Sa curiosité à l’égard des différents systèmes juridiques l’a mené à la maîtrise en droit (LL.M.) en Hongrie, puis au Secrétariat de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne et à la Cour pénale internationale à La Haye – des expériences qui ont renforcé son engagement en faveur du droit international et de l’ordre mondial fondé sur le droit.
Lorsqu’il a immigré au Canada en 2005, Rakhmad Sobirov a dû faire un choix décisif : orienter ses études vers le droit canadien dans le système de common law et devenir avocat autorisé à exercer au Canada, ou renoncer complètement à la profession juridique. Il a préféré s’inscrire au programme de J.D. à la Faculté, attiré par la spécificité de la formation, qui fait le pont entre les traditions de droit civil et de common law, ainsi que par la rigueur de ses programmes de droit international.
Cette expérience a marqué un tournant, non seulement dans sa vie professionnelle, mais aussi dans son parcours d’immigrant et de nouveau citoyen canadien.
« L’Université d’Ottawa tiendra toujours une place privilégiée dans ma vie. J’y ai trouvé le courage de me réinventer pour tracer un nouveau parcours », se souvient-il.
Après avoir obtenu son diplôme, Rakhmad Sobirov a travaillé chez Bombardier Aéronautique, puis dans un cabinet international basé à Londres, au Royaume-Uni, comme avocat spécialisé dans l’aviation et l’aérospatiale, avant de cofonder le cabinet Sobirovs Law à Toronto. Le cabinet figure aux palmarès de Legal500 et de Chambers & Partners.
Aujourd’hui, l’avocat met à profit l’expérience transformatrice qu’il a vécue à l’Université d’Ottawa pour former la relève en droit international.
Avec le cabinet d’avocats Sobirovs, il a créé une bourse d’admission qui offre chaque année 5 000 $ à deux personnes originaires d’Asie centrale admises au programme de LL.M., pour leur permettre d’étudier au Canada et de repartir avec les compétences nécessaires au renforcement de la primauté du droit dans leur région.
« Il est plus important que jamais de former la prochaine génération de juristes spécialisés en droit international, car nous assistons actuellement à une remise en question de l’ordre international fondé sur le droit. Le Canada doit jouer un rôle important dans l’élaboration du nouvel ordre mondial, et les avocates et avocats formés à l’Université d’Ottawa sont indispensables à cette mission. »