Ce qui distinguait Cynthia et Yves Bled, parents de Claudette et grands-parents de Sapphira, ce n’était pas seulement leur remarquable générosité, mais aussi la manière singulière dont ils anticipaient les défis et les solutions avant qu’ils ne soient largement reconnus. « Je pense que c’était un couple de visionnaires, en particulier ma grand-mère, affirme Sapphira. Mes grands-parents réfléchissaient toujours à l’avenir. Ils surveillaient les tendances et les sujets qui attiraient l’attention, mais aussi ceux qui étaient négligés. »
Née en Jamaïque, Cynthia était enseignante, universitaire et leader communautaire. Son travail était fondé sur une conviction puissante : l’éducation est la clé de l’autonomie. Diplômée de l’Université Howard, aux États-Unis, elle fait des études en économie et en bibliothéconomie avant d’immigrer au Canada. Elle rencontre Yves pendant leurs études supérieures, à l’Université de Toronto. De 1965 à 2005, elle enseigne à l’Université Concordia, à l’Université Carleton, à l’Université d’Ottawa et au Collège Algonquin, où elle marque plusieurs générations d’étudiantes et d’étudiants.
La vision du couple est singulière et pleinement partagée. Plus que quiconque, Yves soutient son épouse dans ses projets. Une fois à la retraite, en 2008, le couple fonde le programme Forum de leadership Bled, qui offre des bourses de mérite et des occasions de pratiquer le leadership aux jeunes de communautés marginalisées qui affichent un rendement exceptionnel, au Canada comme ailleurs. Chaque année, l’initiative invite 10 étudiantes et étudiants à un forum à l’Université d’Ottawa. Toutes les dépenses sont prises en charge.
L’Université ainsi que la ville d’Ottawa revêtaient pour le couple une importance toute personnelle. Reconnus par l’Université d’Ottawa pour leur apport à l’enseignement supérieur et leur leadership communautaire, Cynthia et Yves Bled sont membres honoraires de l’Association des diplômés.
L’avant-gardisme du couple allait bien au-delà du programme. Yves et Cynthia savaient que les femmes étaient sous-représentées dans le domaine du génie, particulièrement les femmes racisées. Le couple reconnaissait l’importance de l’équité dans les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques, bien avant que celle-ci soit au cœur des débats. C’est pourquoi en 2017, ils ont créé les Bourses Yves-et-Cynthia-Bled Jeunes bâtisseuses de demain pour les étudiantes en génie. Depuis 2018, 53 étudiantes ont reçu une telle bourse (dont 12 en 2025).
Le couple voulait influencer la société, mais pas seulement. Sapphira se rappelle que des étudiantes et des étudiants écrivaient à sa grand-mère pour lui raconter leur histoire et lui demander conseil, car elle avait été leur mentore. Claudette se souvient : « Je pense que les retombées individuelles de leur travail leur donnaient de la force. Mes grands-parents constataient beaucoup de problèmes systémiques; ils voulaient s’attaquer aux obstacles financiers qui empêchent des jeunes de réaliser leurs rêves. »
Pour Cynthia, se souviennent la mère et la fille, il était inacceptable d’enfermer les gens dans des cases. « Je pense que c’était une de ses grandes raisons pour prôner l’éducation, précise Claudette. Mes parents, particulièrement ma mère, voyaient l’éducation comme une force inaliénable. Ma mère ne laissait personne d’autre la définir. C’est une valeur qu’elle m’a transmise et qu’elle a certainement inculquée à Sapphira. »
Elle ajoute : « Nous parlons de mes parents comme des gens visionnaires et c’est exactement ça. Ils voulaient que chaque personne puisse rêver en grand. Quand j’étais jeune, ma mère me disait de scruter mon horizon et de rêver. Dès que je réalisais un rêve, je devais rêver encore plus et faire le nécessaire pour réaliser ces rêves-là. »
Voilà la philosophie qui guide la fondation du couple.
La fondation établie par Yves et Cynthia Bled, et gérée par l’intermédiaire de la Fondation de dons particuliers de la TD, a été lancée en 2020. Encouragée par une personne proche et avisée en matière de finances, témoin direct du pouvoir transformateur du mentorat de Cynthia et soucieuse de pérenniser la vision et l’héritage du couple, la famille a structuré ses activités philanthropiques pour marquer les décennies à venir. Grâce à la fondation, Cynthia et Yves ont pu laisser un don testamentaire considérable aux fonds créés par le couple à l’Université d’Ottawa.
« Cynthia et Yves tenaient beaucoup à bâtir un avenir meilleur. C’est un objectif qui reste essentiel pour la fondation. »
Claudette Bled
Aujourd’hui, Claudette et Sapphira repèrent de nouveaux manques à combler pour la fondation en matière de représentation des femmes et des personnes racisées dans le milieu juridique, ainsi qu’en éducation à la culture financière, un domaine où les connaissances et l’accessibilité restent lacunaires. « Nous avons une vision pour la fondation et notre travail ne fait que commencer, indique Claudette. L’important, c’est d’être aussi visionnaires que l’étaient mes parents. »
Le duo mère-fille s’acquitte passionnément de la tâche laissée en héritage : résoudre les problèmes d’aujourd’hui tout en scrutant l’horizon pour anticiper les iniquités de demain et agir rapidement. Et quand elles penseront être arrivées à destination, les mots de Cynthia leur rappelleront d’aller encore plus loin.
De nombreuses personnes diplômées de l’Université d’Ottawa ont prévu un legs à leur alma mater et à sa communauté étudiante dans leur planification successorale. Il est très important de nous en informer afin que notre équipe responsable des dons planifiés puisse affecter votre futur don selon vos volontés. Pour en savoir plus sur ce type de projet philanthropique, écrivez-nous à [email protected].