L’attribution des chaires fait suite à l’annonce par la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, d’un financement octroyé dans le cadre du programme des chaires de recherche Eddie Goldenberg. Doté d’une enveloppe d’un milliard de dollars du fédéral, ce programme a pour objectif d’attirer au sein d’universités canadiennes des sommités mondiales qui viendront y mener des travaux de recherche transformateurs sur les priorités stratégiques nationales.
« Cet investissement historique du gouvernement canadien montre qu’il reconnaît pleinement l’apport indispensable des universités à l’avenir du pays par leurs travaux de recherche de pointe », souligne Marie-Eve Sylvestre, rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa. « Située au cœur de la capitale nationale, l’Université d’Ottawa est la seule université bilingue à forte intensité de recherche au pays. Ces atouts et ces forces exceptionnelles en recherche nous servent de tremplin pour stimuler l’innovation et éclairer les politiques publiques. »
« Grâce à l’arrivée de ces chercheuses et chercheurs d’exception, nous ferons progresser nos grands secteurs de recherche, renforcerons les capacités nationales et transformerons des découvertes en solutions concrètes dont le pays a besoin. »
Marie-Eve Sylvestre
— Rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa
Stimuler l’innovation au sein d’un écosystème de recherche robuste
Arrimées aux priorités du fédéral, les sept chaires se rapportent à des secteurs où l’Université d’Ottawa a développé une expertise de calibre mondial, des partenariats solides et une forte capacité de recherche : l’innovation en santé; l’Arctique et la résilience climatique; les technologies de pointe; le bien-être des communautés; et le développement durable.
Dans le secteur de la santé et de la biotechnologie par exemple, quatre titulaires de chaire se joignent ainsi à l’un des écosystèmes de recherche en santé les plus intégrés du Canada. En effet, l’Université entretient des liens étroits avec cinq hôpitaux de recherche affiliés par l’entremise du Réseau universitaire de santé d’Ottawa. De plus, le Centre de recherche médicale de pointe – qui ouvrira bientôt ses portes – multipliera les possibilités de découverte et de collaboration. Grâce à cette extraordinaire combinaison de partenariats cliniques, d’excellence en recherche et d’infrastructures de pointe, la communauté de recherche a ce qu’il faut pour s’attaquer à certains des enjeux les plus complexes de notre époque dans le domaine de la santé – de l’amélioration du diagnostic et du traitement du cancer à l’avancement de la médecine régénérative en passant par le renforcement des systèmes de santé et l’amélioration de la santé des différentes populations.
De plus, trois des titulaires de chaire contribueront à renforcer le leadership de l’établissement en matière de recherche sur l’Arctique, de résilience climatique, de recherche mobilisant les communautés et de santé des populations. Leurs travaux accroîtront la portée du Pôle de recherche sur l’Arctique de l’Université d’Ottawa et viendront appuyer la souveraineté dans l’Arctique, le développement durable et les approches autochtones de recherche et d’élaboration des politiques. Parallèlement, les collaborations avec les communautés autochtones, les organismes de santé publique et les gouvernements favoriseront les efforts de lutte contre les maladies chroniques, l’amélioration de la santé des populations, la réduction des inégalités et la prise de décisions fondées sur des données probantes.
Grâce à des infrastructures de calibre exceptionnel, comme l’installation nationale André E. Lalonde de spectrométrie de masse par accélérateur, dont les capacités en science des isotopes sont parmi les plus avancées au monde, ces membres de la communauté de recherche pourront approfondir les connaissances sur les changements climatiques, contribuer à la protection des ressources hydriques, renforcer la surveillance dans l’Arctique et appuyer une saine gestion de l’environnement.
La proximité de l’Université avec les décisionnaires, les organismes fédéraux et le plus grand parc technologique au Canada, à Kanata-Nord, favorisera aussi la collaboration, ainsi que la mise en application des connaissances et la commercialisation de la recherche dans divers secteurs, dont la fabrication et les matériaux de pointe. De plus, ses forces en intelligence artificielle, en technologies quantiques et en cybersécurité multiplient les occasions de transformer les découvertes en innovations susceptibles de renforcer la sécurité au Canada, de stimuler la croissance économique du pays et d’accroître sa compétitivité sur la scène mondiale.
Julie St-Pierre, vice-rectrice à la recherche et à l’innovation, explique que « les chercheurs et chercheuses de premier plan, qui ne manquent pas d’options, choisissent des établissements où leurs idées ambitieuses peuvent prendre forme, où il leur est possible de se constituer des équipes exceptionnelles, de relever des défis complexes et de générer des retombées concrètes. »
« Leur arrivée chez nous met en relief l’environnement de recherche hors du commun que nous avons créé et la solidité de nos partenariats dans la région. »
Julie St Pierre
— Vice-rectrice à la recherche et à l’innovation
Soulignons que l’Université d’Ottawa a obtenu du financement pour chacune des chaires dans le cadre du programme des leaders émergents Impact+ Canada. Ces fonds serviront à recruter sept chercheuses et chercheurs en début de carrière établis à l’étranger qui travailleront dans les secteurs stratégiques prioritaires des titulaires de chaire. Ces efforts de recrutement conduiront à de nouvelles possibilités de collaboration au sein de l’écosystème de recherche de l’Université.
« À l’heure où le monde s’intéresse de plus en plus à l’Arctique, le Canada a l’occasion mais aussi la responsabilité d’exercer un leadership », affirme Jennifer Spence, affirme Jennifer Spence, qui se joindra à l’Université d’Ottawa en provenance de l’Université Harvard en octobre à titre de professeure rattachée aux facultés des Sciences sociales et des Arts. « Je suis ravie à l’idée d’intégrer l’Université d’Ottawa à un moment aussi déterminant. »
« L’intérêt grandissant de l’Université pour l’Arctique crée un cadre exceptionnel où il est possible de rapprocher les gens et les idées, de renforcer les partenariats dans l’ensemble du Nord circumpolaire et de contribuer à des actions concrètes. »
Jennifer Spence
— Chaire du Canada Eddie Goldenberg en gouvernance de l’Arctique et résilience communautaire
Ces chercheuses et chercheurs qui se joindront à l’Université d’Ottawa
Environnement, résilience climatique et Arctique
Gabriel Bowen
Gabriel Bowen, en provenance de l’Université de l’Utah, sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en science appliquée des isotopes, qui vise à accroître la capacité du Canada à faire face aux changements climatiques, à protéger les ressources hydriques et à soutenir la prise de décisions fondées sur des données probantes. Ses travaux contribueront à améliorer les outils de surveillance dans l’Arctique et à protéger les chaînes d’approvisionnement, ce qui favorisera l’atteinte d’objectifs liés à la gestion responsable de l’environnement, à la sécurité des ressources et à la résilience économique.
Jennifer Spence
Jennifer Spence, en provenance de l’Université Harvard, sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en gouvernance de l’Arctique et résilience communautaire, qui a pour but de consolider le rôle du Canada dans l’Arctique à l’heure où les enjeux environnementaux, géopolitiques et liés à la sécurité prennent de l’ampleur. En collaboration avec divers partenaires, Jennifer Spence travaillera à faire valoir le leadership autochtone et nordique, à accroître la résilience des communautés et la coopération internationale, ainsi qu’à promouvoir les intérêts du Canada en ce qui concerne le Nord.
Fabrication et matériaux de pointe
Federico Rosei
Federico Rosei, en provenance de l’Université de Trieste, en Italie, sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en matériaux durables émergents pour la transition énergétique. Il participera à l’accélération de la transition du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone grâce au développement de matériaux de pointe destinés aux technologies d’énergie propre de nouvelle génération. Ses recherches renforceront l’écosystème canadien de l’innovation, favoriseront une croissance économique durable et contribueront à la formation de la main-d’œuvre hautement qualifiée nécessaire à la transition énergétique.
Santé et biotechnologie
Kevin Hall
Kevin Hall est actuellement directeur principal et scientifique clinicien chez AstraZeneca, après avoir passé 21 ans dans la recherche aux National Institutes of Health des États-Unis. Il a été sélectionné pour occuper la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en nutrition et santé métabolique à l’Université d’Ottawa. Son programme de recherche vise à produire des données probantes pour améliorer la prévention et le traitement de l’obésité et des maladies cardiométaboliques, affections qui touchent des millions de personnes au Canada. Ces travaux de recherche ont pour objectif d'éclairer les soins cliniques et les politiques publiques, tout en contribuant à la viabilité du système de santé.
Ryan McNeil
Ryan McNeil, en provenance de l’Université Yale, sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en interventions équitables face aux crises de la toxicité des drogues et du logement. Il travaillera à la création de solutions à certains des enjeux de santé publique et de société les plus pressants au Canada. En orientant l’élaboration de politiques et la création de programmes visant à réduire les méfaits associés à la consommation de substances et à la précarité de logement, ses travaux contribueront à bâtir des communautés plus en santé, plus sûres et plus équitables.
Olga Smirnova
Olga Smirnova, en provenance de l’Institut Max-Born, en Allemagne, sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en chiralité ultrarapide au service de la santé, de l’environnement et des technologies quantiques. Elle travaillera à renforcer le leadership du Canada dans les domaines des technologies quantiques et photoniques, et mettra au point des outils pour les domaines de la santé, du développement pharmaceutique et de la surveillance de l’environnement. Ses recherches permettront d’accroître la compétitivité du Canada dans des secteurs technologiques stratégiques et favoriseront l’émergence des innovations de demain.
Cassian Yee
Chercheur de premier plan en provenance du MD Anderson Cancer Center aux États-Unis, Cassian Yee sera titulaire de la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg en immunothérapies translationnelles de nouvelle génération fondées sur les lymphocytes T, qui positionnera le Canada à l’avant-garde de l’immunothérapie contre le cancer en accélérant la mise au point de thérapies cellulaires novatrices conçues au pays. Ses travaux renforceront les capacités du pays en biofabrication et en sciences de la vie en plus d’élargir les options thérapeutiques offertes aux personnes atteintes de cancers parmi les plus difficiles à traiter.