William Guay et Laura Julien
Le doctorant William Guay et la doctorante Laura Julien ont décroché une bourse du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour des projets qui examinent la responsabilité civile avec un regard inédit.

Ces financements témoignent de la vitalité de la recherche en responsabilité civile à la Section de droit civil. Les projets de William Guay et Laura Julien explorent deux angles encore peu défrichés : l'un à l'intersection du droit et du fait religieux, l'autre à la confluence du droit et de la santé reproductive.

Les bourses sont d’une valeur de 120 000 $, sur une période de trois ans (2026–2029).

Responsabilité civile et religion

Sous la supervision de la professeure Mariève Lacroix, William Guay s'intéresse à un terrain peu fréquenté par les juristes : les interactions entre la responsabilité civile et la religion. Ces interactions, souvent négligées, confrontent selon lui le droit de la responsabilité à son identité propre. Son projet aborde des enjeux théoriques et philosophiques fondamentaux, dont la constitutionnalisation du droit privé et les transformations des fonctions de la responsabilité civile.

« La bourse est un soulagement, évidemment, mais surtout un vote de confiance. C'est en quelque sorte la confirmation d'être dans la bonne chaise, et d'y être valorisé », souligne le doctorant.

Préjudices psychologiques et violences obstétricales

Laura Julien s'intéresse à la réparation des conséquences psychologiques en responsabilité civile québécoise. Sa thèse mobilise les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) comme étude de cas pour examiner l'effectivité du droit et évaluer l'impact thérapeutique du contact avec le système judiciaire. Doctorante à l’Université de Montréal (UdeM), Laura Julien est cosupervisée par Mariève Lacroix et Audrey Ferron-Parayre, professeure à l’UdeM. 

« Cette bourse me permettra de poursuivre mes recherches doctorales à temps plein, tout en continuant de m'impliquer bénévolement auprès de différents organismes », explique-t-elle. « Il s'agit également d'une reconnaissance importante du travail de recherche effectué et de l'engagement porté à ce projet de thèse. »