Ce grand honneur met en lumière le travail de nos chercheuses, qui font progresser la justice sociale, approfondissent notre compréhension du multilinguisme, renforcent la confiance envers la science, éclairent les politiques internationales et favorisent le bien-être des enfants et des familles.
La Société royale du Canada et le Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science saluent les réalisations intellectuelles, scientifiques et artistiques d’exception aux quatre coins du pays. Cette reconnaissance survient au moment où l’Université se prépare à accueillir la Célébration de l’excellence et de l’engagement de SRC, une conférence nationale qui se tiendra à Ottawa du 12 au 15 novembre.
Ces nouvelles membres se joignent à plus de 140 chercheuses et chercheurs de l’Université d’Ottawa reconnus par la Société royale du Canada, soulignant de fait le rôle de l’Université d’Ottawa à titre de seule université bilingue à forte intensité de recherche au pays, de même que la portée nationale et internationale d’une communauté de recherche qui contribue à l’avancement des connaissances et éclaire les grands enjeux de société.
Membres de la Société royale du Canada
Marie-Eve Sylvestre
Faculté de droit
Marie-Eve Sylvestre étudie les contrecoups des systèmes juridiques sur les personnes en situation d’itinérance, de pauvreté ou de marginalisation. Nourrissant les débats sur l’espace public et les inégalités sociales, ses travaux ont enrichi le savoir juridique, les politiques publiques et les approches communautaires en matière de justice, tant au Canada qu’à l’étranger. Marie-Eve Sylvestre occupe la fonction de rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa depuis le 1er juillet 2025. Son leadership repose sur une volonté profonde de faire progresser la justice et l’équité, ainsi que sur une conception de la recherche qui guide les politiques publiques, génère des retombées concrètes dans les collectivités et contribue à relever les défis complexes de notre époque.
« Mon parcours de chercheuse en droit, nourri par les échanges avec des étudiantes et étudiants, collègues et partenaires, m’a permis de contribuer aux réflexions sur les espaces publics, les inégalités sociales et les approches communautaires de la justice. Cette reconnaissance de la SRC nourrit ma conviction du caractère essentiel de la recherche pour éclairer les politiques publiques, soutenir le dialogue et contribuer à une société plus juste. »
« Cette reconnaissance de la SRC nourrit ma conviction du caractère essentiel de la recherche pour éclairer les politiques publiques, soutenir le dialogue et contribuer à une société plus juste. »
Marie-Eve Sylvestre
— Rectrice et vice-chancelière, Université d'Ottawa
Juana Liceras
Faculté des arts
Juana Liceras a contribué de façon déterminante à l’étude de l’acquisition, du traitement et du maintien de plusieurs langues chez les enfants et les adultes. Ses travaux ont influencé la recherche sur le bilinguisme, l’apprentissage d’une langue seconde et les langues d’origine, tout en enrichissant la compréhension du multilinguisme dans des sociétés de plus en plus diversifiées.
« Mes recherches portent sur la façon dont les langues sont représentées dans l’esprit multilingue, sur les influences qu’elles exercent les unes sur les autres et sur l’importance de l’éducation multilingue pour les personnes vivant avec des troubles génétiques. »
Membres du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science
Kelly Cobey
Faculté de médecine et Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa
Kelly Cobey s’intéresse aux méthodes de conception, de réalisation, de diffusion et d’évaluation de la recherche scientifique. Ses travaux favorisent la transparence, la reproductibilité et l’adoption de pratiques de recherche responsables, contribuant ainsi à renforcer la qualité des résultats et la confiance du public envers la science.
« La science exerce une influence considérable sur la vie des gens. Mon travail repose sur le principe selon lequel nous devons mener nos recherches avec rigueur afin de garantir une science transparente, fiable et éclairée par les besoins et les perspectives des collectivités. »
Marie-Eve Desrosiers
Faculté des sciences sociales
S’inscrivant à l’intersection de la politique et de la sécurité, les recherches de Marie-Eve Desrosiers examinent les effets du recul de la démocratie à l’échelle mondiale et de la montée de l’autoritarisme, qui alimentent les injustices sociales, l’instabilité nationale et internationale ainsi qu’une intensification des rivalités géopolitiques. Ses travaux ont contribué à éclairer les débats internationaux sur les politiques à adopter pour défendre le pluralisme politique et créer des conditions propices à des institutions plus stables et plus justes.
« Ma nomination constitue pour moi un tremplin pour faire rayonner mes travaux sur la gouvernance et la résilience démocratique, mais tout particulièrement pour appuyer le dialogue au Canada sur la nécessité de défendre nos institutions démocratiques et les droits de la personne ici et à l’international. »
Nicole Racine
Faculté des sciences sociales
Nicole Racine étudie l’influence de l’adversité, des traumatismes et des expériences familiales sur la santé mentale, le développement et le bien-être. Ses recherches appuient des initiatives visant à améliorer l’accompagnement des familles et à favoriser un développement plus sain chez les jeunes enfants et les jeunes.
« Je tiens à remercier les collègues, les partenaires du milieu communautaire et les familles grâce à qui ce travail peut être réalisé, et je suis fière de contribuer à un domaine qui vient en aide aux enfants et aux familles. »
L’élection de ces chercheuses à la Société royale du Canada et à son Collège témoigne de la richesse et de la qualité des travaux d’érudition qui ont cours à l’Université d’Ottawa. Grâce à ses apports, notre communauté de recherche enrichit le savoir, influence l’élaboration des politiques et des pratiques publiques et participe à la recherche de solutions à certains des enjeux les plus pressants auxquels nos sociétés sont confrontées aujourd’hui.