Du droit à la thérapie : le parcours de Chelsea Sauvé (J.D. 2017) tournée vers les gens

Par Common Law

Communication, Faculté de droit

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 Dans les couloirs du pavillon Fauteux, Chelsea Sauvé (J.D. 2017) rêvait à l’époque d’une carrière en droit international. Mais, une fois son diplôme en poche, c’est une autre voie qu’elle a suivie – toujours orientée vers le service aux autres, mais dans un autre contexte.

Aujourd’hui, elle est psychothérapeute autorisée dans son propre cabinet prospère.

Elle revient sur ses études en droit : « J’ai fini par adorer ça. C’était très gratifiant. J’aimais la rigueur intellectuelle. Et j’ai noué de belles amitiés. J’éprouvais un fort sentiment d’appartenance à cette communauté. C’était un environnement très stimulant. »

C’est pendant ses études en droit qu’elle s’est découvert une passion pour la santé mentale.

Consciente de la pression qui accompagne de telles études, elle a participé à la conception et au lancement d’un programme de santé mentale qui offrait aux étudiantes et étudiants de première et de deuxième années en common law des ressources et du soutien par des pairs de troisième année spécialement formés, ainsi que la possibilité de parler ouvertement de bien-être à une époque où ces conversations étaient encore peu courantes dans les écoles de droit.

« J’ai réalisé que les étudiantes et étudiants avaient un immense besoin d’un espace sûr, se rappelle-t-elle. C’est ce qui a forgé ma vocation actuelle. »

Après ses études, la jeune stagiaire s’est rendu compte de la lourdeur de son travail, avec les heures supplémentaires, le stress et une culture professionnelle qui laissaient peu de place à sa vie personnelle. La crainte de voir cette profession ruiner son bien-être l’a poussée à envisager une autre voie.

Son parcours est une preuve éclatante qu’un diplôme en droit peut mener n’importe où.

La pensée critique, les aptitudes en communication et les compétences en résolution de problèmes qu’elle avait acquises à la Faculté lui servent encore au quotidien. « Le droit m’a fourni un cadre qui m’aide à mieux écouter, analyser et réagir aux vécus complexes des personnes, observe-t-elle. Ces capacités sont tout aussi importantes dans la relation thérapeutique que dans le règlement de litiges. »

« C’est un transfert de compétences. Dans mon cabinet, je dois réfléchir rapidement, rester attentive à la conversation. Je dois analyser sur-le-champ ce que j’entends. Je n’ai pas la possibilité de m’arrêter pour prendre des notes. Je le fais parfois, quand j’ai besoin d’un peu de temps pour réfléchir, mais je continue de parler et d’écouter.

J’accomplis plusieurs tâches de front, comme c’est le cas des juristes spécialisés en litiges. Et comme dans le domaine du droit, je dois tout analyser, déplacer les pièces du casse-tête pour reconstituer le tableau. »

Le bien-être avant tout est devenu pour elle un principe directeur : choisir une carrière qui soutient sa propre santé mentale, mais aussi celle des autres.

La création de son propre cabinet de psychothérapie lui a demandé beaucoup d’esprit d’entreprise et de résilience. Elle s’est attaquée aux démarches complexes pour obtenir l’agrément, créer un plan d’entreprise et se constituer une clientèle avec la même discipline et la même ténacité qu’elle mettait autrefois à préparer un procès.

Grâce à son bagage juridique, elle a pu gérer en toute confiance la conformité aux règlements, les contrats, la constitution en entreprise et tous les aspects administratifs, pour se concentrer sur le plus important : le bien-être des gens.

Elle a le sentiment non pas d’avoir abandonné le droit, mais de l’avoir transposé dans une autre sphère.

En conjuguant la rigueur de la formation juridique et la compassion essentielle à la psychothérapie, elle a trouvé la carrière qui comble ses désirs. Elle rêve même d’ouvrir une clinique multidisciplinaire offrant des consultations en psychothérapie et en droit de la famille, en association avec une avocate ou un avocat spécialisé dans ce domaine. Une fusion de disciplines qui répondrait à la fois aux besoins juridiques et émotionnels de sa clientèle.

L’histoire de Chelsea Sauvé témoigne de toutes les portes que peut ouvrir un diplôme en droit – celles de la cour, bien sûr, mais aussi d’une carrière florissante au service d’autrui.