Le parcours professionnel de Christine n’a rien de linéaire. Il s’est construit au fil d’expériences variées qui l’ont amenée à découvrir sa véritable passion et sa vocation. « Un jour, je me suis retrouvée dans un bureau sans fenêtre, face à deux écrans remplis de feuilles de calcul Excel, un casque d’écoute sur la tête. Comment en étais-je arrivée là? D’un travail en contact direct avec les gens, j’étais passée à l’absence totale d’interaction humaine, raconte-t-elle. Alors j’ai démissionné pour retourner sur les bancs d’école. »
C’est la volonté d’aider les autres qui lui a fait trouver le chemin de l’université à l’âge de 38 ans pour obtenir un baccalauréat et une maîtrise, puis une seconde maîtrise à 55 ans. Il lui a fallu prendre place parmi une majorité de camarades de classe plus jeunes qu’elle, mais surtout, elle a dû faire preuve de beaucoup de courage pour prendre un nouveau départ.
Durant la pandémie, son stage a pris fin prématurément et elle a obtenu son diplôme sans cérémonie officielle. Cette grande étape, bien que soulignée sans fanfare, reste un témoignage éloquent de sa résilience et de sa détermination.
Moins d’un an après la fin de ses études, Christine Walter a ouvert son cabinet de psychothérapie. Elle travaille aujourd’hui principalement avec des adultes et des personnes âgées, ainsi qu’avec des jeunes qui traversent des périodes de transition, d’incertitude et de questionnement identitaire.
L’une des grandes leçons qu’elle a tirées à ses débuts, auprès de patientes et patients atteints de la maladie d’Alzheimer, est aussi simple que fondamentale : mieux vaut ne pas attendre pour commencer. « Planifiez l’avenir, mais ne reportez pas dans le temps ce qui compte le plus. Peu importe ce qui vous anime ou ce qui est important à vos yeux, n’attendez pas », conseille-t-elle. Voilà une philosophie qu’elle a mise en pratique.
En mettant à jour son testament, Christine Walter s’est sérieusement interrogée sur ce qui compte le plus pour elle. Sa réponse? Sa clientèle, ses études, ses réalisations et les valeurs qui l’ont poussée à retourner à l’école.
C’est ainsi qu’avec son mari, elle a décidé de planifier un don futur à l’Université d’Ottawa en vue de créer, en leurs noms, un fonds de bourse en psychologie du counseling à l’intention des étudiantes adultes.
Reprendre ses études à l’âge adulte n’est pas une mince décision. Nombre d’étudiantes reportent leur projet en raison de responsabilités familiales, de contraintes financières, de leur situation personnelle ou d’un manque de confiance en leurs capacités. Christine a connu des camarades de classe qui ont attendu des années que les circonstances soient favorables avant de reprendre leurs études. « Ma démarche revêt beaucoup d’importance à mes yeux. Ayant repris mes études sur le tard, je sais à quel point c’est difficile », explique-t-elle.
Bien que le défi soit de taille, elle sait que la maturité comporte également des avantages : une certaine perspective, de la discipline, de la résilience et une vision claire de ses objectifs. Les étudiantes et étudiants adultes arrivent souvent avec un bagage d’expériences qui enrichissent les discussions en classe et donnent de la profondeur à leur pratique professionnelle.
Christine espère venir en aide à des femmes qui, comme elle, ont décidé de concrétiser leurs ambitions, malgré un départ tardif. « Je veux aider des femmes à obtenir les postes qu’elles méritent, qu’elles souhaitent occuper ou dont elles rêvent », déclare-t-elle.
En repensant aux profs du secondaire qui lui ont dit autrefois qu’elle n’irait jamais à l’université, elle esquisse un sourire. « J’ai des petites nouvelles pour vous, leur dirait-elle. J’y suis parvenue! »
La trajectoire de Christine est la preuve que chaque parcours est unique, que les détours font partie intégrante de l’évolution personnelle et que le courage peut se manifester à tout moment. Par son travail et en planifiant la création future d’une bourse, elle aide les autres, en particulier les femmes qui ont le courage de prendre un nouveau départ, en leur transmettant un message plus valorisant que celui qu’elle a reçu autrefois : vous en êtes capables.
De nombreuses personnes diplômées de l’Université d’Ottawa ont prévu un legs à leur alma mater et à sa communauté étudiante dans leur planification successorale. Il est très important de nous en informer afin que notre équipe responsable des dons planifiés puisse affecter votre futur don selon vos volontés. Pour en savoir plus sur ce type de projet philanthropique, écrivez-nous à [email protected].