Une année faste pour Bernie Ashe

Photo de Bernie Ashe devant les stands et le terrain d’un stade.

« S’ils n’avaient pas rendu la comptabilité si amusante, je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui. »

—  Bernie Ashe 

Sabrina Abraham

Ce n’est pas seulement ses six pieds sept pouces qui rendent la présence de Bernie Ashe imposante, mais aussi sa capacité à se concentrer sur le présent. Le diplômé de l’École Telfer (B.Adm. 1978) et PDG de l’année à Ottawa en 2015, attribue lui-même sa réussite à cette qualité.

« Ce qui compte, c’est d’être dans l’instant présent, à mon humble opinion. C’est bien faire ce qu’on fait dans le présent. »

Et Bernie Ashe en mène large. Au cours des trois dernières années, le PDG de l’Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) a lancé deux équipes de sport professionnel et revitalisé l’une des grandes destinations d’Ottawa.

Auparavant, de 1990 à 1997, il avait été vice-président administratif et directeur de l’exploitation des Sénateurs d’Ottawa. Il avait contribué à doter la capitale d’une équipe de la Ligue nationale de hockey et à construire un aréna de classe mondiale, désormais appelé le Centre Canadian Tire.

« Mes sept années avec les Sénateurs représentent peut-être quatorze ans de travail. C’était un boulot majeur. »

« Des moments de pure terreur »

À la fin de décembre 2012, quand on lui a offert le poste de PDG de l’OSEG, il avoue avoir ressenti quelque incertitude. Une perspective intimidante se dressait devant lui : assurer les complexes rénovations du parc Lansdowne et exploiter trois franchises sportives (y compris l’équipe junior de hockey, les Ottawa 67’s).

« J’ai connu des moments de pure terreur, en pensant : “Mon Dieu, est-ce que je peux encore réussir ça?” »

Et pourtant il a réussi. En témoignent le stade de la place TD, au parc Lansdowne, qui peut accueillir 24 000 spectateurs, et le district commercial et récréatif de 360 000 pieds carrés.

La réussite de la nouvelle équipe de la Ligue canadienne de football, les Ottawa Redblacks, a elle aussi été retentissante, puisque l’équipe s’est rendue en finale de la Coupe Grey en 2015, dès sa deuxième saison. La ville peut aussi être fière de son équipe de la Ligue de soccer nord-américain, l’Ottawa Fury, qui participe au match du championnat à la fin de sa deuxième année.

Mais tout n’est pas si rose, nous apprend Bernie Ashe.

« Cette industrie est vraiment fascinante, c’est sûr, mais on ne s’amuse pas tous les jours. On doit assurer le suivi des affaires. Mesurer les résultats. C’est une entreprise commerciale. On a échangé neuf membres des Redblacks la première année et six la seconde. Il faut que les affaires roulent, on doit vendre des places. On vit constamment avec cette angoisse. »

Rendre la comptabilité amusante

Bernie Ashe s’était pourtant lancé dans une tout autre direction, au début de ses études. Inscrit en sciences à l’Université d’Ottawa, il voulait étudier la médecine, comme son grand frère.

Mais lors de sa première année, il s’est rendu compte que l’administration des affaires lui convenait mieux. Tout en étudiant à l’École de gestion Telfer, il participait aux sports intramuraux et a intégré l’équipe masculine de hockey des Gee-Gees lors de sa dernière année d’études.

Après avoir reçu son diplôme de l’École Telfer, il est devenu comptable agréé. Il dit devoir beaucoup à ses professeurs de comptabilité à l’Université d’Ottawa, David McConomy et le regretté Hodge Morrisey.

« S’ils n’avaient pas rendu la comptabilité si amusante, je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui. »


Bernie Ashe en recevant le prix Diplômé de l’année en 2015. Photo : Robert Lacombe

Engagement communautaire

Au-delà du monde des affaires et des sports, Bernie Ashe a fait sentir sa présence dans la ville au fil des ans grâce à son engagement communautaire très dynamique. En 2015, la Chambre de commerce d’Ottawa et l’Ottawa Business Journal l’ont nommé PDG de l’année pour « sa vision, sa passion et son leadership à Ottawa » qui vont bien au-delà du monde des affaires.

Il siège au conseil de Célébrations Ottawa, un organisme qui prépare les festivités du 150e anniversaire de la Confédération en 2017. Il a déjà été membre de la table de concertation du maire pour mettre fin à l’itinérance. Au cours des 14 dernières années, à titre de membre et ancien président du conseil du Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario, il a aidé cette institution à mener deux restructurations majeures.

« Nous sommes une communauté dont les habitants doivent s’entraider. Si les affaires donnent un avantage, c’est bien comprendre que de nombreux organismes sociaux, notamment en éducation et en santé, n’ont pas accès à une expertise commerciale. Je veux prendre cette responsabilité et aider là où je peux. »

En 2015, Bernie Ashe a reçu une autre accolade quand l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa lui a octroyé le prix Diplômé de l’année en reconnaissance de son leadership dans les affaires et la communauté. De plus, son engagement continu envers l’École Telfer l’amène à participer à ses programmes de mentorat et de PDG en résidence.

Qu’est-ce qui attend ce diplômé si accompli? Apprendre à maîtriser les médias sociaux pour enfin entrer dans ce monde-là, avoue-t-il.

« Depuis que je suis entré à l’OSEG, je veux ouvrir un compte Twitter. Voici donc ce à quoi je m’engage publiquement : j’en aurai un avant que cet article soit publié. » 

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Le PDG de l’année, Bernie Ashe, qu’on voit ici dans le stade de la place TD, pièce maîtresse des rénovations au parc Lansdowne. Photo : OSEG


Bernie Ashe s’adresse à un public attablé et écoutant attentivement.

Bernie Ashe retourne à son alma mater en mars 2016 pour la discussion annuelle sur le leadership de l’École Telfer. Son engagement continu envers l’École l’amène à participer à son programme de mentorat et de PDG en résidence. Photo : Mélanie Provencher 

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