Elle apporte dans ses cours un éclairage actualisé et concret sur les questions juridiques et éthiques qui détermineront l’avenir des soins de santé. Ses recherches portent sur la capacité juridique et les droits décisionnels dans le domaine des soins de santé, ainsi que axé sur les implications réglementaires et juridiques des progrès rapides de l'intelligence artificielle appliquée à la santé.
« Je suis ravie de rejoindre la Section de common law de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa, qui se distingue par sa collégialité et son expertise académique exceptionnelle, déclare-t-elle. Je me réjouis à l'idée d'apprendre auprès de ma nouvelle communauté de collègues, des membres du personnel remarquable et des étudiant(e)s engagé(e)s de l'Université d'Ottawa. »
Au trimestre intensif de janvier, elle a donné le cours « Health Artificial Intelligence and the Law ». Sa démarche d’enseignement consiste à encourager un regard critique sur la manière dont le droit peut répondre à l’innovation tout en préservant des principes comme le consentement éclairé, l’absence de discrimination et la responsabilité.
Précédemment, elle était professeure adjointe à l’École de droit Lincoln Alexander. Avant d’intégrer le corps professoral, Sophie Nunnelley était directrice associée du Centre de droit, politique et éthique de la santé (CDPÉS) de l’Université d’Ottawa.
À ce titre, elle a aidé à former un groupe de recherche interdisciplinaire pour traiter des problèmes complexes liés aux politiques de santé. Elle a également vulgarisé des recherches complexes afin de faciliter leur présentation aux décisionnaires politiques et au grand public. Finalement, elle a contribué à l’innovation dans l’enseignement du droit de la santé pour la population étudiante comme pour le milieu professionnel.
« Ayant eu le privilège de travailler avec le CHLPE, je connais la valeur inestimable de son travail qui consiste à réunir des chercheuses et chercheurs interdisciplinaires pour favoriser la collaboration et l'échange de connaissances » dit-elle. « Je me réjouies à l'idée de nouer de nombreux nouveaux partenariats, sachant que mon travail dans le domaine du droit de la santé et de la santé mentale, ainsi que dans celui de la réglementation de l'IA en matière de santé, s'harmonise bien avec l'expertise approfondie de l'Université d'Ottawa en matière de droit de la santé et de réglementation des technologies.»
En tant que chercheuse-boursière 2023-2024 de l’AMS en compassion et intelligence artificielle, Sophie Nunnelley a étudié les implications de l’IA dans le domaine de la santé mentale sur les droits comme le consentement éclairé et la non-discrimination. Elle participe également à un projet de recherche financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), intitulé « Machine M.D.: How Should We Regulate AI in Health Care? ». Ce projet porte sur la recherche et la réalisation d’études de cas interdisciplinaires sur des technologies spécifiques d’IA appliquées à la santé et leurs exigences réglementaires.
Son intérêt pour l’évolution du droit dans le monde réel l’amène également à contribuer à des initiatives de réforme, notamment dans le cadre d’un projet de la Commission du droit de l’Ontario axé sur la capacité juridique, la prise de décision et la tutelle.
Mme Nunnelley s'est dite enthousiaste à l'idée de travailler avec les étudiantes et les étudiants dans les mois à venir : « Je me réjouis à l'idée d'explorer avec eux des questions juridiques complexes – en classe, dans le cadre de collaborations de recherche et dans des contextes d'apprentissage expérientiel – alors que nous nous attaquerons à des problèmes juridiques complexes, tels que ceux qui se situent à la croisée du droit de la santé, de la technologie et de la réglementation. » Elle a ajouté qu'elle avait « déjà eu le plaisir d'enseigner et de travailler avec des étudiant(e)s de la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa » et qu'elle était « toujours impressionnée par leur curiosité et leur engagement ».
Elle a obtenu son doctorat (J.S.D.) à l’Université de Toronto, grâce à un important soutien financier, dont une bourse Vanier, une bourse de recherche des IRSC en droit, éthique et politiques de la santé, et une bourse de recherche Lupina en santé et société comparatives. Elle a obtenu sa maîtrise en droit à l’Université Yale, en tant que boursière Fulbright.
Elle dispose d’une vaste expérience professionnelle dans le domaine juridique, ayant exercé au sein de la Direction du droit constitutionnel du ministère du Procureur général de l’Ontario, où elle a plaidé devant toutes les instances judiciaires de l’Ontario, y compris la Cour suprême du Canada. Elle a également été avocate-conseil dans le cadre d’une importante enquête publique (la Commission Gomery sur ce qu’on a appelé le « scandale des commandites »), a travaillé comme avocate plaidante chez Blake, Cassels & Graydon LLP et a été greffière auprès de Charles Gonthier, alors juge à la Cour suprême du Canada.
L’arrivée de la professeure Nunnelley renforce les capacités de la Section de common law dans les domaines d’avenir de l’enseignement et de la recherche juridiques, y compris en matière de politique de santé, de réforme du droit fondée sur les droits et de gouvernance de l’intelligence artificielle dans le domaine des soins de santé.