Sa thèse, La preuve en droit des systèmes d'intelligence artificielle, aborde une question fondamentale : comment garantir que les systèmes d'intelligence artificielle (IA) respectent les exigences de nos systèmes juridiques, alors que le droit formule souvent ses obligations en termes vagues et que les systèmes d'IA, eux, fonctionnent selon une logique quantitative précise ? Pour y répondre, Ronan Pons propose d'examiner le rôle que la preuve juridique joue au sein du droit des systèmes d'IA.
La thèse a été réalisée en cotutelle et dirigée conjointement par la professeure Céline Castets-Renard, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit international et comparé de l'intelligence artificielle et professeure titulaire à la Section de droit civil, et par Jessica Eynard, maîtresse de conférences à l'Université Toulouse 1 Capitole. Pour ses travaux, Ronan Pons a également reçu la Médaille du Barreau de Paris 2024, qui récompense la meilleure thèse de doctorat en droit rédigée en français à la Faculté de droit.
Titulaire d'une licence en droit privé et d'un master en droit du numérique de l'Université de Toulouse, Ronan Pons s'intéresse depuis le début de son parcours aux enjeux juridiques du numérique, notamment à la protection des individus contre la discrimination algorithmique.
Nous félicitons Ronan Pons pour cet accomplissement et nous réjouissons de voir ses travaux reconnus par la communauté académique.