Une salle de classe remplie d'étudiantes et étudiants universitaires, une jeune femme se tient debout à l'avant, sur un podium.
La Section de common law a récemment tenu la 18e édition du traditionnel tribunal-école annuel de Nelligan Law, un événement stimulant qui donne aux étudiants et étudiantes de première année l’occasion de vivre l’expérience d’un tribunal au début de leur parcours universitaire.

Parrainé depuis 2007 par le cabinet Nelligan Law, le concours leur permet de s’initier à la plaidoirie dans un contexte d’apprentissage expérientiel, à peine dix semaines après avoir commencé leurs études en droit.

Le tribunal-école de Nelligan Law a été nommé ainsi en l’honneur du regretté John Nelligan, associé fondateur de Nelligan Law. Fervent partisan du concours de plaidoirie de première année, il a assisté à l’événement avec enthousiasme jusqu’à plus de 90 ans. « John Nelligan était un avocat accompli – toujours bien préparé, toujours clair, toujours convaincant », se remémore Janice Payne (LL.B. 1974), associée au cabinet Nelligan Law et fidèle alliée du concours.

« Il lui tenait grandement à cœur de mentorer les juristes de demain, de les impliquer dans sa pratique et de les aider à évoluer. Il adorait le tribunal-école. Année après année, il était présent pour remettre la coupe à son nom, et ce, jusqu’à ce que ses problèmes de santé l’en empêchent. Cette tradition fait partie intégrante de notre culture d’entreprise, d’où l’importance pour nous de la perpétuer. »

Mme Payne ajoute : « C’est un réel plaisir pour nous d’offrir aux étudiants de première année la chance d’être au cœur de l’action et de débattre devant une cour d’appel. »

« Au fil des années, nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs d’étudiants et de diplômés qui ont dit de l’expérience qu’elle avait enrichi leur première année et les avaient amenés à choisir une carrière qui les ferait travailler dans un tribunal. De savoir que ce concours inspire la relève, ça compte beaucoup pour nous. »

Cette année, près de 140 personnes du programme de common law en anglais étaient au rendez-vous pour déployer leur talent devant 60 juges – des juristes chevronnés – lors des épreuves préliminaires.

Les groupes formés de deux duos, l’un représentant la partie appelante et l’autre la partie défenderesse, se sont livrés à une simulation d’audience mettant à l’épreuve leur éloquence et leur pouvoir de persuasion.

Cette année, l’affaire portée en appel était Achter Land & Cattle Ltd. c. South West Terminal Ltd. (2025 CSC 41671), un jugement rendu récemment par la Cour suprême du Canada, qui devait déterminer si l’émoji du pouce en l’air pouvait constituer le fait d’accepter un contrat. Pour les jeunes, qui pouvaient s’identifier à cet enjeu contemporain, l’affaire n’en était que plus intéressante.

Faits saillants du concours

Après les rondes préliminaires, les 16 demi-finalistes ont concouru l’après-midi, lors des quatre audiences de demi-finale. Au terme de ces éliminatoires, quatre personnes ont été sélectionnées pour le championnat :

Jayne Hall et Kassandra Neville (pour la partie appelante)

Grace Harangozo et Greg Lee (pour la partie défenderesse)

L’audience était présidée par un jury composé notamment de l’honorable Malcolm Rowe, juge à la Cour suprême du Canada, de Maria N. Sirivar, juge à la Cour supérieure de justice de l’Ontario, et de l’honorable Daniel Urbas, juge à la Cour supérieure du Québec.

Trois juges et quatre finalistes de la finale du concours de plaidoirie Nelligan
Les trois juges du championnat avec les finalistes : Greg Lee, Grace Harangozo, Jayne Hall et Kassandra Neville.
Trois juges du concours Nelligan Moot Competition sont assis à la barre, face à un appelant qui se tient à la tribune.
La juge Maria N. Sirivar, l'honorable Malcolm Rowe et l'honorable Daniel Urbas président l'audience du championnat.

Duo vainqueur et distinctions spéciales

La journée s’est conclue par une remise de prix.

C’est la partie appelante, soit le duo composé de Jayne Hall et de Kassandra Neville, qui a remporté la coupe John P. Nelligan. Les finalistes Grace Harangozo et Greg Lee (de la partie défenderesse) ont obtenu la 2e place.

Katherine Jang et Sena Lee, pour leur part, ont reçu le prix du meilleur mémoire de l’Association du Barreau du Comté de Carleton, tandis que Grace Harangozo s’est vu décerner le prix Allan-O’Brien de la meilleure plaideuse. Ce dernier prix a été renommé en l’honneur du défunt Allan O’Brien (LL.B. 1973), qui a démontré de remarquables compétences en plaidoirie tout au long de sa carrière.

Quand elle songe à l’héritage du tribunal-école de Nelligan Law, Mme Payne « espère que le concours a encore de beaux jours devant lui. » Elle précise : « Chaque année, il y a toujours une personne parmi les juges qui me confie avoir participé au concours durant ses études en droit et qui souligne à quel point cette expérience a été déterminante. C’est le genre d’impact que nous voulons continuer d’avoir. »

Deux jeunes femmes tiennent un grand trophée.
Jayne Hall et Kassandra Neville ont reçu la coupe John P. Nelligan.
Grace Harangozo et Greg Lee avec Tracy Lyle, associée chez Nelligan Law
Les finalistes, Grace Harangozo et Greg Lee, en compagnie de Tracy Lyle (au centre), associée chez Nelligan Law.
Une jeune femme tient un trophée et sourit, debout entre deux autres personnes
Grace Harongozo (au centre) a reçu le prix Allan O'Brien du meilleur défenseur, remis par Janice Payne, associée chez Nelligan Law, et le professeur Anthony Daimsis.
Sena Lee et Jonathan Constable
Sena Lee (ici en photo avec John Constable du cabinet Nelligan Law) et Katherine Jang (absente) ont remporté le prix du meilleur mémoire de la CCLA (County of Carleton Law Association).

Nous tenons à féliciter l’ensemble des participantes et participants, et les personnes gagnantes, et nous remercions Nelligan Law, qui, depuis près de 20 ans, offre généreusement mentorat et parrainage. Le tribunal-école de Nelligan Law, qui occupe une place centrale dans le vaste programme d’apprentissage expérientiel de la Faculté de droit, sert encore aujourd’hui de tremplin pour la prochaine génération de juristes.