Renforcer ses compétences et répondre aux besoins des communautés grâce à l’apprentissage expérientiel

Par Common Law

Communication, Faculté de droit

Front entryway of Fauteux Hall, the law school building of the University of Ottawa.
Pour les étudiantes et étudiants en droit, la mise en pratique des connaissances s’accompagne de nouvelles responsabilités : écouter une cliente ou un client, répondre à une question inattendue ou adapter ses recherches aux besoins d’une communauté.

Ces expériences leur permettent d’affiner leur jugement, de gagner en confiance et de mieux définir la contribution qu’il leur tient à cœur d’apporter en tant que juristes.

L’été dernier, les étudiantes et étudiants en common law ont pu se familiariser avec ces responsabilités grâce à diverses expériences : travail clinique, participation à un programme de bourses d’intérêt public, etc. 

Le soutien de la Fondation du droit de l’Ontario permet de concrétiser ces possibilités d’apprentissage. Plus tôt cette année, la Faculté a annoncé l’octroi d’une subvention de 4,2 M$ dans le cadre du programme d’entente globale de financement de la Fondation (2026-2029). Ce financement soutient l’apprentissage expérientiel, les projets visant à répondre aux besoins en matière d’accès à la justice ainsi que les initiatives favorisant l’inclusion et la réconciliation.

Gabrielle Potvin, étudiante de deuxième année dans le programme de common law en français, a travaillé tout l’été comme chargée de dossiers au sein de la Division des locataires à la Clinique juridique communautaire de l’Université d’Ottawa (CJCUO). Elle a eu l’occasion unique de représenter un client devant la Commission de la location immobilière. 

« Connaître les faits du dossier n’était qu’un aspect du travail, déclare l’étudiante. Il fallait avant tout veiller à ce que les besoins et les intérêts du client soient bien défendus et, surtout, à ce que sa voix soit entendue. »

Elle a mené des entretiens de prise en charge, rédigé des documents juridiques, effectué des recherches sur des questions de droit et fourni des renseignements et des conseils juridiques sommaires. « Travailler à la Clinique m’a vraiment amenée à sortir de ma zone de confort, explique-t-elle, mais cette expérience m’a permis de mieux comprendre comment interagir avec les gens et aborder leurs problèmes juridiques. »

Portrait d'une étudiante debout à l'extérieur
« Je me sens aussi beaucoup plus à l’aise face aux imprévus qui m’obligent à réfléchir et à réagir rapidement. »

Gabrielle Potvin, étudiante de deuxième année

— Programme de common law en français

Isabella Clare Miller affirme que de travailler au sein de la Division du droit de la famille de la CJCUO lui a appris à tenir compte des circonstances propres à chaque question juridique. Étudiante de deuxième année dans le programme combiné de J.D.-M.A. avec l’École des affaires internationales Norman Paterson de l’Université Carleton, elle a géré des dossiers clients, mené des entretiens de prise en charge et prêté assistance lors de comparutions devant le tribunal.

« Plutôt que d’appliquer le droit à un ensemble de faits, on travaille directement avec des personnes qui comptent sur nous pour les aider à surmonter des situations parfois stressantes, complexes et urgentes », explique-t-elle.

Cette responsabilité, intimidante au départ, lui a progressivement donné confiance en elle. Elle a appris à adapter ses conseils juridiques aux circonstances de chaque dossier et s’est familiarisée avec les échanges avec les avocates et avocats de la partie adverse, le dépôt de formulaires et les comparutions devant les tribunaux.

Portrait d’une étudiante sur fond gris
« Travailler à la Clinique m’a permis d’acquérir des compétences en gestion de dossiers, en gestion des échéances judiciaires et en organisation. »

Isabella Clare Miller, étudiante de deuxième année

— Programme J.D.-M.A. (Affaires internationales)

Le lien entre les connaissances juridiques et les besoins des gens a également marqué le stage d’été d’Andrea Roxane Guzman à l’Espace territoires autochtones et consultation de l’Université d’Ottawa. L’Espace guide les Premières Nations de l’Ontario dans les consultations qu’elles mènent avec la Couronne et le secteur privé sur les projets qu’il est proposé de réaliser sur leurs territoires.

L’étudiante de troisième année au J.D. dans le programme de common law en français a conçu des modules de formation sur la consultation significative et le pluralisme juridique. Son travail consistait également à collaborer avec des organisations dans le cadre de projets communs.

Les relations qu’elle a établies avec des partenaires des Premières Nations et d’autres organisations ont renforcé son désir de faire carrière dans le domaine du droit d’intérêt public, particulièrement en droit autochtone. « En conciliant la recherche juridique avec les exigences concrètes de la gestion des dossiers, de l’obtention de subventions et de l’organisation d’activités comme une table ronde sur les questions juridiques propres à l’Arctique, j’ai gagné beaucoup d’assurance sur le plan pratique. »

Une jeune femme pose devant un mur de roche
« J’adore travailler sur de vrais dossiers et mettre en pratique mes connaissances théoriques en dehors des cours. J’ai hâte de commencer ma carrière en droit! »

Andrea Roxane Guzman, étudiante de troisième année

— Programme de common law en français

Camille You-Ten, étudiante de deuxième année dans le programme de common law en anglais, a pu explorer les liens entre le droit et l’entrepreneuriat. Elle a fait un stage d’été comme chargée de dossiers à la Clinique juridique en entrepreneuriat et innovation Norton Rose Fulbright, où elle a travaillé avec des entrepreneures et entrepreneurs d’Ottawa, tout en continuant à mettre au point sa propre plateforme technologique, Peer Bring, un écosystème tout-en-un destiné à la communauté étudiante et conçu pour simplifier la vie sur le campus.

Une étudiante devant un fond beige.
« Le fait de rédiger des ententes, d’examiner les questions liées à la protection de la propriété intellectuelle et d’évaluer les risques juridiques m’a permis de mieux comprendre à quel point les décisions juridiques et commerciales sont liées. »

Camille You-Ten, étudiante de deuxième année

— Programme de common law en anglais

L’apprentissage expérientiel peut même modifier la façon dont les étudiantes et les étudiants définissent la réussite professionnelle.

Alexander Hnatovsky, étudiant en dernière année du programme combiné B.Com./J.D., a travaillé cet été à Indemnisation Navire et Rail Canada, un centre destiné aux personnes touchées par des déversements d’hydrocarbures provenant de navires ou de bateaux et par des accidents ferroviaires. Il nous a expliqué comment cette expérience pratique lui a permis de mieux comprendre les qualités qu’une avocate ou un avocat doit posséder pour exercer sa profession.

« Pendant longtemps, je croyais que, pour exceller dans la pratique du droit, il fallait frôler le génie et en savoir plus que quiconque sur un sujet particulier. Je ne me jugeais pas selon les bons critères et j’avais toujours l’impression d’être à la traîne ou de ne pas être à la hauteur de mes propres attentes », explique l’étudiant.

Cette expérience lui a fait prendre conscience de l’importance des aptitudes interpersonnelles, du travail d’équipe et de la capacité à comprendre les besoins des personnes qui demandent de l’aide, au-delà des seules compétences juridiques.

Portrait d’un étudiant sur fond gris
« L’expertise ne fait pas tout : l’entregent, la compréhension des défis des fondatrices et des fondateurs et l’esprit entrepreneurial sont aussi essentiels. »

Alexander Hnatovsky, étudiant de troisième année

— J.D.-B.Com. (sciences commerciales)

De ces réflexions se dégage un constat commun : pour devenir juriste, il faut non seulement acquérir des connaissances, mais aussi développer son jugement, savoir écouter et apprendre à travailler avec les autres. En donnant aux étudiantes et étudiants l’occasion de mettre ces compétences en pratique, la Section de common law leur permet de poursuivre leur parcours avec davantage d’assurance et une meilleure idée de la façon d’apporter leur contribution.