Passeport pour le succès

Un homme en complet est assis à une grande table de conférence, les mains jointes et penché vers l’avant.

« Si tu es passionné par ton travail, tu vas réussir. Il faut aussi de bonnes valeurs et une bonne attitude. Le succès passe par là ».

 – Lino Maurizio

 

Par Marc Gauthier

À 20 ans, Lino Maurizio était épris de justice. Et il aimait le football.

Le jeune homme s’est donc inscrit en criminologie à l’Université d’Ottawa, nourrissant l’espoir ultime de se rallier aux forces de l’ordre et de se joindre à l’équipe des Gee-Gees. S’il n’a pu réaliser son rêve de footballeur en raison d’une blessure, on peut certes affirmer que l’ancien étudiant, aujourd’hui âgé de 49 ans, joue désormais dans les ligues majeures en matière de justice.

L’équipe de Lino Maurizio (B. Sc. soc. 1989) compte 40 000 employés. Il est en effet le chef des enquêtes de conformité chez SNC-Lavalin, l’un des plus grands groupes de génie-conseil et de construction au monde.

Depuis l’obtention de son baccalauréat en criminologie, Lino Maurizio connaît une brillante carrière dans le domaine de la justice. D’abord agent de probation au ministère québécois de la Sécurité publique, puis policier à la Sûreté du Québec, il a gravi les échelons de la hiérarchie jusqu’à diriger l’Unité mixte sur le crime organisé pour la Gendarmerie royale du Canada pendant cinq ans. Il a ensuite été le grand responsable de la lutte contre le crime organisé à la Sûreté du Québec jusqu’en 2013, tandis que la province était secouée par les révélations, à la Commission Charbonneau, sur les malversations dans les contrats publics touchant l’industrie de la construction.             

La multinationale SNC-Lavalin est récemment venue le recruter après la mise au jour d’une série de scandales et de fraudes commises par certains de ses cadres.  Aujourd’hui, avec l’arrivée de Lino Maurizio dans ses rangs, l’objectif de SNC-Lavalin est de devenir rien de moins que la référence de l’industrie en matière d’éthique et de conformité.

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Lino Maurizio discute avec un étudiant lors de la conférence Saisir le succès. Photo : Robert Lacombe

Comment peut-on bâtir une telle carrière?

« Par la passion. Si tu es passionné par ton travail, tu vas réussir, » dira-t-il aux étudiants venus l’écouter en janvier dernier sur le campus, alors qu’il participait, en compagnie de deux anciens diplômés de l’Université, à la conférence Saisir le succès organisée par la Faculté des sciences sociales. « Il faut aussi de bonnes valeurs et une bonne attitude. Le succès passe par là ».

Mais le succès a un prix. L’homme originaire de Valleyfield avoue qu’il doit travailler très fort pour répondre aux attentes de la multinationale.

« Je passe environ 50 % de mon temps à voyager à travers le monde, parce que la compagnie est présente dans 50 pays. » Même si ça peut sembler attirant, tous ces voyages l’éloignent de sa jeune famille (il est nouvellement papa) et deviennent épuisants. Ne lui parlez donc pas de voyager dans ses temps libres!

Cette rencontre avec les étudiants marquait un retour aux sources pour celui qui n’avait jamais eu l’occasion de revenir à son alma mater depuis l’obtention de son diplôme, 30 ans plus tôt.

« À l’époque, j’aurais aimé avoir des rencontres comme celle de ce soir pour parler d’avenir et des emplois disponibles dans mon domaine. »

Y a-t-il de l’avenir aujourd’hui en criminologie?

Absolument, répond-il. Or, les postes risquent surtout de se trouver dans le secteur privé, puisque les gouvernements cherchent sans cesse à réduire leurs dépenses. Les entreprises investissent de plus en plus dans leur sécurité et la protection de leur image.

« Pensez à Volkswagen – l’impact sur la compagnie est trop élevé si on ne s’en occupe pas, » ajoute-t-il au sujet de l’entreprise qui a fait les manchettes pour avoir menti sur les émissions de CO2 de ses voitures. 

Lui qui se dit passionné par les stratégies d’enquête passe d’ailleurs ses journées à dépister, au sein de son organisation, des façons de faire qui pourraient nuire à la réputation de son employeur.

Pour y arriver, il doit parcourir la planète. Depuis ses débuts à SNC-Lavalin, Lino Maurizio a dû changer de passeport deux fois, ayant noirci de tampons toutes les pages de ses documents à force de voyager.

L’homme de Valleyfield n’aurait jamais deviné qu’en venant étudier à l’Université d’Ottawa, il s’offrirait le monde!

Vous aimeriez, comme Lino Maurizio, partager la recette de votre succès avec les étudiants? C’est possible. Contactez-nous pour obtenir de plus amples renseignements.

Photo principale :
Lino Maurizio (B. Sc. soc. 1989) est chef des enquêtes de conformité chez SNC-Lavalin. Comptant 40 000 employés, le cabinet est l’un des plus grands groupes de génie-conseil et de construction au monde. Photo : Robert Lacombe

Quatre personnes assises sur une scène échangent entre elles devant un groupe de participants.

Lino Maurizio lors de la conférence Saisir le succès organisée par la Faculté des sciences sociales en janvier 2016. Photo : Robert Lacombe

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