De la gestation en utérus artificiel à la dépouille humaine : la Chaire-miroir Ottawa–Liège sur le droit des corps tient son deuxième atelier

Atelier de la Chaire-miroir Ottawa–Liège
Comment le droit façonne-t-il notre rapport au corps ? Quelles limites peut-on imposer à son usage, à sa transformation, ou même à son devenir ?

Ces questions ont guidé les échanges du deuxième atelier de la Chaire-miroir Ottawa–Liège sur le droit des corps, co-dirigée par la professeure Mariève Lacroix de la Section de droit civil et le professeur Frédéric Bouhon de l’Université de Liège. L’événement s’est tenu le 16 octobre au Château de Colonster, à Liège.

Les échanges ont permis de mettre en dialogue des perspectives québécoises et belges à propos d’enjeux actuels portant sur les interactions entre le droit, les transformations corporelles et l’autonomie personnelle.

La journée était structurée autour de trois grands thèmes. Les discussions ont d’emblée porté sur les enjeux éthiques et juridiques qu’implique la gestation en utérus artificiel. 

Plusieurs chercheurs, dont le professeur André Bélanger de la Section de droit civil, ont ensuite présenté leurs recherches sur l’encadrement contractuel des pratiques artistiques impliquant le corps.

Enfin, l’auditoire a été invité à réfléchir sur le statut de la dépouille humaine et de ses composantes, notamment lors de la présentation de Cédrole Niangou, doctorant en droit à l’Université Laval en co-direction avec l’Université d’Ottawa.

Mariève Lacroix et Frédéric Bouhon
La professeure Mariève Lacroix et le professeur Frédéric Bouhon, qui codirigent la Chaire-miroir Ottawa–Liège.

Inaugurée en décembre 2024, la Chaire-miroir Ottawa–Liège est un espace d’analyse et de discussion sur la manière dont les lois encadrent le corps humain. Ses travaux portent sur trois axes : le corps contraint (par la maladie, le handicap ou la contrainte publique ou privée), le corps relationnel (le lien entre soi et autrui) et le corps mutant (ses transformations liées à l’âge, la mort, l’ablation ou l’intervention technologique).

Cette collaboration académique transatlantique se poursuivra notamment lors du prochain atelier en mai 2026, à Ottawa.

La professeure Mariève Lacroix a également profité de son passage en Belgique pour offrir, le 20 octobre, un cours portant sur la responsabilité civile et l’intelligence artificielle aux étudiantes et étudiants de Master 2 de l’Université libre de Bruxelles, à l’invitation de la professeure Françoise Auvray.