Des gens de cœur et d’action

Photo du prix d'Excellence de l'Association des diplòmés de l'Université d'Ottawa

Laissez-vous inspirer par les six lauréats des Prix d’excellence 2016 de l’Association des diplômés.

Par Sophie Coupal

La soirée Tous ensemble à l’Université d’Ottawa, clou de la Semaine des diplômés 2016, servira de toile de fond, le 7 mai prochain, à la remise des six Prix d’excellence de l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa.

Que faut-il pour remporter un de ces prix qui visent à souligner les talents, les efforts inspirants et l’influence de nos diplômés à l’échelle locale et mondiale?

À voir la cuvée 2016 de nos lauréats, on pourrait répondre : des réalisations extraordinaires; une vision; un grand cœur.

C’est assurément le cas de Marc Jolicœur (B.Adm. 1975; LL.B. 1978), gouverneur émérite de l’Université d’Ottawa et avocat spécialisé en droit des sociétés au faîte d’une brillante carrière chez Borden Ladner Gervais.

Lauréat du prix Meritas-Tabaret 2016, Marc Jolicœur est reconnu pour son engagement communautaire, qui ne date d’ailleurs pas d’hier.

Il se rappelle encore la fois où, en 7e ou 8e année, pendant qu’il aidait un de ses professeurs à distribuer des paniers de nourriture à des familles démunies, il est tombé nez à nez avec un camarade de classe.

« Ça m’a tellement marqué que par la suite, chaque fois qu’on me demandait de m’impliquer dans une collecte de fonds, je n’hésitais pas du tout à accepter cette demande », raconte-t-il.

Résultat, ce leader communautaire compte maintenant des décennies d’engagement auprès d’une foule d’organismes comme Centraide, le Bureau des services à la jeunesse, l’Hôpital d’Ottawa et, bien sûr, l’Université d’Ottawa, qui a tout particulièrement bénéficié de sa loyauté.

Pourquoi s’investir autant? « Pour moi, c’est naturel, ça fait partie de ma vie, dit-il. Quand on s’implique, on voit l’impact des gestes qu’on pose. »

Si on en croit le Diplômé de l’année Micheál Kelly (M.A. 1975), c’est un peu la même chose quand on est doyen.

« Ce qu’il y a de plus beau, comme doyen, c’est qu’on peut voir la valeur que notre travail ajoute à une école, un diplôme », dit-il.

Micheál Kelly est actuellement doyen de la Lazaridis School of Business and Economics à l’Université Wilfrid Laurier après avoir passé dix ans à la barre de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa.

Il sait donc de quoi il parle, ayant transformé non pas une, mais deux écoles de gestion canadiennes en trouvant des bienfaiteurs — Ian Telfer en 2007 et Mike Lazaridis en 2015 — prêts à leur donner leurs noms ET leurs millions.

Même s’il consacre désormais ses talents à une autre université, Micheál Kelly n’a pas oublié son alma mater et donne toujours au fonds pour les activités étudiantes que l’École Telfer a établi en son honneur à son départ.

« Le plus drôle, dit-il en riant, c’est que ce fonds sert à appuyer les équipes de Telfer qui se présentent contre mes propres étudiants en compétition. » Comme quoi il adhère au principe que si on veut être le meilleur, il faut se mesurer aux meilleurs!

La générosité envers l’Université d’Ottawa est aussi un trait distinctif de l’avocate et militante féministe Shirley Greenberg (C.M., LL.B. 1976; D.U. 2013), lauréate du prix Fidélité à l’Université.

Maintenant retraitée, Shirley Greenberg demeure une philanthrope très active en santé et en droit des femmes, mais aussi auprès de son université, à qui elle a versé plus de trois millions de dollars depuis 2001 pour financer diverses initiatives.

« Je me sens redevable envers l’Université d’Ottawa. Je suis reconnaissante pour le simple fait qu’on m’ait admise en droit. J’étais dans la quarantaine, ça faisait déjà plusieurs années que j’étais sortie de l’école. Ce fut une magnifique expérience. Difficile par moment, mais magnifique. »

Shirley Greenberg a eu beau se lancer en droit sur le tard, cela ne l’a pas empêchée d’y faire sa marque. Encore aujourd’hui, elle estime que ses études en droit lui ont ouvert des portes et donné la possibilité de lutter contre les injustices envers les femmes.

« J’ai rencontré des gens vraiment inspirants, dit-elle. Ensemble, je pense que nous avons réussi à faire avancer la société. »

Headshot of Dr Horace Alexis

Le Dr Horace Alexis (B.A. 1962; M.D. 1966), lauréat du prix Service communautaire, connaît aussi la valeur de l’implication pour vaincre l’injustice.

Lorsqu’il s’est établi à Petrolia, dans le sud de l’Ontario en 1968, une pétition a circulé pour l’intimer de quitter la ville; les gens ne voulaient pas d’un médecin noir. Le Dr Alexis est non seulement resté, il s’est engagé à fond dans la communauté. Huit ans plus tard, lorsqu’il a décidé de revenir exercer à Ottawa, une autre pétition a circulé. Cette fois-ci, pour lui demander de rester.

L’anecdote permet de jauger le caractère d’un homme qui a aussi travaillé d’arrache-pied pour s’instruire malgré ses origines modestes.

Aujourd’hui retraité, le Dr Alexis n’a rien oublié de ses premières années difficiles comme étudiant pauvre, fraîchement émigré de Trinidad. C’est en partie en souvenir de ces expériences qu’il a créé le Fonds de bourses pour les étudiants canadiens noirs (BCSF) en 1996.

Le fonds repose sur une idée fondamentale : en donnant à une personne les moyens de s’instruire, on peut créer un effet d’entraînement qui traversera les générations, ce que le Dr Alexis a lui-même pu constater dans sa famille élargie.

« C’est comme une fleur qui déploie un à un ses pétales, et il suffit d’attendre pour la voir s’épanouir complètement devant vos yeux », dit-il.

Dans le cas de Katherine Levac (B.A. 2011), lauréate du prix Jeune diplômée 2016, c’est plutôt la carrière qui est en train de s’épanouir.

Trois ans à peine après sa sortie de l’École nationale de l’humour, la jeune humoriste, sacrée Découverte de l’année au gala Les Olivier en 2015, enfile les projets avec une facilité déconcertante. Une aventure qui selon elle a commencé à l’Université d’Ottawa.

« Sans mon bac en lettres françaises, je ne ferais pas ce que je fais aujourd’hui », dit-elle en évoquant entre autres la ligue d’impro, ses cours de création littéraire et la mineure en théâtre qui lui a permis de développer son personnage de scène.

Sa plus grande fierté? Ni Paidge Beaulieu ni SNL Québec, ni même ses plus récents projets comme les émissions humoristiques Like-Moi ou Le Nouveau Show. Tout simplement, rester elle-même.

« [Dans ce métier-là], c’est facile de se perdre, dit-elle. Tout le monde essaie de mettre une étiquette sur toi. Peu importe ce que je fais, j’essaie de rester moi-même. La seule responsabilité que je me donne, c’est de faire rire les gens, de les toucher. »

Photographie de Sam Saab

Toucher les gens, c’est aussi une spécialité de l’homme d’affaires Sam Saab, lauréat du prix Membre honoraire.

Sam Saab n’est pas un diplômé de l’Université d’Ottawa, mais n’en a pas moins grandi avec l’établissement. L’homme d’affaires, qui a fait carrière dans la restauration et l’immobilier, est le propriétaire du populaire restaurant Father and Sons au coin d’Osgoode et King-Edward, fondé par son père en 1967.

La famille Saab ne s’est pas contentée de nourrir la communauté universitaire depuis 50 ans. Elle a aussi développé une solide relation avec les étudiants, et en particulier, sous l’impulsion de Sam Saab, avec les Gee-Gees.

Repas gratuits, dons annuels, emplois étudiants, une bourse pour les étudiants athlètes... on ne compte plus les contributions de Sam Saab à l’Université, où il a acquis la réputation de ne jamais dire non à une demande pour les étudiants.

« L’important pour nous, c’est de redonner aux étudiants », dit-il simplement, fier que son restaurant soit un second chez soi pour bon nombre d’entre eux.

Le 7 mai prochain, ce sera au tour de l’Université d’Ottawa de redonner à tous ses diplômés et amis qui la remplissent de fierté. Venez rencontrer nos lauréats en personne lors de la soirée Tous ensemble à l’Université d’Ottawa et faites la fête avec nous! Procurez-vous sans tarder vos billets pour cette soirée inoubliable.

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