Ce colloque de deux jours était divisé en six séances sur divers sujets comme les concepts autochtones du mieux-être, la discrimination structurelle, les conséquences des changements climatiques et les technologies émergentes. Le Dr Kwame McKenzie, président-directeur général du Wellesley Institute, a donné une conférence sur les changements climatiques et la santé mentale. La professeure Tracy Vaillancourt, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale et en prévention de la violence en milieu scolaire, a quant à elle abordé les médias sociaux et la santé mentale des jeunes.
Une séance consacrée à l’aide médicale à mourir traitait de la capacité décisionnelle, du langage législatif et des arguments en faveur de l’égalité concernant l’élargissement de l’aide médicale à mourir aux personnes dont le seul problème de santé cité comme critère est un trouble de santé mentale.
D’autres séances portaient sur les dimensions constitutionnelles du traitement obligatoire des troubles de l’usage d’une substance, l’évolution récente des lois sur la contention et l’isolement, ainsi que la prise de décision assistée comme solution de rechange aux interventions coercitives. Le panel sur la justice pénale a abordé les limites de la désignation « non criminellement responsable » (NCR) à la lumière de décisions récentes importantes, comme R. c. Minassian, et a évalué les conséquences de la désignation « accusé à haut risque » pour les personnes jugées NCR.
Le colloque a également mis l’accent sur les perspectives issues de l’expérience vécue, à preuve les présentations de représentantes de l’Empowerment Council, un organisme porte-parole de la communauté des utilisatrices et utilisateurs de services de santé mentale et de toxicomanie, et les séances explorant la manière dont les intervenantes et intervenants utilisent le savoir expérientiel dans les litiges. Le programme s’est terminé par un aperçu des nouvelles frontières, notamment la réalité virtuelle dans l’évaluation judiciaire de la santé mentale, les outils de santé mentale basés sur l’IA et la réglementation des psychédéliques. En établissant un lien entre les thèmes traditionnels liés au droit de la santé mentale et les avancées technologiques et en santé environnementale, le colloque a illustré l’évolution vers des approches de la santé mentale plus inclusives, fondées sur les droits et tournées vers l’avenir.
Le colloque Repenser le droit de la santé mentale a été rendu possible grâce au soutien de la Commission du droit du Canada, de l’Institut de recherche sur le cerveau de l’Université d’Ottawa et de l’Institut de recherche en santé mentale du Royal.