeur idéal pour les retrouvailles du 40e anniversaire des étudiants du programme de communication sociale, devenu par la suite un programme conjoint entre l’Université Saint-Paul et l’Université d’Ottawa.

« À l’époque, nous n’étions que quelques dizaines d’étudiants, essentiellement de petits groupes. Nous étions privilégiés », se rappelle M. Lafond.

Cette proximité est ce dont Aida Stratas se souvient avec le plus de bonheur lorsqu’elle se remémore son année à la maîtrise en littératures et cultures du monde, qui était alors le premier programme du genre au Canada. La diplômée fait partie des onze étudiantes et étudiants de la quatrième cohorte de ce programme interdisciplinaire conjuguant plusieurs champs d’études, allant des médias à la sociolinguistique. Cette expérience « formidable » l’a incitée à devenir ambassadrice bénévole des premières retrouvailles de sa promotion.  

Cet événement n’est que l’un des nombreux faits saillants qui ponctueront la Semaine des diplômés 2016, qui aura lieu du 30 avril au 7 mai à l’Université d’Ottawa. Cette année, les programmes et les promotions de petite taille, comme ceux de Jean-Marcel Lafond et d’Aida Stratas, seront à l’honneur.  

Amitiés profondes

Avec les quarante années qui les séparent, il n’est pas surprenant que les parcours de nos deux ambassadeurs soient si différents.

« Évidemment, dans une université, on se côtoie, on développe de grandes amitiés, dit M. Lafond. Mais une fois notre diplôme en main, on part chacun de son côté, on se perd de vue. Certaines amitiés se perdent avec le temps, mais quand on se revoit, on retrouve intacte toute cette intensité. »

« Ce que j’aime au sujet des retrouvailles, c’est de rencontrer des anciens professeurs qu’on a aimés – quoique pas toujours! On rencontre aussi d’anciens collègues étudiants. On ne se voit plus, mais on a tellement de souvenirs ensemble. Ce n’est pas tant la fréquence des rencontres qui compte, mais la profondeur des amitiés. »


Jean-Maurice Lafond : ambassadeur des retrouvailles des diplômés en communication (1975-1977).

Jean-Maurice Lafond aime se replonger dans le passé : « Je cultive les souvenirs. J’aime beaucoup me rappeler des périodes lointaines comme mes études universitaires, qui ont été pour moi des moments inoubliables, privilégiés ».

Mais on ne peut vivre que de souvenirs.

« Les êtres humains sont faits de deux choses : les souvenirs et les projets, selon M. Lafond. Ce n’est pas parce qu’on a 60 ans, 62 ans, qu’on ne devrait plus avoir de projets. Se retrouver entre diplômés pour se demander d’où on vient, ce qu’on est devenus, ce n’est pas vraiment ce qui nous attire le plus. Je pense que ce qui nous attire le plus dans ces retrouvailles, ce sont les occasions de perfectionnement et le contact avec de nouvelles idées. »

L’ouverture sur le monde

Aida Stratas attend avec impatience les premières retrouvailles de son programme de maîtrise pour pouvoir socialiser.

« Ça va être une grande partie de plaisir, s’exclame-t-elle. Vu le petit nombre des diplômés de la promotion 2015, tous les diplômés du programme et leur conjoint ou conjointe sont conviés aux retrouvailles. Les professeurs et le personnel administratif sont également invités.

« Ce qui rend ce programme extraordinaire, c’est le soutien du personnel administratif et des professeurs, souligne Aida. Toute cette aide et toute cette attention ont été des facteurs déterminants de notre réussite. Lorsque vous côtoyez des personnes fantastiques, il est facile de se faire des amis. Dans une si petite classe, vous vous sentez littéralement en famille. »

Les amitiés tiennent le coup puisque les diplômés ne se perdent pas de vue, notamment grâce aux réseaux sociaux. « Tout cela est très positif, se réjouit Aida. En sachant ce qui se passe dans la vie des autres, il est plus facile de se rencontrer ».

« Vu la place centrale des cultures et des littératures mondiales dans le programme, je pense proposer le thème de l’ouverture sur le monde. Nous pourrions offrir de la nourriture et de la musique provenant de différentes régions du globe. J’espère que cet événement procurera aux personnes qui ont étudié dans le programme un sentiment de fierté pour ce qu’elles ont accompli, et aussi une certaine reconnaissance envers tous ceux et celles qui les ont appuyées à la Faculté et à l’Université. »  

« Je souhaite que les diplômés resteront en contact et que nous réussirons à préserver notre relation spéciale avec l’Université », espère Aida.

Cette dernière attache une grande importance à cette relation : « Je suis sur le campus depuis sept ans et j’adore l’Université. Je me sens à ma place et j’en suis très heureuse. » Cette place, c’est un poste en marketing à la Faculté des arts, qu’elle a décroché en partie grâce à son bénévolat pour les retrouvailles.

Aida Stratas et Jean-Maurice Lafond invitent les diplômés à communiquer avec eux en tout temps. Pour les deux ambassadeurs, les retrouvailles seront une célébration du passé, du présent et de l’avenir.  

Consultez la liste des retrouvailles de la Semaine des diplômés. Si votre groupe ne figure pas sur la liste, communiquez avec le Bureau des relations avec les diplômés au 613-562-5857 ou au 1-800-465-1888.

André Pinard, photographié avec son fils Mathieu, renouera avec d’anciens camarades de classe au 50anniversaire de la promotion 1966 de l’École normale. Photo : Anne-Marie Fontaine

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Aida Stratas, photographiée devant le Pavillon des diplômés Alex-Trebek, retrouvera bientôt ses anciens camarades de classe de la promotion 2015 de la maîtrise en littératures et cultures du monde. Photo : Robert Lacombe

De gauche à droite : Janina Blank, Pamela Lee-Shanok, Jean-Marc David et William Lee-Shanok sont impatients de rencontrer d’anciens camarades aux retrouvailles des camps d’été des Aventures en génie et en sciences fondé il y a 25 ans. Photo : Anne-Marie Fontaine

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